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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 09:37

Par Jean Christophe Bataille

 

http://www.kyos.com/upload/Consulting/ConsultingInvestment.jpg

 

Si les actions émergentes et les MP ont été porteuses de fortes plus values de mi-2008 à fin 2009, l'immobilier et les métaux précieux ont été les deux placements stars de ces deux dernières années. Cela nous a été profitable puisque nous avons racheté largement les actions en question durant la crise financière et que l'immobilier et l'or représentent depuis longtemps une part importante de notre portefeuille. La question à se poser est de prévoir les placements qui surperformeront les autres pour les deux années à venir. De nombreux actifs devraient baisser avec le ralentissement mondial attendu après les resserrements monétaires émergents et la fin du QE2. Ces actifs risquent de repartir ensuite à la hausse dans un contexte encore plus stagflationniste pour l'occident avec une nouvelle flambée des émergents et l'avènement du QE3. Cela signifie que tant que le premier mouvement ne s'est pas produit, il faut attendre pour investir. Le calendrier boursier est capricieux et la bourse anticipe les mouvements économiques 6 mois à l'avance. Il est donc difficile de prévoir le timing de ces évolutions mais il est certain que les mécanismes à l'œuvre vont avoir un effet de ralentissement temporaire sur l'économie et probablement sur l'inflation. C'est cette baisse temporaire du Core Inflation aux USA attendue pour 2012 qui va autoriser Ben Bernanke à lancer un QE3 encore plus délétère pour le dollar.

Dans un premier temps, les actions européennes a fort rendement que nous avons renforcées durant la crise japonaise devraient servir de parachutes à notre compartiment actions. L'immobilier devrait stagner voire rebaisser un peu cette année et l'or devrait très peu consolider. Le potentiel de rechute de l'argent est plus fort car les pressions inflationnistes devraient se relâcher pour un temps.

Nous conservons nos lignes d'actions matières premières (5 % du patrimoine) et d'actions émergentes (5 % du patrimoine) acquises ces dernières années car le scénario de baisse anticipé dans cet article peut être retardé de 1 ou 2 ans. Nos achats récents ont concerné le gaz qui devrait très bien résister à la baisse des MP étant donné son caractère sous évalué. Nous le renforcerons dans le creux de valorisation des matières premières. Si des arbitrages sont opérés, il faut préférer les valeurs en AUD ou en CAD. Encana, valeur canadienne, est par exemple à sa valeur d'achat. Cheasapeake, valeur américaine, a au contraire chuté de 11 %.

Les prix immobiliers ont atteint des niveaux à la limite de la solvabilité des acquéreurs et les taux longs sont à la hausse. Nous vendons actuellement les biens immobiliers déjà amortis les moins bien placés de notre patrimoine pour dégager du cash jusqu'à faire baisser leur pondération autour de 42 %. Nous conservons précieusement les biens acquis à crédit et à taux fixe autour de 3 % l'an dernier.

Dans la pratique, quel arbitrage allons-nous faire dans les mois qui viennent ? J'avoue ne pas le savoir encore vraiment. Les obligations en monnaies émergentes pourront être renforcées assez rapidement. Mais la véritable réponse est que nous achèterons tous les actifs appartenant au groupe des gros potentiels long terme qui vont être délaissés pour un temps par les investisseurs : énergie, matières premières, actions en monnaies émergentes, actions technologies d'avenir, sociétés européennes du secteur de la dépendance, actions japonaises au plus bas, obligations en monnaies émergentes et immobilier dans certains pays émergents pour ceux qui ont de fortes attaches locales (Amérique latine). Il conviendra aussi d'acheter largement et à bas prix en ayant le cœur bien accroché en cas de crise systémique monétaire. Durant cette période risquée pour les monnaies, nous conserverons sans prendre de bénéfices notre matelas de sécurité en métaux précieux.


Pour terminer et pour ceux d'entre vous qui sont intéressés par l'investissement immobilier hors de nos frontières, je mets en lien une étude de 2004 que j'ai trouvée sur le web concernant le potentiel des placements immobiliers dans chaque pays pour montrer à quel point les experts peuvent se tromper :

http://www.reading.ac.uk/REP/fulltxt/1905.pdf

Pour information, le tableau des rendements locatifs par pays en 2010 était le suivant :


http://www.idealista.com/news/archivos/ranking-rentabilidad-alquiler-feb-2010.png

Bonne semaine !

