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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 09:32

Par Jean Christophe Bataille

 

Analyse technique

 

Le CAC est toujours en évolution dans son range 3760- 3350 et il est fort possible qu'il le reste tant l'anticipation macro économique générale ne va plus dans le sens d'une reprise en V. J'ai déjà dit combien l'élliotisme me paraissait inefficace, avec ses décomptes faux une fois sur deux, refabriqués à la demande dès qu'ils s'avéraient erronés. J'ai déjà mentionné également les insuffisances des indicateurs de sentiment dès que nous sommes loin des situations extrèmes. Je réaffirme dans toutes les unités de temps ma confiance dans l'identification des overlaps, supports et résistances, zones de combats acharnés entre les bulls et les bears, champs de bataille des marchés qui lorsque le vainqueur l'a emporté crèe une impulsion qui traduit la débandade du vaincu et peut être mis à profit pour initier un trade ou un swing gagnant. Les ancipations de Futures restent donc fondées sur ce principe.

 

Le 9 juillet 2010 le graphe du CAC 40 en UT jours était le suivant :

 

CAC 9 juillet 2010

Le 22 aout 2010 le graphe du CAC 40 en UT jours était le suivant :

 

CAC-22082010JPG.JPG

 

Ce 12 septembre 2010 le graphe a évolué de la façon suivante :

 

CAC10092010.JPG

 

Le CAC a de grandes chances de rejoindre la résistance majeure à 3760-3780. En l'absence de statistiques très rassurantes sur l'économie US, il est probable que le CAC bute sur sa résistance majeure à 3760. Cette prévision est confortée par le fait qu'on observe une nette diminution des volumes de transaction sur l'indice en ce moment, traduisant un essouflement de la hausse. Un swing à la baisse pourra donc être initié avec des positions prises entre 3760 et 3790 (en accumulation pour ne pas rater un mouvement de retournement moins ample que prévu) et un stop à 3820.

 

En UT plus courtes, des trades shorts peuvent être tentés en CFD ou sur les futures autour de 3800 pour essayer de surfer avec beaucoup de levier sur une chute prolongée des cours. La meilleure technique serait probablement de shorter la CAC sur break out d'un Donchian 55 en UT 15. Une mauvaise statistique US pourrait également être l'occasion d'attraper à la volée un important mouvement de baisse.

 

Bien évidemment, de bon chiffres US sont toujours possibles car l'économie a ses caprices. Dans ce cas, toute tentative de short deviendrait risquée. Tous les traders qui suivent les indications de Futures doivent surveiller de très près le news flow.

 

Fondamentalement

 

Malgré les récentes statistiques plutot rassurantes concernant l'économie américaine, la possibilité d'un double dip US n'est toujours pas écartée. Et même si celui-ci ne se produit pas, l'activité américaine devrait rester très molle car le taux d'épargne de ses habitants est désormais à 6% du revenu disponible. L'incidence de ce taux d'épargne est majeure :

- Son augmentation au delà de 6 % est capable d'induire une rechute de l'activité américaine.

- Sa stagnation à 6 % maintiendrait une croissance molle.

- Sa réduction à moins de 6 % signifierait une franche reprise mais celle-ci parait bien improbable car le chomage, l'insolvabilité d'un certain nombre d'acteurs, le désendettement lui-même qui est en soi une forme d'épargne ne peuvent aujourd'hui conduire les américains à redevenir cigales. Par ailleurs, toute diminution du taux d'épargne signifierait une reprise de l'endettement et ferait le lit d'un nouvelle rechute économique.

 

Nous avons continué ces deux dernières semaines à accumuler pour le long terme des titres dans le secteur des matières premières :

 

- Uranium avec Cameco qui se valorise mais subit une petite dépréciation du dollar canadien.

- Un FCP dans le secteur de l'eau.

- Des parapétrolières pour ceux qui en avaient peu.

 

Toujours dans la même philosophie de placement : anticiper les futures pénuries.

 

Bon trade !

 

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 20:00

Par Jean Christophe Bataille.

 

CAC 40

 

Trading

 

Une fois de plus, Futures a prévu l'évolution du CAC avec un bon niveau de précision. Le 9 juillet nous disions dans la file trading de juillet aout si nous touchons 3760, le bon sens nous imposera de fortes prises de bénéfices ... Les position bears sont jouables actuellement mais très aléatoires tant que 3760 n'est pas atteint. Le niveau de 3760 a joué son rôle de résistance et s'est révélé excellent pour les swings bear malgré des indicateurs de sentiment neutres et incapables de prévoir le niveau du retournement.

 

Le 9 juillet le graphe du CAC 40 en UT jours était le suivant :

 

CAC 9 juillet 2010

Regardons l'évolution du CAC ce 22 aout 2010 sur le graphe du CAC 40 en UT jours et comparons le au précédent :

 

CAC-22082010JPG.JPG

 

 

Nous observons que le CAC est allé buter contre l'overlap à 3760 pour redescendre en direction de la borne inférieure de son range. L'indice inscrit désormais 6 contacts sur les bornes de ce rectangle de consolidation. Cette hésitation des marchés est la manifestation d'une seule interrogation : les pays occidentaux vont-ils subir une double récession ? Si la réponse est positive, le potentiel de baisse du CAC, si l'on s'en tient à la théorie analytique des rectangles de consolidation, est à 3350 -  (3760-3350) * 2 = 2570 points. Si au contraire les chiffres US invalident l'hypothèse d'une rechute économique et augurent une reprise forte de l'activité, le potentiel de hausse pour cette fin d'année est à 3760 + (3760-3350) * 2 = 4780 points.

 

Investissement

 

Le franchissement des overlap 3760 et 3350 est à surveiller de près car il pourrait nous permettre d'optimiser nos prises de position intermédiaires en investissement et de réaliser des swing longs à la baisse comme à la hausse avec de bonnes perspectives de réussite. J'évalue aujourd'hui la probabilité d'une double dip occidental avec franchissement par le bas des 3350 points à 40 %, celle d'une croissance molle soutenue par les émergents avec maintien du CAC dans le range actuel à 50 %, celle d'une reprise dynamique de la croissance occidentale avec sortie du range par le haut à 10 %. Le pire n'est jamais certain et le Baltic Dry Index effectue une remontée depuis une quinzaine de jours. Le prix du cuivre est également à la hausse traduisant la bonne santé des émergents. En revanche les chiffres américains de l'emploi deviennent préoccupants. Cette analyse nous conduit à ne rester pour l'instant que partiellement exposés aux actions. Notre allocation sur ce compartiment n'a pas pu augmenter significativement, les indices actions n'ayant pas suffisamment baissé ces derniers mois. Seules quelques prises de positions sur les émergents et les parapétrolières sont venues augmenter le pourcentage de nos actions le portant à peu près à 10,5 % d'un patrimoine supérieur à 1.5 millions d'euros.

 

Cross EUR USD.

 

Son évolution dépend bien sur des anticipations de croissance pour l'économie US. Mon idée est que si le double dip US se matérialise, la hausse de l'euro pourrait se poursuivre. Dans ce cas, l'objectif pour la paire est à 1,37 après avoir consolidé sur son overlap majeur à 1,26.

 

Gold

 

Il n'est plus possible pour un investisseur européen de parler du prix de l'or sans tenir compte de l'évolution de la paire EUR USD.


Dans le cas d'un scénario pessimiste, un dollar à 1,37 euro et un gold index à 1100 constituerait un excellent nouveau point d'entrée pour l'or pour ceux qui n'en détiennent pas. L'évolution du cours de l'or est toutefois difficile à anticiper actuellement car si la course au cash est sensée le faire baisser, l'aversion au risque a de plus en plus tendance à pousser les investisseurs à ne pas tout placer sur le marché obligataire devenu peu rentable et plus risqué et à garder une place de choix pour les métaux précieux. Inutile de dire combien nous restons haussier sur l'or à long terme chez Futures.

 

L'exposition à l'or est désormais de 18 % du patrimoine supérieur à 1,5 millions d'euros.

 

Crude Oil

 

Bien évidemment, un scénario pessismiste serait préjudiciable au pétrole, nous donnant l'occasion d'accumuler les parapétrolières françaises à un très bon prix.

 

Emergents

 

Nul doute que les émergents ne pourront pas se décorréler de l'occident sur le plan boursier. En cas de nouvelle crise, la récente montée des indices chinois avorterait pour nous redonner de nouvelles opportunités d'achat.


L'exposition aux devises émergentes est désormais de 7 % dans le patrimoine type supérieur à 1.5 millions d'euros.

 

Immobilier

 

Il n'est pas surprenant de voir que les prix remontent à Paris mais aussi dans certaines régions des USA. La pierre, malgré sa surévaluation au regard du revenu disponible des ménages, devient, comme l'or, une valeur refuge. Nombreux sont les épargnants qui ont soldé leur contrat d'assurance vie pour acheter de la pierre. Je ne suis pas certain de la pertinence de cette démarche au comptant car si la pierre peut partiellement compenser l'inflation à venir, elle finira par se dévaloriser en euros constants. En revanche, comme je l'ai déjà dit plusieurs fois, la pierre à crédit et à taux fixe garde toute ma faveur.

 

Indices des prix à la consommation

 

Ils devraient pour l'instant rester sages en occident. Il n'y aura pas non plus de déflation réelle car en cas de double dip, l'action des banques centrales serait immédiate et puissante pour maintenir la liquidité et les niveaux de prix.


L'inflation devrait rester élevée chez certains émergents comme l'Inde et la Russie.

 

 

Allocations d'actifs

 

Les répartitions patrimoniales pour septembre 2010 sont actuellement :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :



Or physique 10%
Mines d'or 7%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 12%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 4%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 3%
Energie matières premieres 4%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 48%



Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :


Or physique 10%
Mines d'or 7%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 8%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 4%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 3%
Energie matières premieres 4%
Actions défensives européennes 3%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 53%



Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros :

 

 

Or physique 11%
Mines d'or 9%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 27%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 4%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 4%
Energie matières premieres 5%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%
Immobilier

23%

 

Le portefeuille cible en cas de baisse significative des marchés doit se rapprocher de celui publié dans le Forecast de juin 2010.

