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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 08:27

Par Jean Christophe Bataille

 

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A chaque fois qu'une baisse des marchés survient, les déflationnistes nous annoncent une grande vague baissière qui va toucher tous les actifs, porter le CAC à 800 points, le SP 500 à 400 points et l'immobilier à la moitié de sa valeur en France ! On connait la chanson. Nous avons pu, pendant qu'ils shortaient à tout va les indices et stockaient inutilement du cash ces deux dernières années, profiter d'une hausse du CAC à 4200 points.

 

Aujourd'hui, les mesures d'austérité décidées en Europe vont être récessives et non déflationnistes. Elles peuvent faire baisser les actions en direction de 2400 sur le CAC et 800 sur le SP 500 qui est, lui, encore très surévalué. Ces niveaux maximum de baisse sont ceux que je mentionne depuis plusieurs années en cas de crise monétaire majeure. Si l'issue de cette crise devait être défavorable, nous observerions, après une chute transitoire des marchés, comme lors de la crise argentine, une remontée des cours en monnaie courante avec perte de valeur en monnaie constante. Celle-ci serait beaucoup moins importante que la dévalorisation du cash que les déflationnistes veulent garder précieusement jusqu'à des niveaux incongrus car ce cash serait balayé par l'effondrement des monnaies :

 

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Concernant l'immobilier, la France et l'Allemagne sont des pays particuliers qui n'ont pas commis d'excès dans le passé et la valeur des biens s'est contentée de monter avec la baisse des taux. La surévaluation de l'immobilier français est également liée à la pénurie de logements. Celle-ci ne va pas s'arranger avec la disparition de la loi Scellier. En cas de crise majeure, après une baisse temporaire qui devrait rester limitée par les transferts de fonds de l'assurance vie vers les biens tangibles, l'immobilier devrait repartir à la hausse en valeur faciale comme les biens tangibles financiers.

 

Tout cela a finalement peu d'importance. Car notre stratégie d'investissement se moque de ces considérations occidentales. L'économie chinoise ralentit, ce qui était souhaitable pour limiter l'inflation autour de 5 % et freiner la spéculation immobilière dans l'empire du milieu. La croissance chinoise devrait perdre quelques points mais repartir de plus belle ensuite. La Chine développe son marché intérieur et les exportations ne représentent désormais que 14 % de son PIB. C'est dire si les émergents ont des réserves de croissance. Comme nous l'avions déjà annoncé en 2008, le découplage des émergents est une réalité indubitable. Les actions émergentes tournées vers la consommation intérieure repartiront inévitablement à la hausse.


L'énergie, après l'accalmie relative actuelle, va reflamber avec la reprise des émergents car la demande va rapidement à nouveau dépasser l'offre. En cas de crise majeure occidentale, cette hausse aggraverait certainement l'inflation.


Nous profiterons de la baisse actuelle des marchés pour renforcer notre poste actions autour 20 à 22 % du patrimoine sur les thèmes que nous venons d'évoquer en rajoutant des obligations émergentes et un panel d'actions allemandes à la casse.


Enfin, l'or va repartir de l'avant : la situation n'est en aucun cas déflationniste, elle est récessive et stagflationniste. C'est évident, les prix à la consommation ne sont pas à la baisse mais très largement à la hausse.

 

Bonne semaine !

Par Jean Christophe Bataille - Publié dans : Opinion - Communauté : actualités financières
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