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 08:57

Par Jean Christophe Bataille

 

Forecast-image-type.jpg

 

Les émergents freinent leurs économies : hausse des taux courts, augmentation des réserves bancaires, taxes à l'importation de capitaux. Les plus gros émergents, Chine, Inde, Brésil font preuve d'une excellente gestion de leur environnement monétaire. Cette tâche est relativement aisée pour eux puisque leurs comptes sont équilibrés et leur potentiel de croissance énorme. Il n'y a pas pour moi de risque chinois. Leur salut n'est pas dans l'inflation mais dans la bonne gestion. A contrario, pour les pays occidentaux, ne pas augmenter la production monétaire aurait créé une crise systémique bancaire et une dépression d'un niveau probablement sans équivalent dans l'histoire. Mais l'inflation monétaire induite ces deux dernières années ajoutée aux monétisations à venir va se cumuler avec l'inflation liée aux sous capacités de production mondiales en ressources naturelles. Ma conviction est encore et toujours que la sortie de crise se fera dans l'inflation et la dévaluation monétaire occidentale au détriment des créanciers obligataires car il n'y a pas d'autre issue possible.

C'est une hypothèse qui se vérifie tous les jours. Jean Claude Trichet vient de retarder la prochaine hausse des taux courts de la BCE, prenant conscience que celle-ci risque d'étouffer une croissance européenne fragile malgré le début de cycle. La réalité est que nos pays désindustrialisés s'essoufflent et n'ont plus la capacité à lutter contre les coûts salariaux très bas et les distorsions paritaires monétaires des émergents qui sont à l'origine d'un différentiel de croissance entre eux et nous de plus de 6 points.

La première conclusion est que les monnaies occidentales hors Australie et Canada vont se déprécier. L'implication de ce constat est notre forte pondération en or, en argent, en yuans par les actions et obligations en devise locale, en dollar australien et canadien par les actions de société productrices de matières premières de ces pays. Ainsi, dans le petit rallye à attendre sur le dollar, j'arbitrerai les sociétés productrices de matières premières américaines pour des sociétés australiennes et canadiennes. Autre implication, la montée des métaux précieux dont nous profitons ne fera l'objet d'aucune prise de bénéfice. Les doutes sur les actifs papiers de ces matières très travaillées nous conduisent à éviter les trackers et à ne posséder que du physique ou des mines.

La fin du QE2 va également freiner l'économie américaine car malgré les 700 milliards de dollars injectés actuellement dans le secteur public US, l'emploi peine à repartir. Ce ralentissement, s'il survient, sera trop précoce dans le cycle économique en cours et la solvabilité des USA risque d'être remise en cause par ses grands pays créanciers. Chine, Japon, pays pétroliers, rechignent désormais à acheter la dette américaine. La conclusion qui s'impose est que QE3 est absolument inévitable car toute hausse des taux longs américains aboutiraient à une récession majeure. Mais QE3 sans réduction du déficit budgétaire entrainerait une crise de solvabilité US et une fuite devant le dollar. L'Amérique tourne pourtant encore correctement et reste la première économie du monde, ce qui donne encore une bonne crédibilité à sa monnaie. L'hypothèse la plus probable est que les USA vont se serrer la ceinture sur le plan budgétaire tout en poursuivant la monétisation à la demande. C'est une politique hautement stagflationniste dans un contexte de sous capacité de production des matières premières et de poursuite de la croissance des émergents.

Les indices actions ont poursuivi leur ascension à hauteur de la création de monnaie. Cela ne veut pas dire que les titres se sont appréciées en monnaie constante. Tout ceci n'est qu'illusion. Ils profitent du fait qu'ils sont des biens tangibles et flottent sur les monnaies. Les actions obeissent toutefois aux règles des marchés boursiers. Si l'économie ne tient pas ses promesses en termes de croissance, les actions s'essouffleront.

Dans cet environnement, il convient de conserver les européennes défensives que nous avons renforcées récemment lors de la descente du CAC à 3600 et de garder nos autres positions actions qui ne sont pas surpondérées.

Concernant les shorts obligataires, j'ai renforcé SU7 à la baisse pour continuer à compléter la ligne en gardant la possibilité de revenir à l'achat sous 90. Ce tracker est néanmoins pénalisé par sa cotation en dollars. Le sursaut attendu du dollar pourrait etre l'occasion de couper une bonne partie de la position. S10 qui est libellé en euros progresse et pourrait exploser à la hausse en cas de nouvelles inquiétudes sur la dette des PIGs.

Les compartiments obligataires se sont très bien comportés en particulier le High Yield qui superforme largement les taux souverains. Nous conservons.