 

Précision importante : le ratio immobilier représente, comme dans une déclaration ISF, la partie amortie du bien soit sa valeur vénale inscrite à l'actif otée du capital restant dû inscrit au passif. En cas de nouvelle acquisition, il correspond à l'apport en fond propre mais est amené à croitre avec l'évolution et l'amortissement du crédit.

 

Bon investissement et bon trade !

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 18:25

Par Jean Christophe Bataille, le 14 juillet 2010.



http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2009/07/14/photo_1247589775782-1-0_zoom.jpg



Une rapide analyse avant le 14 juillet.

 

Observons le graphe du CAC en UT days :

 

 

  CAC 9 juillet 2010



Trois éventualités :


- Le CAC bute sur 3580, overlap en UT days et rechute ensuite.

- Le CAC monte sur 3760 overlap en UT semaines pour rechuter ensuite.

- Le CAC monte sur 4080 overlap en UT semaines pour rechuter ensuite. Cette hypothèse est pour moi de loin  la moins probable.


Le trend reste à mon avis baissier. J'attire votre attention sur la chute du Baltic Dry Index qui touche maintenant 1902 après perdu la moitié de sa valeur en 2 mois et avoir touché 4700 en novembre 2009. Cette donnée traduit un véritable refroidissement de la dynamique économique mondiale, en particulier de la Chine. Le plan chinois de lutte contre la surchauffe économique commence à porter ses fruits, ne faisant pas courir le risque d'éclatement d'une bulle immobilière chinoise comme on le voit souvent écrit mais celui d'un ralentissement économique général potentialisé par les mesures européennes de rigueur et de lutte contre les déficits publics. Le potentiel inflationniste de la situation actuelle n'est en rien altéré à moyen terme, malgré cette poussée de déflation d'actifs attendue de longue date sur Futures. Les banques centrales vont réagir à celle-ci par une poltique toujours plus accommodante et encore plus d'impression de monnaie. Il est conseillé de conserver à l'identique les positions aurifères.


Si nous touchons 3760, le bon sens nous imposera de fortes prises de bénéfices.


Dans tous les cas, on reste encore peu investi en actions. 2970 est un objectif probable pour le CAC avant la fin de l'année. 2400 reste notre objectif de baisse maximal. Plus précisément, le range en rectangle de consolidation qui se dessine en UT days depuis début mai nous donne un potentiel de baisse en cas de sortie par le bas à 2570. Nul doute que cette évolution, si elle se produit, ne se fera pas en ligne droite.

 

Les position bears sont jouables actuellement mais très aléatoires tant que 3760 n'est pas atteint. A confronter avec les indicateurs de sentiment sur ce dernier niveau.


Bon trade !

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 09:03

Par Jean Christophe Bataille


On dit souvent que les cours ont de la mémoire. Le graphe suivant permet d'identifier les niveaux du CAC 40 ou les bears et les bulls se sont affrontés très durement et pendant longtemps. L'unité de temps est la semaine et la plage couverte est la période 2007-2010.



CAC-1-juillet-2010.JPG



Quatre zones de confrontation majeure peuvent être mises en évidence dans cette UT. Ce sont plutôt des plages que des lignes. On peut les visualiser dans les UT plus courtes. Elles ont toutes abouti à un changement de tendance en UT week. Nous aurions pu ajouter 3600 qui a joué un grand rôle en 2009-2010 mais ce niveau n'a pas d'écho dans les périodes antérieures. Je les appelle des overlaps majeurs :


4100-4080

3400-3350

3020-2970

2500-2400


En fonction des périodes, ces overlaps ont été alternativement conquis par les bear ou par les bulls. Il ne faut pas se tromper : ces évolutions graphiques ne sont pas des constructions influencées par le sentiment des foules. Les indicateurs de sentiment ne font qu'exprimer un trop plein d'optimisme ou de pessimisme qui lui même matérialise un excès à l'achat ou la vente. Le franchissement durable d'un overlap est lui directement lié au news flow et à la situation réelle du sous-jacent (le CAC 40 en l'occurence). Le pessimisme ou l'optimisme ont des limites très élastiques. Cela explique que les bears ou les bulls puissent gagner une bataille alors que les indicateurs de sentiment anticipent l'opposé. On a pu constater ce phénomème durant la hausse de 2009 et on il apparait encore aujourd'hui dans la baisse de 2010. Le sentiment des foules ne fait que rythmer les mouvements, il ne les guide pas.


La question posée aujourd'hui est de savoir si l'évaluation des perspectives économiques et monétaires va pousser l'ensemble des investisseurs à agir de façon à ce que le CAC franchisse l'overlap 3400-3350 à la baisse pour se diriger vers le prochain champ de bataille 3020-2970.


Je me garderai bien de répondre à cette question pour l'instant mais, pour faire référence à un article sur les impulsions que j'ai écrit cette année en formation trading, je dirais que s'il le fait, il sera possible de profiter d'une forte impulsion à la baisse. En revanche, si ce niveau résiste, il faudra en tirer les conséquences et investir pour un nouveau mouvement à la hausse. Cela m'amène à dire une chose qui peut paraitre évidente mais qu'il est bon de répéter : si nous disposons d'une batterie d'indicateurs pour analyser l'évolution d'un sous jacent, le cours de ce sous-jacent est lui même l'indicateur unique de ce qu'anticipent les gens dans le réel. Et la victoire des optimismes ou des pessimistes sur un niveau de cours très âprement disputé dans la mémoire collective est très lourde de sens. C'est ce qui fait que les overlaps ont une valeur immense, en particulier en UT week pour déterminer la tendance longue.


Bon trade !

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 23:52

Par Jean Christophe Bataille.

 

 

Observons le CAC 40 en UT days :


CAC10062010-UT-Days.JPG


Après avoir atteint un pic de pessimisme avant hier, le CAC comme le SP 500 ont inscrit hier un Key Reversal Up, signe de renversement de tendance à court terme. La Russie est venue au secours de l'euro et on reparle de la solidité de la croissance mondiale. Le test des 3375 s'est traduit par un rebond conséquent en direction des 3450 points. Cette résistance sera-telle franchie demain ? Ce n'est pas sur car la configuration en triangle descendant limite le potentiel de hausse. Même si les indices réalisent un petit rally, je reste baissier pour le mois à venir avec toujours le meme potentiel pour l'année en cours de 2970 points. Ce niveau constituerait pour moi une zone d'accumulation forte pour les actions. En cas de franchissement à la baisse, la zone de 2400 serait à portée mais signifierait une crise bancaire majeure qui n'est pas pour l'instant des plus probables. On peut toutefois s'inquiéter de la montée récente du Ted Spread et du Libor. Ce mouvement sur les taux interbancaires n'est qu'embryonnaire et rien n'affirme pour l'instant qu'une nouvelle crise systémique puisse voir le jour.


Comme nous l'avons programmé depuis le début de ce blog, nous avons entamé notre politique d'accumulation des parapétrolières entre CAC 3600 et CAC 3400. Elle devrait s'accentuer avec la baisse des marchés. Nous commencerons à nous interesser à l'uranium, sujet d'un prochain article.


L'or devrait consolider après sa flambée de ces dernières semaines et l'euro pourrait se raffermir un peu. Une nouvelle occasion d'achat pour les plus démunis (en métal jaune) ! Mais il est désormais cher payé en euros.


Mes trades se sont concentrés ces derniers temps sur les indices actions en particulier le CAC, le Dax et le SP500, la paire euro dollar étant entrée dans une phase de latéralisation peu propice au suivi de tendance. La Chine et la Russie sont venus soutenir l'euro contre les shorts. Il semble que la paire ait atteint un niveau de cours stable, en tout cas pour l'instant.


Bon trades !

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 01:48

Par jean Christophe Bataille


Une mise au point rapide pour mettre en évidence la zone de résistance située entre 3775 et 3840. Observons le CAC 40 en UT days :


CAC-11052010.JPG



Après l'euphorie de ces derniers jours, les investisseurs vont probalement modérer leur ardeur et attendre le résultat de leurs importantes prises de position à la hausse. Si ce résultat tardait à se matérialiser, le CAC subirait naturellement des dégagements conséquents, ce qui occasionnerait une certaine déception.


Traduit en langage technique, cela signifie que si la zone de résistance située entre 3775 et 3840 n'est pas franchie, le CAC 40 risque de rejoindre la paire EUR USD en direction du sud vers des niveaux touchés très récemment autour de 3550 points.


Le double top que nous avons connu ces 6 derniers mois n'est pas, il faut le rappeler, un figure haussière.


En cas de franchissement occasionné par je ne sais quelle nouvelle perspective de croissance et de prospérité mis en avant par les médias financiers, je ne crois pas que le CAC puisse dépasser son précédent record à la hausse. Ce qui positionnerait son cours dans un range 3550 - 4080 dont la seule tentative de sortie jusqu'à présent s'est faite vers le bas autour de 3230 points lorsque les ordinateurs de trading de Wall Street se sont soit disant déréglés ...

 

Or si le CAC sortait véritablement par le bas de son rectangle de consolidation, le potentiel de baisse serait de deux fois le range. Soit un objectif pour le CAC de 2490 points, soit le plus bas de 2009 !


C'est plutot inquiétant. Mais heureusement, nous n'en sommes pas là, et le pire n'est jamais certain ...


Bons trades !

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 06:48

Par Jean Christophe Bataille


En l'absence de Daniela, j'ai rédigé moi-même le file trading du mois de mai.


Le CAC 40


Une fois de plus, le flash de Futures a prévu avec le bon timing la chute des marchés actions. La question posée est maintenant de savoir jusqu'où peut aller cette correction. Regardons le graphique du CAC en UT days :


  CAC-23-04-2010.JPG


On constate que les volumes ont augmenté avec la baisse de l'indice et que l'on a atteint le support à 3910. Il conviendra donc de shorter sur impulsion si ce support est nettement franchi dans les prochains jours. Le même principe doit s'appliquer pour les supports à 3790, 3690 et 3550.