Il faut en revanche se délester en immobilier amorti désormais surévalué pour récupérer du cash et saisir des opportunités à la baisse dans les creux de marchés à venir sur les matières premières et les émergents. Toutes les positions immobilières acquises l'an dernier à crédit avec des taux fixes bas et des rendements locatifs à 6 % sont évidemment à conserver et vont devenir la meilleure défense contre l'inflation. Il est en revanche trop tard aujourd'hui pour acheter de l'immobilier à crédit du fait de la montée des taux fixes, de la baisse des rendements locatifs et de la chute du différentiel taux / rendement.

Les patrimoines inférieurs à 1.5 M d'euros ne sont pas modifiés car on considère qu'ils conservent suffisamment d'encours de crédits par rapport à l'immobilier amorti pour ne pas sortir des positions.


Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :

Or physique 10,00%
Mines d'or 7,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 1,00%
Cash 4,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Produits monétaires chinois en Yuan 2,00%
Obligations émergents 4,00%
Obligations taux indexés sur l'inflation 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur obligations 1,00%
Actions chinoises compartiment A et B en yuan 1,00%
Actions Emergents 4,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 5,00%
Avoirs spéculatifs 2,00%
Immobilier 46,00%

Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :

Or physique 10,00%
Mines d'or 7,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 1,00%
Euros 0,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Obligations émergents 4,00%
Obligations taux indexés sur l'inflation 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur obligations 1,00%
Actions Emergents 5,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 4,00%
Avoirs spéculatifs 2,00%
Immobilier 53,00%

Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros : 

Or physique 11,00%
Mines d'or 9,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 2,00%
Euros 16,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Obligations émergents 6,00%
Obligations taux indexés sur l'inflation 6,00%
Obligations High Yield 3,00%
Trackers short sur obligations 2,00%
Actions Emergents 5,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 6,00%
Avoirs spéculatifs 5,00%
Immobilier 23,00%

Précision importante : le ratio immobilier représente,comme dans une déclaration ISF,la partie amortie du bien soit sa valeur vénale inscrite à l'actif otée du capital restant dû inscrit au passif. En cas de nouvelle acquisition, il correspond à l'apport en fond propre mais est amené à croitre avec l'évolution et l'amortissement du crédit.

Synthèse

Pour synthétiser un peu mieux les allocations d'actifs, le portefeuille de plus de 1.5 millions d'Euros est réparti comme suit :


Camembert-allocation-mai-2011.JPG


 

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 19:05

Par Jean Christophe Bataille


Forecast-image-type.jpg

 

Le CAC 40 a buté sur 4070 et a rechuté lourdement. Nous avions, dans la dernière file trading de mars, un objectif potentiel pour cette baisse de 3680 qui correspond au premier gap de l'ascension de l'indice après la crise japonaise. Le CAC est en reprise technique depuis deux jours mais l'horizon de la baisse à court terme reste intact. Les indicateurs de sentiment sont désormais proches de leur extrême. Le VIX est à 15.04 et le bull bear ratio avoisine les 40 %. La fin du QE2 va être anticipée même si l'espoir d'un QE3 nourrit les cours à chaque mauvaise nouvelle. Cette évolution baissière devrait toucher d'autres indices et d'autre actifs. Ce serait l'occasion d'accumuler un certain nombre d'entre eux pour ceux dont la répartition est loin de celle du Forecast.

Le pétrole fait preuve d'une forte volatilité mais il pourrait également redevenir baissier à court terme. La baisse de la consommation liée à la hausse des prix est en train de faire augmenter les stocks.

 

Observons maintenant le graphe de l'or depuis 2000 :

 

Gold-16-avril-2011.JPG

 

L'or est en forte ascension et depuis 2009, la pente de sa progression est plus soutenue qu'auparavant. Il est sorti de la phase des initiés en 2009 pour entrer dans celle des investisseurs. Il devrait selon moi entrer en phase maniaque lorsque les salaires suivront les prix. Je reste aujourd'hui très favorable au métal jaune. Un repli interviendra toutefois à court terme comme dans tous les marchés haussiers. Il faut espérer que celui-ci se produira avec un euro ferme pour que ceux qui en ont peu puisse en profiter dans notre monnaie. Je rappelle que le napoléon entre 180 et 190 euros est un point d'entrée intéressant. Je conseille d'acheter des fonds aurifères en euros pour éviter toute surprise sur la paire EUR USD. Je ne crois pas que l'or puisse redescendre à 1000 $ l'once comme le prédisent certains. Les asiates veillent et achètent la moindre baisse. N'oublions pas que l'inflation monétaire est partout et qu'elle impacte actuellement plus les pays émergents en termes de hausse des prix.

Le gaz naturel est stable et au plus bas. Il devrait être beaucoup moins affecté par une baisse temporaire des marchés que les autres matières premières. Les positions sont à conserver.

Les shorts sur obligations sont également à accumuler. SU7 à souffert de la baisse du dollar. Mais une rechute brutale de la paire EUR USD est probable car les dettes souveraines européennes pourraient revenir sur le devant de la scène et faire baisser au moins temporairement l'euro malgré la hausse des taux directeurs décidées par la BCE. L'Amérique de son coté est à nouveau en croissance et QE3 ne sera décidé qu'après un nouveau ralentissement. Le dollar pourrait remonter dans cet intervalle. SU7 devraient donc bénéficier d'un double levier lors de l'avènement de QE3. S10 est assez haut mais pourrait poursuivre sa hausse à plus court terme.

Quand on voit les conditions de crédit en Chine, on se rend compte que malgré les hausses de taux courts, les chinois émettent également un maximum de yuans et on comprend encore mieux l'intérêt de détenir de l'or ou de l'argent.

Sur les devises, je reste haussier sur le franc suisse qui ne dispose que de peu de moyen pour faire baisser sa monnaie et qui devrait conserver son statut de valeur refuge. Je reste partagé sur le dollar australien à court terme même si celui-ci n'a pas baissé comme je l'attendais.

Pour ceux qui ont une répartition proche des patrimoines types du Forecast, il convient de ne pas bouger. A noter que j'ai renforcé les actions défensives européennes à gros rendement et que je n'ai plus d'euros en assurance vie :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :

Or physique 10,00%
Mines d'or 7,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 1,00%
Euros 0.00%
Obligations taux fixes 0,00%
Produits monétaires chinois en Yuan 2,00%
Obligations émergents 4,00%
Obligations taux variables 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur taux longs 1,00%
Actions chinoises compartiment A et B en yuan 1,00%
Actions Emergents 4,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 5,00%
Avoirs spéculatifs 2,00%
Immobilier 50,00%

Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :

Or physique 10,00%
Mines d'or 7,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 1,00%
Euros 0,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Obligations émergents 4,00%
Obligations taux variables 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur taux longs 1,00%
Actions Emergents 5,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 4,00%
Avoirs spéculatifs 2,00%
Immobilier 53,00%

Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros : 

Or physique 11,00%
Mines d'or 9,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 2,00%
Euros 16,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Obligations émergents 6,00%
Obligations taux variables 6,00%
Obligations High Yield 3,00%
Trackers short sur taux longs 2,00%
Actions Emergents 5,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 6,00%
Avoirs spéculatifs 5,00%
Immobilier 23,00%

Précision importante : le ratio immobilier représente,comme dans une déclaration ISF,la partie amortie du bien soit sa valeur vénale inscrite à l'actif otée du capital restant dû inscrit au passif. En cas de nouvelle acquisition, il correspond à l'apport en fond propre mais est amené à croitre avec l'évolution et l'amortissement du crédit.

Synthèse

Pour synthétiser un peu mieux les allocations d'actifs, le portefeuille de plus de 1.5 millions d'Euros est réparti comme suit :

Camembert-allocation-22012011.JPG


Bonne semaine !

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 12:28

 
Par Jean Christophe Bataille


Trading

CAC

CAC-12-mars-2011.JPG

      CAC en base journalière depuis juin 2010

Le CAC a poursuivi la consolidation que nous annoncions il y a un mois. Où va-t-il aujourd'hui ? L'indice a semblé vouloir franchir à la baisse l'overlap majeur à 3930 points (ligne verte). La journée de vendredi s'est soldée par rebond du CAC Futures à 3943 et rien ne semble joué. La lutte entre les haussiers et les baissiers risque d'être importante sur ce niveau. En cas de matérialisation, l'objectif serait à 3800, autre overlap majeur (ligne rouge). J'ai personnellement parié sur une poursuite de la baisse en prenant des positions short overweek car la hausse des prix du pétrole commence à ralentir les économies du monde entier et l'inflation des prix constatée un peu partout ne pourra pas se répercuter dans tous les pays sur les salaires. Nous devrions observer un ralentissement de la croissance des profits des entreprises qui vont devoir assumer une hausse des salaires chez les émergents, une hausse des coûts matières sur toute la planète et une baisse du pouvoir d'achat des ménages. Les derniers événements au Japon ne sont pas faits pour relancer l'optimisme sur les marchés.