L'hypothèse la plus probable selon moi est que le CAC ira toucher et voire franchir sa EMA 150 en UT days (ligne en tirets marrons) comme il l'a déjà fait lors de sa précédente et importante consolidation. Arrivé à ce point nous reconsidérerons la situation.


La paire EUR / USD


Observons le graphique : EUR / USD depuis début 2008 en UT weeks :


EUR-USD-22-04-2010.JPG


Depuis que la situation de la dette souveraine grecque est connue, le cross EUR / USD ne fait que baisser. Bien évidemment la volatilité est importante et il est impossible de swinguer avec levier en partant de n'importe où, les reprises techniques étant très nombreuses. Mais sur le fond, je pense que la paire à un potentiel de baisse à 1.2500, voire plus bas. Les taux long grecs s'envolent, les taux portugais et irlandais sont en train de suivre. A quand l'Espagne ? Les attaques sur l'Euro vont se poursuivre.


Le pétrole


Le pétrole est en tendance haussière. Le graphe en UT weeks sur les trois dernières années se passe de commentaire :


WTI-weekly-22-04-2010.JPG

 

Tout au plus observe-t-on un léger affaiblissement de la tendance qui pourrait ramener le WTI à 77 $. Cette tendance pourrait être remise en cause si on observait un ralentissement économique chez les émergents ou,  plus marginalement, un relèvement des taux courts américains. Pour l'instant, ce n'est pas le cas.


Bons trades à tous pour le mois de mai !


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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 07:37

File trading mars

 

Par Daniela


Bonsoir à tous,


La baisse de janvier-février est désormais terminée, le rebond de l'indice a bien eu lieu dans la zone 3560-3600 définie comme support en file trading février. Par contre, la zone de retournement que j'anticipais vers CAC3860-3880, soit la limite de l'ancien range, a été franchie en force lors de la séance de vendredi.

Est-ce à dire que la hausse triomphe et la baisse est à oublier? Selon moi, non.

 

Situations des indices à la clôture du 5 mars

 

Concentrons-nous sur le S&P500, l'indice directeur américain beaucoup plus représentatif à mon sens que le Dow ou le Nasdaq.

La valeur de 1115 correspondant à l'ancienne limite haute du range étroit de novembre-décembre a eu un effet psychologique sur les opérateurs, mais ce niveau a servi d'inversion de polarité. Il a agiten tant que support à court-terme. On peut noter également au passage la pertinence une fois encore des figures de marteaux en chandeliers journaliers (mèches acheteuses). En première approche le double sommet n'est pas loin. Evoquer un double sommet revient explicitement à avoir une anticipation baissière, or lorsqu'une séquence de baisse est corrigée à plus des deux tiers l'expérience et la prudence militent généralement pour une invalidation de la baisse.

Mais pas cette fois-ci selon moi. Pourquoi?

 

mars2010 SP500

 

Je propose cette lecture graphique, lecture basée sur une simple comparaison quantitative : observons les trois bougies baissières de la famille A. En faisant abstraction de la séquence de latéralisation isolée en jaune, on obtient le résultat suivant : la bougie baissière la plus basse a été annulée par 6 bougies haussières. Les deux premières bougies baissières consécutives ont été annulés par une séquence de 13 bougies. En somme pour compenser trois jours de baisse cumulée, l'indice S&P500 a nécessité 19 jours de hausse. Même en soustrayant les bougies de la séquence de latéralisation de fin février (8 bougies), on obtient 3 jours de baisse équivalents à 11 jours de hausse.

Doit-on acheter à moyen-terme un marché boursier dont la vélocité à la baisse est au minimum quatre fois plus importante qu'à la hausse?
Doit-on se positionner haussier sur un marché qui réagit par des bougies de type A à des nouvelles somme toute prévisibles – même si l'échéance, elle, est imprévisible : discours sur la régulation bancaire d'Obama, difficultés de financement d'un état comme la Grèce ?

Je laisse aux lecteurs le soin de réfléchir pour eux-mêmes à ces questions.

Pour moi, la réponse est clairement non et je reste « off » à l'achat.

 

Indice CAC40

Notre indice national a comme toujours suivi, avec une modulation personnelle, le rythme imposé par les indices des Etats-Unis. En février le CAC40 et les autres indices composites européens (hormis le FTSE dopé par la faiblesse extrême de la livre sterling) ont montré une faiblesse relative, pénalisés par l'épisode de la Grèce. Depuis lors un certain rattrapage a eu lieu au point que certains indices isolé ont dépassé leurs points hauts. Mais pas sur le CAC40.

mars2010 CAC moyen-terme

mars2010 CAC court-terme

Un achat sur ces niveaux de prix me semble contenir un risque beaucoup trop élevé. S'il est vrai que la zone de prix 3860-3880 a été clairement franchie à la hausse, un dépassement du dernier point haut ne correspond pas au scénario privilégié. J'anticipe au contraire une baisse imminente de l'indice CAC40. Il s'agit d'un avis directionnel clair qui ne présage pas du fait que je puisse me tromper.


Indice Nikkei 225

mars2010 Nikkei

Situation assez floue sur le Nikkei. Je n'ai pas d'avis sur l'évolution du Nikkei.

Il est intéressant de noter la corrélation entre le renforcement du yen (débouclage des opérations de carry trade, valeur refuge plus sécurisante que le dollar) et les séquences de baisse du Nikkei. Une comparaison qualitative identique avec le S&P500 serait très utile afin de déceler si l'un ou l'autre est en légère avance.



Pondérations sectorielles du CAC40 au vendredi 5 mars 2010 – approche moyen-terme

 

Les pondérations ont peu changé depuis un mois.


Poids cumulé du secteur financier : 17,5%

L'épisode grec a prouvé que les valeurs bancaires pouvaient s'effondrer assez rapidement dès que ce type de problématique refait surface. C'est un facteur de plus à méditer pour ceux qui ont un biais haussier.


Poids cumulé du secteur énergétique : 19,6% (Total pour les 2/3).

Le secteur énergétique a légèrement baissé en pondération du CAC40 mais représente toujours environ 20% de l'indice.


Considérant par ailleurs des valeurs très solides telles que France Telecom, Sanofi Aventis... le rappel de ces pondérations sert à préciser que nous n'envisageons pas à long-terme de baisse du CAC40 sur des niveaux extrêmes, c'est à dire sous 2400 points.


Approche comparative des valeurs du CAC40

 

La sélection de deux valeurs de la cote sera l'occasion à nouveau d'illustrer le principe de force relative. Dans le cadre d'un positionnement swing issu d'une incertitude (incertitude quand à l'éviolution de l'indice), certains arbitrages se révèlent gagnants quelque soit l'évolution de l'indice CAC40.

mars2010 société générale

 

mars 2010 Vallourec

S'il est vrai que les valeurs bancaires, dont Société Générale, ont beaucoup progressé en mars-avril 2009, la comparaison depuis lors avec les parapétrolières est accablante.

 

 

Anticipations des analystes de Comerzbank

 

Comme à notre habitude, nous allons questionner nos amis analystes de Commerzbank qui nous dévoilent gentiment leurs anticipations à travers des prix pratiqués sur leurs warrants corridor. Etudions les prix pratiqués à la clôture de vendredi soir.

 

J'attire encore une fois l'attention des lecteurs sur l'aspect « décryptage » qui découle de la nature de ces produits : la banque émet et vend des dérivés dont le principe très simple est le suivant :

  • le client gagne 10€ si aucune des deux bornes indiquées n'est touchée avant l'échéance.

  • Le client perd tout dans le cas contraire (mais il peut revendre avant l'échéance).

On comprend naturellement qu'il est dans l'intérêt de Commerzbank de faire en sorte que l'espérance de gain de ses produits soit négative pour le client. De cette évidence, on peut en soustraire les anticipations probabilistes des analystes de Commerzbank.

mars 2010 stability

 

Qu'observe-t-on de manière particulièrement flagrante à la clôture de vendredi soir?

 

Le prix pratiqué sur l'intégralité des dérivés corridor est très cher, ce qui signifie que tous ces dérivés ont une forte probabilité de finir gagnants selon les anticipations ou l'algorithme de Commerzbank au vendredi soir 5 mars.

J'attire surtout l'attention de nos amis lecteurs sur le dérivé 4093z ! Ce dérivé est vendu 9,81€ pour un strike pourtant très proche à CAC4000. Que dire également des dérivés à échéance du 14 avril de strikes CAC4100, 4200, 4300 indistinctement vendus très chers tous les trois? Cela devrait pour le moins inciter certains enthousiastes adeptes d'une hausse vers 4300+ à réfléchir.

Attention, il s'agit des anticipations de Commerzbank. Nos amis de Commerzbank peuvent aussi se tromper mais il est toujours utile de savoir ce qu'ils pensent, ou du moins ce que leurs algorithmes de calcul tiennent pour probable.

Ce qui est patent, c'est que les insiders de Comerzbank sont tout sauf haussiers.

 

Aparté

 

Nos amis lecteurs qui lisent les commentaires des différentes files savent que je me montre sévère envers la majorité des analystes dont les analyses sont généralement creuses et vides de sens (aucune direction, aucune échéance, aucune clarté, ambivalence totale). A titre d'exemple, voici simplement quelques phrases tirées d'analyses d'un site faisant référence. Je ne résiste pas, eu égard à mon esprit scientifique , à transcrire ces deux citations en langage formel, en prenant comme analogie un avion :


Bourse--tranger-avion.jpg

« une clôture du mois de mars en forte hausse donnerait le top d'une poursuite haussière »

Transcription en langage formel : si notre avion gagne 5000 pieds d'altitude alors il gagne de l'altitude.


« en cas d’impossibilité à se maintenir au-dessus de la zone 3850-3880, il ne faudra pas non plus s’obstiner dans le scénario haussier »

Transcription en langage formel : si notre avion malgré une poussée pleins gaz ne peut pas monter en altitude alors il ne peut pas monter en altitude.