Pétrole

Les cours du brut vont dépendre de l'évolution géopolitique au moyen orient et au Maghreb. Il est très difficile de formuler une anticipation actuellement mais l'évolution des monnaies occidentales va dépendre du prix du brut dans les 6 prochains mois, une flambée de l'or noir étant un facteur potentiellement très inflationniste.

Gaz

Le gaz naturel devrait remonter progressivement par rapport au pétrole dans les prochaines années. Nos prises de position sur des titres comme CHESAPEAKE ou ENCANA nous offrent de belles perspectives de plus-values à cette horizon. Cette évolution pourrait se précipiter en cas d'aggravation de la situation en Algérie. C'est ce scénario que nous anticipons avec le tracker NGASP.

Gold Silver.

J'ai un objectif à 1500 $ l'once dans les 6 mois. Le trend reste haussier dans toutes les UT au dessus de H1. L'inversion de tendance à eu lieu hier dans cette UT et nous promet un nouveau cycle de hausse.

EUR USD

J'ai pris une petite position à la baisse comme certains sur le blog, 1.4000 étant une résistance difficile à franchir. Mais 1.3750 est un support important et une zone de prise de bénéfice. Ce trade est pour l'instant en break even et je reste très méfiant concernant l'évolution de la paire.

Uranium

Nous avons accumulé une position conséquente sur CAMECO avec aujourd'hui une plus value significative. Nous devrons nous interroger sur cette position dans les jours qui viennent si un accident de type Tchernobyl devait se produire au Japon. Nul doute que la catastrophe que constituerait un tel événement au plan local ou même planétaire affecterait les cours de l'uranium. Au delà des aspects financiers, j'en profite pour saluer le courage des japonais et leur exprimer toute ma compassion. Une explosion de la coupole du réacteur de la centrale en fusion serait terrible pour la population sur le plan sanitaire.


Investissement

Au delà du ralentissement que je mentionne dans la file trading, je crois que le pétrole n'a pas suffisamment monté pour provoquer un vrai double dip mais l'économie est assurément en train de freiner. Le déficit de la balance commerciale chinoise est à ce titre particulièrement parlant. Ce ne serait pas nécessairement une mauvaise chose. Les émergents pourraient souffler et l'inflation ralentir chez eux. La clé de l'évolution des marchés reste le pétrole. L'énergie est de plus en plus rare et chère. De deux choses l'une : soit le prix du pétrole reste élevé pour des raisons géopolitiques dans le monde arabe et le scénario sera celui des années 70 avec stagflation rapide. Soit le pétrole rebaisse et le scénario stagflationniste est reporté à une remontée ultérieure des matières premières en particulier énergétiques.

Stratégie d'investissement en cas de baisse des marchés actions

Comment investir dans ces situations incertaines sans avoir peur d'acheter en baisse et sans prendre le risque de perdre de l'argent ? Il existe des méthodes éprouvées mariant accumulations et prises de bénéfice que j'utilise depuis plus de 20 ans et que je ne peux que vous conseiller. Voilà comment je procède :

Pour les épargnants en Euros

Si le scénario de rechute de la croissance se vérifiait, ce serait une aubaine pour ceux qui n'ont que des supports euros. Nombreux sont ceux qui sont dans cette situation parmi les lecteurs de Futures. Il conviendrait pour eux de vendre petit à petit ces supports et d'accumuler progressivement, durant la baisse, les émergents, les matières premières et les trackers short sur obligations occidentales qui ont, de toute façon, un fort potentiel long terme.

Pour agir sans risque et de façon bien organisée, le rythme de cette accumulation peut être le suivant :

- On achète un même montant de quelques lignes de FCP commodities, métaux précieux, émergents et trackers short sur les obligations à chaque baisse de 5 %.

- Même stratégie mais à chaque baisse de 2 ou 3 % sur les FCP obligations émergents en monnaie locale et obligations indexées sur l'inflation.