La transcription en langage formel de la majorité des phrases d'analystes nous renvoie généralement de nombreuses perles dont il ne faut pas négliger le fort potentiel comique. Une fois formalisées, les propositions langagières des analystes sont souvent désopilantes : si A=1 alors A=1; si B=2 alors B=2.

Si A peut prendre deux valeurs 1 ou -1, si A est différent de 1 alors je vous prédis que A = -1.

Grâce à ce type d'analystes, la science progresse et l'intervenant en quête d'avis clair est rassuré.


En conclusion de cet aparté, je tiens à rappeler qu'un analyste qui ne trade pas ses analyses n'a aucune crédibilité. Il me semble difficilement concevable de prétendre être analyste sans être trader.

 

Anticipation personnelle

 

Synthèse de mon anticipation personnelle court-terme : reprise de la baisse en direction de 3550 minimum, puis 3400 à moyen-terme, avant la fin du printemps. On peut initier des positions à la baisse en respectant les consignes suivantes :

  • un dépassement des plus hauts sur le CAC40 me surprendrait beaucoup et serait à l'encontre de mon anticipation, mais improbable ne signifie pas impossible. Un tel dépassement invalide la baisse à échéance mensuelle.

  • Niveaux de stop loss préservant le capital – risque de 1% sur le portefeuille quelque soit la position engagée. Rappelons qu'il existe deux manières d'agir en bourse : gagner lentement ou perdre rapidement.


Recommandations

 

Long-terme / investisseurs : échéance de 6mois à un an.

Non, ce n'est pas le moment d'acheter des actions. Nous recommandons encore et toujours de faire preuve de patience. Nous recommandons également de vendre la plupart des valeurs, donc de se débarrasser des actions, sauf dans les cas suivants :

  • valeurs énergétiques acquises à bon prix (entre octobre 2008 et avril 2009)

  • valeurs de rendement pur acquises depuis longtemps ou à bon prix (France Telecom, Vivendi, Pages Jaunes). Puisque la saison des dividendes approche, si de telles valeurs ont été acquises à bon prix, autant les conserver. NB : conserver ne signifie pas acheter.

Moyen-terme

On peut se positionner à la baisse en respectant un money management adéquat, en guettant un point haut qui pourrait survenir dès cette semaine.


Court-terme

On peut se positionner à la baisse en respectant un money management rigoureux et en préférant une entrée motivée par une baisse de l'indice en séance . Stop loss de rigueur comme toujours.


Tous horizons de temps

Si malgré tout certains de nos lecteurs souhaitent initier des positions à l'achat, je leur recommande le placement le plus simple et le plus sûr à long-terme comme nous l'évoquons couramment : le pétrole et les valeurs associées.

 

Daniela

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 15:51
Par Daniela

 


Bonjour à tous,

Nous venons d'assister en cette fin de mois de janvier à une forte baisse généralisée des indices. S'il est probable que cette baisse importante couvait depuis longtemps – ce qui était d'ailleurs notre anticipation, cf files trading précédentes, le déclencheur en a été le discours musclé de Barack Obama et ses avertissements à l'encontre des banques.

Cette baisse générale des indices me rassure donc sur deux points :

- les indices ont réintégré leur ancien range dont la rupture (temporaire) par le haut m'avait surprise.

- tout nouveau cycle de baisse moyen-terme est un soulagement du point de vue de l'investissement à bon compte sur les valeurs énergétiques et minières.

 

Situations des indices à la clôture du 29 janvier


Février2010 SP500

 

Les indices américains, ici le S&P500, ont décidé, pardonnez-moi l'expression, de tout casser sur leur passage. Les deux bougies pointées en 1 font peur et tranchent très nettement avec le calme des séances depuis deux mois. L'hésitation sur la bordure du canal haussier de moyen-terme et à l'intérieur du range de décembre aura été de courte durée, cf ellipse. Jeudi et vendredi, la rupture de ces supports est consommée. L'achat spéculatif sur ces niveaux fut perdant mais avait du sens. Leur cassure signifie qu'un petit surplus de baisse est encore envisageable, mais ce surplus est risqué comme en témoigne la répartition put/call des dérivés BNP illustrée plus loin.
 


Février2010 SP500 Ninja

 


La vigueur de la séquence de baisse apparaît pleinement sur cette vue court-terme du future ES en unité de temps 30 minutes. Les impulsions baissières sont brutales, la dernière en date ayant eu lieu ce vendredi après la clôture du CAC cash (future FCE à 3691 soit 48 points sous le CAC cash. L'ES clôture à 1068. Gap baissier important en perspective demain matin sur le CAC cash.


 

Février2010 CAC


Comme toujours l'indice CAC40 aura calqué ses variations sur le S&P500. Néanmoins la situation paraît plus lisible sur notre indice national. La pertinence du support CAC3600 indiqué par Jean-Christophe est patente. Ceci permet de rappeler l'excellent swing baissier indiqué sur le site Futures par Jean-Christophe, position qui s'est révélée très rentable jusqu'à présent.

A court-terme on peut raisonnablement penser que l'ancienne borne basse du range formera un support majeur. Le niveau 3560 est également un niveau de prix signalé depuis novembre et que je surveillerai attentivement.

 

En tout état de cause, une position acheteuse à l'approche de CAC3600-3620 pour viser l'ancienne borne haute du range vers 3880 est justifiée. Il ne s'agit pas d'affirmer que cette position soit fortement probable mais d'admettre que risquer 30 à 40 points pour en gagner 200 est une position parfaitement jouable.

 


 

Février 2010 Nikkei



Situation floue sur le Nikkei. Un support majeur existe vers 9100 points. Non pas que ce niveau de prix soit plus important qu'un autre, mais son évidence graphique lui fera attribuer de l'importance par les opérateurs, c'est le point dont il faut tenir compte.


Une séquence de baisse générale des indices est en cours. Cette correction a une amplitude supérieure à toutes les corrections précédentes hormis celle de mi-juin mi-juillet. La baisse actuelle de 400 points sur le FCE est un signe fort d'une reprise possible du marché baissier à échéance de moyen-terme. Cependant, nous invitons encore une fois nos lecteurs à ne pas espérer de cible finale trop basse pour les indices boursiers.

 


Pondération majeures du CAC40 au vendredi 29 janvier 2010 – approche moyen-terme

Il est utile en effet de rappeler la composition du CAC40 afin de comprendre que dans le cadre d'une reprise du marché baissier, les objectifs finaux resteront à notre avis au voisinage des plus bas des mars 2009.

Nous recommandons encore aux investisseurs de patienter pour les achats stratégiques, mais de ne surtout pas attendre un CAC à 1500 points qui ne se produira pas à notre avis.


Pondération du CAC au vendredi 29 janvier :

Total : 12,97%

Sanofi Aventis : 8,26%

BNP : 7,66%

GDF Suez : 5,08%

France Telecom : 4,54%

Société Générale : 3,92%


Poids cumulé du secteur financier : 17,6% (dont 44% pour BNP seule)

Le secteur financier a un potentiel de baisse considérable.


Poids cumulé du secteur énergétique : 20,4% (Total pour les 2/3).

Le secteur énergétique baissera peu. Ni le cours de Total, ni celui de GDF Suez, ni celui d'EdF, ne seront divisés par deux. Ne rêvons pas. Soyons réalistes.


Poids de l'imperturbable France Telecom : 4,54% (poids destiné à croître puisque le titre est stable).

Comme de coutume France Telecom évoluera peu.

 

Anticipations des analystes de Comerzbank

 

Que pensent nos amis analystes de Commerzbank? Ils ont la bienveillante habitude de nous livrer gratuitement leur sentiment à travers les prix pratiqués sur leurs warrants corridor. Observons ceux-ci à la clôture de vendredi soir.
 

février2010 trading stability


Les analystes de Commerzbank tiennent pour très hautement improbable une baisse du CAC40 jusqu'à 3300 d'ici le mercredi 17 février (13 jours de bourse). Ils pensent également qu'une baisse vers 3500 à cette échéance est certes peu probable... mais pas impossible.

Les deux produits cerclés en bleu sont intéressants. Les analystes de Commerzbank estiment que les deux événements suivants sont équiprobables : CAC3600 avant le 17 février et CAC3500 avant le 17 mars.

Enfin, le produit cerclé de rouge a toutes les caractéristiques d'un appeau destiné à attirer le gibier boursicoteur. Nos analystes de Commerzbank penchent nettement pour une assez forte probabilité d'atteindre CAC3600 avant le 17 mars.

En bref, selon les prix pratiqués, on peut déceler le biais baissier des analystes de Commerzbank sur indices, sans toutefois que ceux-ci accordent crédit pour le moment à l'hypothèse d'un effondrement brutal de ceux-ci, cf prix du dernier warrant 3592z encore équilibré.

 


Répartition put/call de la BNP

La répartition entre produits put/call émis par la BNP, donc détenus par les opérateurs, témoigne déjà d'un fort déséquilibre en faveur des produits dérivés baissiers. Attention à tenir compte de ce déséquilibre, la majorité ayant rarement tendance à gagner en bourse.

 

Février2010 répartition callput BNP


Ce type de déséquilibre, s'il est exacerbé, peut conduire à un short squeeze.

S'il est vrai que la baisse des indices recèle encore un potentiel supplémentaire très court-terme en analyse technique et graphique, attention toutefois à ne pas trop en vouloir. La probabilité d'un short squeeze est à prendre en compte, événement qui permettrait de faire le ménage dans la répartition des produits dérivés baissiers.

 

Aparté

Je souhaiterais pour cette file trading de février faire un aparté sur la bonne approche du trading selon mon avis personnel.

Les deux approches qu'il me semble préférable de privilégier sont les suivantes :

1/ Une approche mathématique, c'est à dire probabiliste : on doit associer à chaque transaction une probabilité estimée de réussite. Cela revient à assumer que le marché n'est pas rationnalisable et que les événements considérés comme improbables peuvent quand même survenir. Improbable ne signifie jamais impossible.

2/ Une approche comportementale. Dans la mesure où ce sont les actions des opérateurs – et ces actions seules- qui génèrent les variations de l'ensemble des marchés, une excellente méthode consiste à essayer de comprendre non pas ce que l'on pense isolément d'une situation, mais essayer de comprendre et déceler ce que la majorité des autres en penseront – et quelles actions ils mettrons en oeuvre.