Le potentiel de baisse est inconnu et dépend de nombreux facteurs. Il faut accumuler comme si les actifs avaient capacité à perdre 35 à 50 % pour les premiers et 15 à 20 % pour les seconds, donc prévoir 8 à 10 lignes en tout pour chaque catégorie. Avec cette technique d'investissement, il y a de fortes chances que vous n'investissiez qu'une partie de vos euros car la baisse envisagée est une borne maximum. Dans la réalité, elle pourrait être, soit un feu de paille, soit au contraire une chute importante, mais cette amplitude est impossible à déterminer à l'avance. Dans tous les cas, votre coût moyen d'acquisition sera plus bas que la moitié de la baisse car à lignes constantes plus les cours sont bas plus vous achetez de titres pour le même montant. On considère bien sur dans cette stratégie que la chute ne peut dépasser 50 %, ce que je crois. Si on tient compte des masses de monnaies injectées par les banques centrales de l'OCDE, il est fort possible que la baisse soit bien plus faible, même en cas de double dip. Mais même si cette baisse est minime et que le cours des différents actifs remonte rapidement, vous aurez acquis au moins une ligne à bon prix. C'est ce qui fait l'intérêt de cette méthode utilisée d'ailleurs par les investisseurs institutionnels long terme.

Pour les épargnants diversifiés

Pour ceux qui sont investis, très diversifiés et en plus value comme je le suis, il me semble peu intéressant de vendre aujourd'hui. Il conviendrait en revanche d'arbitrer les obligations pour des supports actions en cas de fortes baisses. D'une façon générale, nous pouvons encaisser des baisses de marchés sans problème avec d'énormes parachutes à la baisse comme les obligations et à degré moindre l'immobilier dont l'inertie lisse les cycles d'évolution. Revendre des actions nous ferait prendre le risque de ne plus être investis si le marché repartait de l'avant. Les métaux précieux seraient quant à eux la meilleure protection contre un départ stagflationniste.

En cas de poursuite de la hausse

Cette hypothèse ne me parait pas être la plus probable actuellement. Mais si nous observions une nouvelle montée des cours, des prises de bénéfices partiels sur les titres actions seraient justifiées en direction de 4500.

 

Bonne semaine !


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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 21:42

Par Jean Christophe Bataille.

 

Forecast image type

 

Trading

 

CAC 40

Le CAC a franchi ses résistances historiques et évolue dans un territoire qu'il n'a plus revu depuis 3 ans. La prochaine résistance se situe autour de 4500 points et nous restons pour l'instant investis en actions européennes de rendement. Les dettes des PIGs sont systématiquement achetées par la BCE et les problèmes obligataires européens sont pour l'instant reportés à plus tard.

Emergents

Les émergents n'ont pas mis en place de resserrement monétaire suffisant pour freiner leur économie et leur problème N°1 reste l'inflation. La hausse de actions devrait se poursuivre après la consolidation récente et nous restons investis.

Métaux précieux

L'or comme prévu a relativement peu consolidé et rebondi sur 1300 $. Je reste haussier et anticipe un franchissement du dernier plus haut avec un Gold index au delà de 1430.

L'argent que nous avons acheté récemment sous forme d'actions minières SILVER WHEATON est reparti à la hausse avec l'effet de levier du rattrapage qui s'opère par rapport à l'or et une vraie tendance à la monétarisation de ce métal en Chine et aux USA.

Euro

Le parcours de l'euro reste incertain. Tout va dépendre de la politique choisie par la BCE. Inflation et croissance molle ou stabilité monétaire et récession.

Energie

Le pétrole et surtout le gaz sont les matières premières qui se sont finalement le moins appréciées ces deux dernières années. Nous avons mis à profit ce retard pour augmenter nos positions en énergie avec le tracker NGASP en spéculation courte et les actions CHESAPEAKE ENERGY et ENCANA. J'ai également renforcé ma position sur VALLOUREC dont le PER estimé est autour de 10 pour 2012. On peut également s'intéresser au charbon sur repli avec des valeurs comme XSTRATA.


Forecast Investissement

J'ai dit dans mon article précédent que la montée du prix des matières premières faisait le lit de la prochaine récession-inflation appelée communément stagflation. Elle va renchérir les prix à la consommation et faire mécaniquement baisser le pouvoir d'achat.

Le délitement des monnaies devrait aboutir à terme à une hausse des taux puisque les investisseurs vont juger que la dévalorisation monétaire en cours justifie des taux d'intérêt plus élevés. Ce phénomène devrait être amplifié par le risque que courent certaines monnaies comme l'euro, le dollar et la livre du fait de l'augmentation inquiétante des dettes souveraines avec pour issue une restructuration ou un défaut de paiement. L'ensemble de ces évolutions est récessif.