 


Les marchés financiers ne sont pas une discipline scientifique. J'invite donc les lecteurs à se méfier des techniques qui reposent sur le postulat selon lequel le marché recèle un sens caché et prévisible, et que la clef de la réussite consisterait à décrypter ce sens caché. Les fluctuations des marchés représentent à chaque instant la somme de toutes les actions des opérateurs, opérateurs ayant des moyens différents, des horizons différents, des biais différents, des techniques différentes. Le comportement humain n'est ni rationnel, ni déterministe. Les techniques basées sur ce postulat n'ont aucune valeur intrinsèque.

 

 

Synthèse de mon anticipation personnelle court-terme : léger surplus de baisse en direction de 3600/3620 suivi d'une consolidation haussière. En cas de remontée partielle des indices, on peut initier des positions à la baisse en respectant les consignes suivantes :
  • dès l'instant où les indices effacent 50% de l'amplitude de baisse réalisée, la prudence consiste à considérer que la baisse est invalidée.

  • Niveaux de stop loss préservant le capital – risque maximal de 1% sur le portefeuille.

 

Recommandations

Long-terme / investisseurs : échéance de 6mois à un an.

Ce n'est toujours pas le moment d'acheter des actions. Il faut faire preuve de patience. Nous pensons que de meilleurs points d'achats seront atteints, plus tard. Il est déjà temps de s'intéresser au obligations indexées sur l'inflation, décrites par les articles de Yves.

Moyen-terme

On peut se positionner à la baisse en respectant un money management adéquat, dans le cadre d'une consolidation haussière en direction de la borne supérieure de l'ancien range.

Court-terme

On peut se positionner à la hausse vers CAC3600-3620 en respectant les conditions énoncées auparavant. Stop loss de rigueur comme toujours.

 

 

Daniela

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 06:35
Par Daniela


Bonjour à tous, bonne année


Cette première file trading de l'année 2010 entérine le franchissement des 4000 points par le CAC40. Ce franchissement était-il prévisible? Peut-être. Ce franchissement correspondait-il au scénario que j'envisageais? Honnêtement, non.

Comme les lecteurs du site Futures le savent, nous sommes partisans d'une communication claire et sincère. Je reconnais donc que mon anticipation personnelle penchait en faveur d'une sortie par le bas du range.

Nous continuons cependant de penser comme expliqué début novembre 2009 que l'indice CAC40 ne parviendra pas à dépasser +/-4300.

 


Situations des indices au 11 janvier : CAC40, S&P500, DAX


 

janviertrading1 CAC40


janviertrading1 DAX


janviertrading1 SP500


Ces trois indices ont tous validé la cassure par le haut des range de congestion au sein desquels ils évoluaient.


Le sentiment général devient excessivement haussier sur pratiquement tous les supports. Les indicateurs de sentiment entrent comme mentionné par Jean-Christophe dans une zone d'optimisme équivalente à octobre 2007. Pour autant, nous pensons que l'on ne prend pas position à la baisse sur un sous-jacent au seul prétexte qu'il soit trop cher. De tels comportements, sans discipline ni objectif, ont conduit à la ruine des opérateurs baissiers depuis les plus bas de mars. En l'absence de tout signal clair, la situation incertaine pousse à éviter des prises de positions baissières sur indices tant que le départ d'un mouvement baissier, n'est pas confirmé.

 

Total et France Telecom

 

L'étude rapide conjointe de deux poids lourds de la cote est instructive.


Total, c'est fini


janviertrading1 Total


Cette maxime s'applique avant tout à une configuration personnelle de swing qui s'est avérée extrêmement rentable depuis l'automne 2008. L'action Total, représentant 13,2% du CAC40, s'est définitivement extraite du long corridor latéral qui prévalait depuis septembre 2008. La forte hausse de Total entraîne en partie la hausse de l'indice.

Ce graphique et l'évocation d'une configuration basée sur son caractère prévisible presque jubilatoire (cf oscillations visibles sur le graphique ci-dessus) amène au point de méthode suivant : il ne faut jamais, jamais s'acharner à poursuivre une méthode qui ne fonctionne plus. La configuration journalière sur Total est clairement terminée malgré 90% de réussite et des gains considérables. Il est donc indispensable de l'abandonner.

Incidemment, on peut rappeler que la méthode de swing baissier systématique sur indices, très rentable de 2008 jusqu'à mars 2009, ne fonctionne plus depuis 10 mois et a conduit une part de ses partisans à la ruine.

Une méthode ou une configuration qui ne fonctionne plus est une méthode qu'il faut impérativement abandonner.

 

 

France Telecom la mal aimée


janviertrading1 France Telecom

Quelles sont les raisons de la désaffection générale envers France Telecom? On lit souvent de nombreuses informations et avis qui tendent à faire de France Telecom une entreprise « ringarde » qu'il faudrait éviter pour de multiples raisons.

Pourtant, la situation fondamentale de France Telecom est très solide au point qu'à l'heure actuelle, France Telecom soit la seule entreprise du CAC40 sur laquelle je me porterais éventuellement acheteuse. Si France Telecom progresse peu en phase d'expansion des marchés, sa résilience aux périodes de baisse est impressionnante.

Si certains lecteurs sont persuadés d'une rémission de l'économie et d'une poursuite de la hausse, le titre France Telecom est selon mon analyse le meilleur placement en terme de risque/bénéfice . La plus-value  potentielle sur titre est certes plus limitée que sur d'autres titres, le risque est par contre beaucoup plus faible, et le rendement particulièrement intéressant : 8%/an au cours actuel de l'action France Telecom.

Cet exemple de France Telecom montre que dans une optique d'investissement, il est parfois possible que certaines entreprises présentent des valorisations intéressantes, indépendamment de la configuration générale de l'incide CAC40. C'est surtout vrai pour les entreprises de L'Eurolist C. Dans ce cas, il est toujours impératif de se positionner sur une valeur pour ce qu'elle est - c'est à dire son aspect fondamental - et non pas pour son aspect graphique.

 


Nikkei


 

janviertrading1 Nikkei



Le Nikkei a réalisé un impressionnant rush haussier de près de 20%.

La structure baissière de dôme n'a pas été respectée.

Doit-on se positionner à la hausse sur cet indice? Selon une optique trading court-terme, ne tradant pas cet indice je n'ai donc pas de recommandation à cet usage. Selon une optique d'investissement long terme, le Japon est à éviter hormis les secteurs de l'électronique et de la robotique. Le Japon est à mon sens en déclin économique depuis vingt ans et ce déclin est inéluctable : endettement colossal, situation démographique très préoccupante, absence totale de ressources naturelles (énergie, agriculture). A l'avenir la productivité extraordinaire des japonais et leur dévotion au travail ne pourront plus compenser ces handicaps structurels. D'un point de vue économique, le Japon a connu son zénith historique en 1990; le poids économique relatif du Japon vis à vis de l'économie mondiale est voué à diminuer. C'est également le cas des Etats-Unis depuis dix ans et de l'Europe depuis très longtemps (depuis 1900).

 


CAC40 court-terme

 

janviertrading1 CAC UT5

 

Que vous inspire ce graphique?


Selon l'indicateur de volatilité nous sommes censés baigner actuellement dans un marché considéré comme calme et très peu volatil. La formule mathématique de calcul de l'indice de volatilité VIX me rend depuis plusieurs mois perplexe.

A la question posée, que vous inspire ce graphique, je donnerai ma réponse : ces variations erratiques avec allez-retours très rapides de forte amplitude rendent les prises de positions dans un sens comme dans l'autre aléatoires et risquées. Dans le cadre de positions swing sur indices, de telles chutes de 1% ou plus en seulement quelque minutes rendent le sous-jacent intradable. La séance du vendredi 6 novembre était également un exemple, en bien pire, de telles actions/réactions immédiates. Lorsqu'un sous-jacent devient pénible et n'émet pas de signaux clairs, la meilleure méthode consiste à simplement l'éviter et se diriger vers d'autres supports.

 

Or et pétrole

 

En ce moment nous pouvons aisément constater que Or et pétrole forment de belles tendances relativement claires et parfaitement tradables. L'objectif de la spéculation étant de gagner des sous, il est naturel de s'orienter vers les marchés qui présentent de meilleures opportunités spéculatives.


Le graphique suivant du pétrole montre que sur la période récente, le cours du pétrole a formé de nombreuses tendances claires et lisibles. Un suivi opportuniste de ces tendances avec des produits dérivés adaptés, comme des CFDs, aurait été très rentable.

 

janviertrading1 pétrole

 

 

Conclusion

 

 

Plusieurs thèmes ont délibérément été abordés lors de cette première file trading de l'année;  point technique sur les indices, points de méthode, points d'analyse fondamentale. Les recommandations générales changent peu.

 

Investisseurs / horizon de placement de 6 mois à plusieurs années

 

Nous continuons de penser que ce n'est surtout pas le bon moment pour acheter des actions de l'Eurozone, des Etats-Unis ou du Japon. Il est préférable de vendre et de se désengager des actions. Dans le cadre d'une correction, certains pays au premier rang desquels les BRIC, peuvent présenter des opportunités d'achat long-terme.

D'autres placements offrent de meilleurs rapports généraux risque/bénéfice comme expliqués par les autres membres de Futures : FCP émergents, obligations indexées sur l'inflation, Or...

 

Swingers et spéculateurs / horizon de plusieurs semaines

 

Les indices boursiers sont clairement surévalués selon nous mais n'indiquent pas de signaux clairs pour le moment. Il est préférable de prendre en chemin une séquence de baisse que d'anticiper LE point exact d'un retournement des indices, point par nature hasardeux et presque impossible à déterminer avec précision.

Pour le moment, le Forex apparaît plus simple à trader.

 

Faisons en sorte que la coopération, la compétence et la complémentarité des participants et lecteurs de ce site conduisent à une fructueuse année 2010.