Paradoxalement, l'argent quitte aujourd'hui le compartiment obligataire pour s'investir sur les actions sans que les taux longs n'augmentent malgré une désaffection pour les titres de créances et un recul de l'aversion au risque. C'est une véritable anomalie, due essentiellement à l'action hétérodoxe des banques centrales, qui permet à la croissance occidentale de se poursuivre. C'est lorsque les programmes non conventionnels vont cesser que les actions vont subir le contrecoup majeur attendu en monnaie constante. Les rendements obligataires vont en effet concurrencer le faible rendement des actions et la baisse des perspectives de plus value liée à la hausse des cours fera le reste. Ensuite la hausse des taux va impacter très fortement la trésorerie des emprunteurs occidentaux privés ou publics en faisant diminuer la consommation et en plongeant nos pays dans la récession. La hausse des matières premières ne fera qu'aggraver ce phénomène. L'immobilier devrait subir le contrecoup de la hausse des taux et également baisser en monnaie constante. Mais la valeur des biens en monnaie faciale risque de prendre un chemin bien différent si les mesures non conventionnelles ne s'arrêtent pas rapidement après QE2 et si les taux courts ne retrouvent pas un niveau normal. Dans ce cas, notre scénario se développera en monnaie constante mais pas en monnaie courante. L'expansion monétaire va se poursuivre jusqu'à ce que les salaires suivent la hausse des prix et qu'une spirale inflationniste s'installe. Celle-ci surviendra comme elle est apparue en 36 après les stimuli monétaires de Roosevelt alors que les prix de l'énergie et des matières premières n'avaient autant d'importance qu'aujourd'hui :


Inflation-France-depuis-1901.gif

 

Source http://www.france-inflation.com/graphique-inflation-depuis-1901.php

 

Le taux d'inflation est monté à 25 % en 1937 ! La suite est connue et l'inflation a explosé en temps de guerre ... Rien ne nous permet de dire que de véritables conflits apparaitront comme en 1940 mais nous pouvons être certains que les désordres monétaires vont se poursuivre un bon moment. On peut me rétorquer que nous ne sommes pas dans les années trente et que les banques centrales ont désormais la capacité à piloter finement les évolutions monétaires. Le problème est que la politique qu'elles conduisent actuellement est beaucoup plus inflationniste que celle de Roosevelt ...

Les biens tangibles que sont les métaux précieux, les matières premières, l'immobilier et les actions vont plus ou moins flotter sur l'inflation. Et pour lutter contre l'inflation les investisseurs ne se précipiteront pas vers les obligations tant que les taux ne se seront pas stabilisés à niveau élevé. Les épargnants vont se réfugier dans les biens tangibles. Leur prix baissera donc probablement en monnaie constante mais pas en valeur faciale. Ces investissements permettront donc de limiter les pertes liées à la chute des monnaies. Pour contrer les phénomènes inflationnistes et récessifs dans un contexte d'une hausse des taux, il faut donc avoir de l'or, de l'argent, des matières premières, des émergents et éviter les actions cycliques ou de croissance des pays qui vont subir cette hausse des taux : Europe, USA. Il faut enfin se prémunir contre la hausse des taux avec les ETF short sur obligations que nous avons commencé à accumuler.

Mais finalement quel sera le meilleur placement et le grand gagnant des années à venir ? Je l'ai déjà dit et conseillé plusieurs fois : l'immobilier à crédit contracté à taux fixe. L'inflation ne sert que les débiteurs puisque leur dette se déprécie comme peau de chagrin avec le temps. 6 % parait être un rendement suffisant pour faire une bonne affaire car cela permet de démarrer un emprunt avec un différentiel de taux de 3.5 %. Je conseille même de vendre certains biens immobiliers, de placer l'argent en métal précieux et d'acheter un nouveau bien du même prix à crédit et à taux fixe. Il conviendra ensuite de revendre l'or et de racheter son crédit lorsque les taux réels seront redevenus positifs. Ce n'est pas pour demain ... On peut également comme je l'ai déjà fait et conseillé vendre à une SCI dont on est l'actionnaire un bien immobilier que l'on possède déjà en nom propre. Petite astuce supplémentaire : il est préférable de faire une augmentation de capital pour que la SCI achète le bien et de financer l'apport en capital en s'endettant soi-même. L'avantage : le capital social augmente et l'imposition sur la plus value à la revente sera beaucoup plus faible.