 

Cordialement,


Daniela


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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 16:48
Par Daniela

Bonsoir à tous,

Lors de cette première file trading de décembre, compte tenu de l'approche de la fin de l'année, je présenterais quelques thèmes dont l'échéance dépasse le court-terme, sans toutefois déroger à la présentation actuelle de la situation.

Situations des indices au 8 décembre vers 15h

Malgré l'épisode de cygne noir causé par la cessation de paiement provisoire de l'émirat de Dubaï, la situation technique des principaux indices mondiaux a peu évolué depuis la dernière file trading.
Une correction s'est effectivement mise en place comme annoncé, mais cette correction a par la suite été annulée, de sorte que les indices restent encore coincés dans leur range.




L'indice CAC40 est cantoné dans un range depuis le début du mois de septembre. Hormis les deux petits excès signalés sur le graphique, celui-ci a été d'une impressionnante régularité.

Alors que les indices américains ont fait preuve durant ces deux derniers mois d'une importante force relative, dont les causes probables ont été expliquées dans la dernière file trading, le S&P500 semble désormais lui aussi coincé dans une fourchette très serré qu'il ne parvient pas à dépasser à la hausse. A très court-terme, l'accumulation de longues mèches hautes lors des dernières séances n'augure rien de bon : il entérine le refus de l'indice de casser par le haut le range des quatre dernières semaines.

A la lumière de ces éléments, la tactique la plus simple pour l'intervenant français consiste à spéculer sur les bornes du range, les bornes étant approximativement 3860 / 3620 sur le CAC cash. On peut ainsi prendre des positions baissières à proximité de la borne haute du range en ayant soin de placer un stop proche. De même, en cas de rebond sur le bas du range, des positions haussières sont justifiées. Cependant sur le bas du range, il est primordial de s'assurer d'abord que le rebond ait lieu!

Encore une fois il est inutile de raisonner le marché et de s'obstiner sur une position directionnelle sans effectuer de sorties partielles. Graphiquement on constate aisément que quelques allez-retours au sein du range se seraient révélés très lucratifs.

Mon sentiment pour le moyen-terme demeure pour le moment baissier, sans toutefois envisager des cibles finales trop basses. Le lecteur se reportera aux autres articles sur ce point.


Arrêt sur le Nikkei225



Le graphique moyen-terme du Nikkei sera l'occasion d'introduire l'effet des parités monétaires sur les indices. L'indice japonais s'est vigoureusement ressaisi et réalise une hausse de 10% en seulement 6 séances. Pour autant, la situation moyen-terme du Nikkei reste à mon sens baissière. Ce qu'il est intéressant de noter est l'effet qu'a eu la baisse du Yen (voire encadré USD/Yen) sur la bourse japonaise. Le dollar s'est apprécié jusqu'à +7% vis à vis du Yen lors de cette hausse. Pour une forte économie d'exportation comme le Japon, une baisse de la devise nationale est un atout et a un effet positif.


Inversion des corrélations et conséquence

Le Nikkei aura permis d'introduire le thème monétaire. Les parités monétaires entretiennent des corrélations étroites avec les indices, les matières premières et le cours de l'Or. Depuis l'éclatement de la crise des subprimes, une configuration-type de corrélation entre la parité Eur/USD, le cours des indices et le cours des matières premières s'est mise en place. Cependant, ce n'est pas parce qu'un schéma répétitif se met en place qu'il est le seul possible. Ainsi, la remontée du dollar suite aux chiffres encourageants du chômage américains vendredi dernier a pris beaucoup d'intervenants au dépourvu.
« Comment se fait-il que les indices montent très fortement en instantané alors que le dollar baisse? » Cette question traduit la méconnaissance ou l'oubli des anciens mécanismes. La séance de vendredi a consacré la résurgence très logique de l'un de ces mécanises.

NB : les logigrammes ci-dessous, comme tout modèle, n'ont pas pour but d'expliquer avec exactitude des mécanismes très complexes, mais d'en représenter les lignes de force. Ces logigrammes sont avant tout des schémas.

Voici un enchaînement typique en temps de crise :



Cet enchaînement a volontairement été axé sur l'or, afin d'illustrer quels paramètres l'emportent. Lors de la panique consécutive à la faillite de Lehman Brothers, c'est très clairement le paramètre « valeur refuge » qui a écrasé par son importance les autres corrélations.


Et voici mon interprétation de la séance de vendredi 4 décembre :



Ces deux dernières années, la remontée du dollar était associée au processus de déleveraging. Mais ce n'est pas le seul facteur possible de l'évolution d'une parité monétaire! Une majorité d'intervenants a semble-t-il oublié l'un des facteurs majeurs des fluctuations monétaires dans un flottement libre : une monnaie qui inspire confiance est une monnaie qui se renchérit.
Le signal fort (justifié ou non) de vendredi était un regain de confiance dans la solidité économique, et donc la solvabilité, des Etats-Unis. La hausse concomitante du dollar est parfaitement logique dans ce cas de figure, tout comme la hausse instantanée du pétrole suite aux bons chiffres de l'emploi : emploi = consommation = pétrole.

Conclusion

Les éléments expliqués ci-dessus permettent de dégager une excellente opportunité de trading à moyen-terme. Je laisse aux lecteurs le soin de comprendre que s'il est difficile de trancher entre l'un des deux scénarios suivants :
-    amélioration de la situation économique américaine, résorption du chômage
-    dégradation de la situation et deleveraging
Ces deux scénarios antagonistes ont le grand avantage d'induire la même variation sur un sous-jacent. A méditer.




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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 11:11
Par Daniela

Cette semaine une correction s'est amorcée sur les indices boursiers. Je présenterai volontairement plusieurs indices pour cette troisième file trading afin de mettre en lumière quelques constats intéressants.


Tour d'horizon de plusieurs indices

Je vous propose ci-dessous un graphique de quatre indices composites.




Les droites de tendance bleues représentent simplement la jonction de la succession des points hauts et des points bas. Ce qui frappe lors de cette comparaison, c'est le décalage entre les indices américains et leurs homologues européens.
Le CAC40 et le DAX30 ont un comportement graphique similaire qui accrédite l'hypothèse du démarrage de cycle baissier moyen-terme, à horizon de plusieurs mois. La dernière correction d'ampleur de ces deux indices a en effet conduit à un point bas inférieur au point bas précédent d'octobre, cependant que les points hauts n'ont pas réussi à rallier leurs anciens points hauts.

CAC40 et DAX30 : tendance baissière moyen-terme.

Sur les indices américains au contraire, on a assisté à un point bas plus haut que le précédent, alors que les récents plus hauts ont établi un nouveau record annuel. Si l'on trace un simple canal de tendance, ce canal est haussier.

Indices américains : tendance haussière non encore remise en cause (pour l'instant).

Sur la semaine dernière, l'amplitude maximale de correction du SP500 a été de -2,4% seulement contre -4% pour le CAC40. Pourquoi cette différence? La force relative des indices américains peut provenir de deux causes principales :

-  Une politique monétaire quantitative qui a tendance a reflater en priorité les indices de sa monnaie de création, donc le dollar.
-  La faiblesse du dollar, qui pénalise les anticipations de croissance et les flux de capitaux en direction de l'eurozone, par exemple.

Entre SP500 et indices européens, qui croire?

L'observation d'un autre indice majeur permet de se forger une opinion : le Nikkei225.
Sur le Nikkei, une structure de dôme très nette se dessine à échéance mensuelle. Le Nikkei semble indiquer que les hausses des indices sont achevées.

La tendance hebdomadaire générale, à mon avis, est baissière.

Un cas à part, l'indice de Shangaï





La présentation de cet indice sur une échelle de temps longue est instructive. Le SSE vit désormais quasiment sa propre vie. La corrélation avec les indices du G8 est faible. Il semblerait que le découplage soit en marche, pour le moment.
Ceci ne doit pas être interprété comme une incitation à investir aujourd'hui en actions chinoises. Il s'agit juste d'illustrer la décorrélation.


Evolution du CAC40



Un large consensus d'analystes plaide en faveur d'une correction d'échelle hebdomadaire.
Les niveaux de prix à surveiller sont les suivants, à échéance habdomadaire :

-  3720, seuil annoncé en file trading vendredi et qui a renvoyé les cours en séance. Cette première résistance devrait à mon avis céder.

-  3600 est une cible consensuelle. Je me méfie par nature des larges consensus et je recommande, en cas de prises de positions baissières, d'amorcer des sorties partielles conséquentes avant ce niveau, soit vers CAC3660 puis 3620. Un gain pris n'est plus à prendre.

-  3560, niveau de prix qui tire sa pertinence de l'inversion de polarité cet été.

-  3400/3380 est un seuil critique qui sera déterminant. La cassure de ce niveau sera vraisemblablement très difficile. En cas de correction atteignant ce support, je passerai probablement à l'achat.

Attention, je rappelle certaines règles de bon sens énoncées lors de la file trading précédente, vendredi. On ne vend jamais un support. Inversement, on n'achète jamais une résistance. Donc si l'indice se stabilise sur 3720, ne vendez surtout pas le CAC40.


Indicateur exotique

Certains indicateurs se révèlent souvent beaucoup plus utiles que les indicateurs classiques utilisés par tous. En guise d'indicateur, je propose cet extrait des prix achat/vente de quelques produits dérivés de Commerzbank. L'objectif d'une banque intervenant sur les marchés est naturellement d'en dégager des bénéfices. L'étude des prix de vente de ces produits de type « corridor » est enrichissante.




Le principe de ces produits dérivés est simple : l'acheteur empoche 10€ par warrant acheté si le CAC40 ne franchit aucune des deux bornes affichées avant l'échéance. En cas contraire, l'acheteur perd tout ... mais a le droit de revendre avant échéance (à perte, bien sûr) son warrant si le scénario semble mal engagé.

Que concluez-vous des prix pratiqués par la Commmerzbank sur les trois warrants entourés?
Sachant qu'une banque aura tendance à vendre cher un scénario crédible, et au contraire à appâter le boursicoteur vers le produit... qui risque de sauter?

Inversement, si les analystes de marché de Commerzbank pensaient que le CAC avait une bonne probabilité de tomber sous 3400 d'ici le 16 décembre, ne pensez-vous pas qu'ils chercheraient à appâter la clientèle sur le warrant 2654Z? Il est vendu bien cher, ce warrant... réfléchissez.


Recommandations & préconisations

- Long-terme / investisseurs : échéance de 6mois à un an.
Ce n'est toujours pas le moment d'acheter des actions. C'est encore le bon moment de vendre. Je considère cette recommandation valable pour presque toutes les sociétés cotées.
Mon conseil long-terme ne change pas : débarrassez-vous de bon nombre de vos actions. On devrait pouvoir racheter plus bas plus tard. Lorsque nous considérerons que l'investissement en actions deviendra acceptable, nous le signalerons.

- Moyen-terme : échéance de 2 à 3 mois
On peut se positionner à la baisse en respectant les conditions énoncées ci-dessous.

- Court-terme : 2 à 3 semaines
On peut se positionner à la baisse en respectant les conditions énoncées ci-dessous.

- Très court-terme : quelque jours
Le FCE a clôturé à 3748 vendredi soir, soit 20 points au-dessus de la clôture du CAC cash en raison de la remontée des indices US en fin de séance.

Il est possible de prendre des positions baissières en quantité raisonnable en cherchant un point d'entrée lundi matin, pour ceux n'étant pas encore positionnés à la baisse.

Pour ce faire, on cherchera un point d'entrée CAC3750 – 3780. Les positions baissières prises sur ce niveau devront impérativement respecter les conditions suivantes :

-  coupure partielle si CAC vers 3800-3810 en séance
-  coupure totale si CAC >3820 en clôture (retracement supérieur à 65%)
-  coupure totale si les indices US rejoignent leur derniers points hauts.

Rappelez-vous que chaque prise de position doit contenir les conditions de son invalidation.

En cas de confirmation de la baisse, et uniquement dans ce cas, la position peut être tenue dans l'attente des niveaux de prix qui déclenchent les sorties partielles. Je recommande de respecter les points de sorties énoncées plus en amont dans l'article.


Ce qui précède n'est que mon avis et ne doit en aucun cas former le socle décisionnel exclusif d'un intervenant.


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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 18:49
Par Daniela

La semaine boursière passée a été exemplaire du point de vue des pièges et autres signaux contradictoires.
Cette mise en perspective ne servira pas à déterminer l'évolution du CAC40 la semaine prochaine. Par contre, je pense qu'il est intéressant d'analyser avec honnêteté et humilité les erreurs et réactions que la semaine passée auraient pu causer sur l'état d'esprit et le comportement des opérateurs boursiers non day-traders.

Il s'agit donc principalement d'une approche comportementale.

Situation fin de semaine 44





Fin de la semaine dernière, l'avalement baissier de vendredi était un puissant signal baissier. Cet avalement baissier est particulièrement impressionnant sur le Dow en chandeliers journaliers. La séance de vendredi pouvait à juste titre s'interpréter comme une séance de capitulation.
Un opérateur positionné à la baisse et qui serait resté en position malgré la forte hausse de jeudi, abordait la semaine en confiance.


Semaine du 2 au 6 novembre







L'intervenant baissier cherche un bon point de sortie et intervient à horizon de 3 à 15 jours.
L'intervenant haussier cherche un bon point d'entrée et intervient sur la même échelle de temps.

Lundi 2 novembre

La séance est très calme jusqu'à l'ouverture US. A cet instant, le CAC monte en flèche de 45 points en un quart d'heure [point 1]. L'opérateur baissier peut prendre peur et vendre en partie ses positions. Un opérateur haussier peu expérimenté peut se faire berner par cette hausse subite et entrer trop tôt.

Mardi 3 novembre

Ouverture avec un très fort gap négatif de -37 points [point 2]. L'opérateur baissier jubile et devient euphorique. La fin du monde est en marche. La baisse se confirme en début de séance, faisant oublier le niveau de prix majeur de 3560 qui constitue un important objectif de sortie (pour des positions à la baisse).
L'opérateur haussier se dit logiquement qu'une telle baisse n'augure rien de bon et ne se positionne pas à l'achat sur le niveau 3560 CAC cash. S'il est discipliné, il remarque la formation d'un marteau journalier vers 17h avec mèche basse pile sur 3560. Il achète à 17h vers CAC3600.
L'indice se reprend en fin de séance, mais rechute un peu avant la clôture.

Mercredi 4 novembre

Ouverture en fort gap haussier de +32 points [point 3].
L'opérateur haussier qui surveillait un bon point d'entrée sur la semaine, s'il n'a pas acheté la veille, achète en début de séance pour ne pas rater le mouvement, ou alors s'épuise à vouloir trouver un bon point d'entrée lors de cette journée unidirectionnelle.
L'opérateur baissier discipliné liquide sa position ou alors s'entête (erreur).
Au soir du 4 novembre, les indices US se retournent violemment et clôturent à l'équilibre. Pourtant, comme dit précédemment dans la première file trading, il ne fallait pas enterrer la hausse trop vite.

Jeudi 5 novembre

Le CAC ouvre en très fort gap baissier de -33 points et chute de 50 points vis à vis de sa clôture de la veille à 10h [point 4].
L'opérateur haussier peut être amenée à paniquer et vendre... au pire moment.
L'opérateur baissier indiscipliné qui n'a pas encore vendu dispose à cet instant d'une deuxième porte de sortie honorable, mais l'a-t-il prise? Saura-t-il sortir alors que le CAC baisse si fort en début de séance? Rien n'est moins sûr et cette attitude est humaine. L'opérateur baissier discipliné qui avait déjà vendu peut même être amené à succomber aux sirènes baissières et reprendre une position baissière... également au pire moment.
La hausse surprend la majorité et accumule un total de 105 points sur la journée.

Vendredi 6 novembre – une séance d'anthologie


La matinée est très calme en attente des chiffres du chômage US que tous les opérateurs attendent avec la plus grande attention. En ce début de matinée, l'opérateur baissier prend logiquement position : les chiffres seront très vraisemblablement mauvais et déclencheront une baisse des indices.
14h30, les chiffres tombent : ils sont non seulement mauvais (>10% de chômeurs) mais encore pires que prévus. C'est la bérézina, le CAC s'effondre de 60 points en seulement 15 minutes [point 6].
L'opérateur haussier resté en position liquide en catastrophe sa position.
L'opérateur baissier jubile et renforce sa position. Une très grosse majorité d'intervenants spéculent vraisemblablement à la baisse en cet instant, ce qui génère un contre-pied idéal dont certains initiés ont pu tirer parti. Les indices remontent et reviennent à 16h à leur niveau d'avant la statistique. Le CAC40 vient d'effectuer un allez-retour de 60 point en l'espace d'une heure trente. Ce n'est certainement pas à considérer comme un statu-quo : beaucoup d'argent a changé de main en l'espace d'une heure trente.

Conclusion de la semaine

Globalement, la semaine était haussière. La tactique contrarienne de la semaine c'était d'acheter le marché, pas de le vendre.
Un opérateur ayant acheté au point A (3550) et revendu au point B (3725) aurait gagné 175 points en seulement trois jours. Un day-trader pouvait gagner la bagatelle de 105 points dans la seule journée de jeudi.
Il faut raison garder et bien comprendre que de tels opérateurs n'existent pas!
Plusieurs éléments concourent à l'épuisement d'un opérateur baissier sur la semaine.
De même comme on l'a vu, un opérateur haussier a été confronté à de multiples embûches de sorte que je doute fortement qu'un opérateur haussier n'ait pas vendu en route une bonne partie de ses positions.
Je ne m'estime pas meilleure que les opérateurs imaginés ci-dessus.
Je serais tombée dans un ou plusieurs des pièges mentionnés. Restée majoritairement en dehors du marché cette semaine, c'est avec soulagement que je fais l'économie des pertes, rancœurs, frustrations et angoisses que n'auraient pas manqué de susciter des prises de positions cette semaine.
C'est pourquoi, à la lumière de tout ceci, mon avis était qu'il fallait mieux ne rien faire.


Evolutions futures

Le lecteur peut se reporter au graphique de la première file trading pour les échéances moyennes.

Long-terme / investisseurs : échéance de 6mois à un an.
Ce n'est vraiment pas le moment d'acheter des actions. C'est encore le bon moment de vendre. Je considère cette recommandation valable pour presque toutes les sociétés cotées.
Mon conseil long-terme est univoque : sur cette échéance de temps, il faut se débarrasser des actions, même à perte. On pourra racheter plus bas plus tard.

Moyen-terme : échéance de 2 à 3 mois
Force est de constater rétrospectivement que les opérateurs baissiers se sont fait laminés depuis juillet. Tant qu'un signal indiscutable de fin de cycle haussier ne sera pas perceptible, vendre le marché sous cette échéance est trop risqué. Acheter le marché est aussi trop risqué. Je recommande de rester sagement hors des indices et de s'orienter préférentiellement sur d'autres supports plus lisibles, comme l'or ou le gaz naturel par exemple (à l'achat).

Court-terme : 2 à 3 semaines
Recommandations conditionnelles – je n'ai pas de scénario privilégié et pour ma part je m'adapterai.
En cas de baisse des indices vers CAC3450 environ sans dépasser auparavant 3800, je recommande d'acheter sur ces niveaux de prix pour viser un dernier cycle haussier vers CAC4000.
En cas de hausse des indices en direction et au-dessus de leurs derniers plus hauts, je recommande de vendre à moyen et long-terme.

Très court-terme : quelques jours
Les indices n'affichent aucun signal baissier à très court-terme. Le CAC40 est très en retard sur les indices US. Regardez le graphique du Dow Jones à côté du CAC40.






La baisse court-terme est invalidée sur le Dow.
Posons-nous aussi cette question simple : la bougie de jeudi 5 novembre est-elle compatible avec un marché court-terme baissier ? Sachant qu'elle s'insère au milieu d'une série de trois bougies haussières consécutives ?
Tenez-en compte.


Ce qui précède n'est que mon avis et ne doit en aucun cas former le socle décisionnel exclusif des lecteurs.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:14
INFO File Trading

Destinée aux échanges sur les prises de positions spéculatives via les commentaires, elle est, comme le Forecast mensuel, ouverte à tous.

Elle accueille essentiellement les messages relatifs au trading. Les sujets concernant l’investissement doivent être traités dans le Forecast mensuel ou les articles spécifiques.

Une règle originale et intangible dans cette file :

Les positions de trading prises par les intervenants doivent être données en temps réel quelles que soient les unités de temps choisies afin de travailler sur une expérience spéculative honnête et fiable.

Les articles qui sont publiés en tête de la file s'orientent préférentiellement vers les investisseurs et les intervenants occasionnels, qui souhaitent enrichir leur approche fondamentale de l'économie proposée par le blog par une vue plus axée sur les marchés à court-terme, le court-terme revêtant ici une unité de temps minimale journalière, plus généralement hebdomadaire et mensuelle.

Cette file n'a pas la prétention de servir de support exclusif à une décision d'investissement ou de spéculation. Nous invitons les lecteurs à se forger leur propre avis et à confronter nos positions à d'autres positions énoncées sur internet.


File Trading – Novembre 2009
Par Daniela

Situation du CAC40 en début de mois.

J'effectuerai pour ce premier article une analyse personnelle rapide de l'indice français CAC40. A la question : où va le CAC40? Au risque de décevoir de nombreux lecteurs, je répondrais : je n'en ai aucune idée.
A travers cette affirmation j'assume parfaitement ne pas me considérer comme une experte auto-proclamée et conserver une approche dénuée de toute idée préconçue. Je n'ai donc pas la prétention de détenir la vérité ni d'anticiper exactement les variations futures.
Parenthèse : nous pouvons par ailleurs remarquer que la majorité des experts commerciaux et analystes financiers ont pour caractéristique commune de ne pas avoir fait fortune, ce qui est un gage financier de leur inaptitude à anticiper avec précision l'évolution future des indices.

A la question : où va le CAC40 ? Je substituerai volontiers une question autrement plus intéressante à moyen-terme, qui serait : où le CAC40 n'ira-t-il pas ?

Répondre à cette question, comme je souhaite vous le montrer, est déjà en soit une forme de réponse.

Approche technique et fondamentale du CAC40

Observons le graphique journalier du CAC40 en chandeliers japonais.



A ce jour la correction en cours est la plus importante depuis juillet. Le terme correction peut donc sembler impropre et beaucoup mentionnent l'hypothèse d'un point haut moyen terme atteint début octobre. Cette hypothèse a du sens.
A court-terme, deux niveaux de prix semblent avoir le consensus de nombreux analystes sur le CAC cash et pourraient arrêter temporairement une baisse de l'indice :
-    3560 niveau de prix dont la justification provient de l'ancienne résistance, devenue support en aout-septembre. Les ATistes appellent ce phénomène une inversion de polarité.
-   3400, niveau de prix qui correspond à peu de chose près au plus haut de l'indice début janvier et au seuil de retournement de l'indice au printemps.
Ce niveau de 3400 revêt une importance supplémentaire dans la mesure où de nombreux analystes pensent qu'un CAC sous 3400 +/- 1% signifierait la fin du cycle mensuel haussier entamé début mars. Il ne s'agit pas ici de mon avis mais d'une sorte de consensus général.

Gardons à l'esprit que la majorité gagne rarement en bourse. Il s'agit donc d'appréhender les consensus trop larges avec beaucoup de circonspection. Une question fondamentale à moyen-terme étant la suivante : à moyen-terme, quelle serait la direction qui ferait perdre la majorité des intervenants?
A cette question, au départ des 3100-3200 on pouvait clairement répondre : une poursuite de la hausse. La recovery des indices boursiers a été telle durant l'été que certains schémas et projections ambitieuses ont commencé à accumuler une certaine crédibilité, à savoir un retour du CAC40 au-delà de 4000 points, voire même à son niveau d'avant Lehman, c'est à dire 4400-4500 points.

Ce scénario de hausse vers 4300+ est-il crédible?

Vraisemblablement non, ceci en raison de la composition de l'indice CAC lui-même. Réduite à la portion congrue début mars 2009, le poids du secteur bancaire est remonté pour représenter actuellement au 3 novembre 19,1% de la pondération du CAC40.
[AXA, BNP, Crédit agricole, Dexia, Société Générale]
Ce secteur reste confronté à de grandes difficultés. De nombreuses pertes restent à provisionner, et plusieurs sources de revenus : crédit immobiliers, crédits à la consommation, opérations sur les marchés – ne retrouveront pas leur niveau de rentabilité d'avant Lehman.
Sachant que de nombreuses valeurs de la cote se sont effondrées en automne dernier, il me semble très peu probable que le secteur bancaire, qui a jusqu'ici amplement participé à la progression de l'indice CAC40, puisse sur-performer à un point tel les autres secteurs (automobile, construction par exemple) que l'indice retrouve son niveau d'avant Lehman.
CAC4000 me semble une barrière infranchissable à moyen-terme, ceci à échéance de plusieurs mois.
Dans le cas, certes peu probable, ou l'indice reviendrait vers ses plus hauts d'octobre, la méthode la plus simple consiste à lui taper dessus (prendre des positions baissières).
Mais ce n'est que mon avis.

Quel scénario de baisse pour le CAC?

Suite à la grande vélocité de la baisse en cours, de nombreux scénarios catastrophes semblent ressortis à toute vitesse des tiroirs poussiéreux. Attention donc à ne pas se laisser trop influencer par le sentiment général qui très clairement devient baissier chez la plupart des opérateurs. Rappelons-nous que la bourse, ce n'est pas l'économie.
D'un point de vue graphique, on peut s'amuser à noter la similitude des deux cycles de hausse moyen-terme du printemps et de l'été comme représenté sur le graphique. Cette similitude est frappante, cela ne signifie pas qu'elle soit justifiée, mais bien plus qu'un nombre important d'opérateurs se focaliseront sur cette similitude. L'une des clefs en bourse étant, je vous le rappelle, de chercher à savoir non pas ce que vous pensez d'une situation, mais ce que la majorité des autres en penseront.
Une baisse de l'indice en direction des 3200-3300 points semble tout à fait envisageable à moyen-terme, c'est à dire à échéance de plusieurs mois.
A ce stade cependant, ce que j'appelle un « potentiel acheteur » devrait à mon avis commencer à se faire sentir et bloquer les tentatives de l'indices de tomber plus bas. Ce que j'appelle « potentiel acheteur » est la capacité du marché à trouver de nombreux candidats potentiels à l'achat pour des niveaux de prix qui seront considérés comme attrayants.
Rappelons-nous tout de même que même à CAC3200, de nombreux investisseurs du printemps sont encore en large plus-value. Je n'envisage pas pour le moment de réédition des grandes phases de baisse impressionnantes de 2008- début 2009. Cela n'étant encore une fois que mon sentiment. Je peux me tromper.

La baisse, la baisse! Oui mais jusqu'où?

Certains analystes de tout bord fantasment sur un CAC très bas, sous 2000 points. Cette hypothèse a-t-elle du sens?
Encore une fois, éplucher la composition et la pondération du CAC40 s'avère très utile. Je sélectionnerai plus spécialement quelques secteurs, par ordre d'importance.



Le syndrome France Telecom

Comme vous pouvez le constater, France Telecom est un roc. Les aléas boursiers ont très peu de prise sur son cours, tout simplement car son chiffre d'affaire et sa situation
sont peu, voire pratiquement pas influencée par la crise en cours.
J'ai pris l'exemple de France Telecom car il est exemplaire, mais certains titres ont un comportement similaire : Sanofi-Aventis et Essilor international.
Moi, vous, nous tous, nous nous passons aisément de renouveler notre véhicule ou de lancer la construction d'une maison individuelle. Nous réduisons notre train de vie en consommant moins.
Mais il est difficile de se passer de médicaments, de lunettes, et, curieusement, encore plus difficile de se passer de téléphonie.

A elles trois, ces sociétés représentent 13,9% du CAC en poids. Mathématiquement, si 13,9% du CAC est peu influencé par la baisse et contiendra sa propre baisse à 15 ou 20% maximum, les autres secteurs doivent compenser ce « défaut de baisse ». Oui, mais quel secteur? Le secteur énergétique par exemple?

Secteur énergétique

Total, GDFSuez, EDF, Technip.
Ce secteur pèse pour 20,8% du CAC au 3 novembre.
Qui d'autre que le mastodonte Total (13,2% du CAC à elle seule) peut illustrer la résilience du secteur?



Il me semble extrêmement difficile d'envisager un cours de Total inférieur à 30€, dans un monde où les ressources en hydrocarbures s'épuisent et conduisent à une inéluctable montée des cours du brut à long-terme. Soyez tranquilles, ce raisonnement n'est pas que le mien.

La baisse du secteur énergétique étant de même contenue à 15 ou 20%, nous obtenons, en première approximation, une pondération du CAC40 voisine de 35% qui sera peu affectée par une baisse de l'indice ou, énoncé différemment, qui n'en sera pas le moteur.
S'il est vrai que les valeurs bancaires sont susceptibles de constituer le moteur d'une forte baisse de moyen-terme - échéance de plusieurs mois - je vois mal comment le CAC serait divisé par deux soit à peu près 1800 points dans la mesure où 35% du CAC ne baisserait que de -20%. Cela nécessiterait une baisse moyenne de -66% de l'ensemble des autres valeurs de la cote, calcul à l'appui.


Conclusion pratique

En ce début de mois, ce n'est pas le bon moment pour acheter des actions (approche investisseur de plusieurs mois).
Ce n'est pas le bon moment pour  spéculer à la baisse (approche court-terme de quelques jours).
Dans le cas des lecteurs ayant des positions actions long-terme, il est encore temps de vendre.
Je donnerai durant le mois dans les commentaires quelques idées de swings si cela devient opportun. Les suggestions de trading de chacun seront les bienvenues.


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Jean Christophe Bataille

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