Voilà pourquoi nos patrimoines types conservent la même philosophie :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :

Or physique 10,00%
Mines d'or 7,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 1,00%
Euros 1,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Produit monétaires chinois en Yuan 2,00%
Obligations émergents 4,00%
Obligations taux variables 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur taux longs 1,00%
Actions chinoises compartiment A et B en yuan 1,00%
Actions Emergents 4,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 4,00%
Avoirs spéculatifs 2,00%
Immobilier 50,00%

Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :

Or physique 10,00%
Mines d'or 7,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 1,00%
Euros 0,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Obligations émergents 5,00%
Obligations taux variables 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur taux longs 1,00%
Actions Emergents 5,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 3,00%
Avoirs spéculatifs 2,00%
Immobilier 53,00%

Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros : 

Or physique 11,00%
Mines d'or 9,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 2,00%
Euros 19,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Obligations émergents 5,00%
Obligations taux variables 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur taux longs 2,00%
Actions Emergents 5,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 6,00%
Avoirs spéculatifs 5,00%
Immobilier 23,00%

Précision importante : le ratio immobilier représente, comme dans une déclaration ISF, la partie amortie du bien soit sa valeur vénale inscrite à l'actif otée du capital restant dû inscrit au passif. En cas de nouvelle acquisition, il correspond à l'apport en fond propre mais est amené à croitre avec l'évolution et l'amortissement du crédit.

Synthèse

Pour synthétiser un peu mieux les allocations d'actifs, le portefeuille de plus de 1.5 millions d'Euros est réparti comme suit :

Camembert-allocation-22012011.JPG

Bonne semaine !

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 07:17

 

Par Jean Christophe Bataille

 

Forecast image type

 

Trading

 

CAC 40

Mon commentaire sera court cette semaine. Le CAC a ébauché une consolidation à 3950, le VIX ayant atteint des niveaux de vente sur les actions. Une nouvelle hausse est en cours avec un potentiel approximatif à 4090. Une correction plus importante reste pour moi probable à l'issue de ce mouvement d'appréciation.

 

EUR USD

Comme prévu la paire ne s'est pas dépréciée mais est allé conquérir la zone 1.35-1.37. A partir de 1.37, la situation devient dangereuse pour l'euro et il faut sortir de toute spéculation longue. Une nouvelle baisse est possible, le dollar pouvant se renforcer avec  une nouvelle poussée d'aversion au risque et la consolidation anticipée des marchés actions.

 

Gold Silver

Il faut profiter de la consolidation de l'or, de l'argent et de la hausse de l'euro pour compléter les positions. Le potentiel de baisse est pour moi plus faible que ne le disent de nombreux analystes car beaucoup d'investisseurs ne sont pas suffisamment placés sur ces métaux et ils n'attendront pas 1000 dollars l'once d'or pour renforcer. 1330 dollars et 1315 devraient être des supports importants pour le Gold index. S'ils sont franchis le potentiel de baisse est à 1156.

Pour le Silver, 26.75 et 25 $ sont les supports à prendre en compte.

 

Oil

Peu de mouvements à attendre pour l'instant. On est dans un canal haussier bien dessiné. Le baril devrait rebondir sur 88 dollars.

 

 

Investissement

 

Je m'aperçois dans bon nombre de commentaires du blog que les horizons de placements sont différents pour les uns et pour les autres. Je lis par exemple que l'inflation n'est pas encore là et qu'il ne faut pas se positionner dans cette perspective. Ma réponse est tranchée : il ne faut jamais investir à la nouvelle. C'est en général beaucoup trop tard. Le risque d'inflation a été identifié par les marchés il y a déjà 8 huit ans. Les perspectives de pénurie des matières premières liées à la montée en puissance des émergents et les politiques monétaires accommodantes ont alerté les investisseurs les plus avisés en 2003. L'or a depuis été multiplié par 4 et l'argent a suivi le même chemin car de nombreux intervenants opportunistes ont emboîté le pas aux précurseurs de cette idée. Il est aujourd'hui déjà très tard et une grosse partie des plus-values est engrangée. J'ai moi même investi un an trop tard sur l'argent alors que mon timing a été excellent sur l'or.

Autre exemple : je lis qu'il faut attendre la convertibilité du yuan pour se positionner sur les produits monétaires et actions libellés en yuan. Je ne le crois pas. Il faut, au contraire, prendre position maintenant quand personne n'en a envie. La convertibilité va certes prendre du temps mais des accords progressifs d'appréciation du yuan vont voir le jour bien avant que celui-ci ait intégré le système de change flottant. Une intégration brutale est impossible, le compartiment obligataire et actions chinois exploserait à la hausse. Mais l'appréciation progressive du yuan est inévitable. Il faut se souvenir des accords de Plazza avec le Japon. Comme a l'époque, la pression américaine va se faire de plus en plus importante et le yuan va devenir une monnaie très forte. Il faut etre au début de ce mouvement, pas à la fin. Je reste formel sur ce conseil, c'est maintenant qu'il faut y aller. Je me suis positionné largement sur l'obligataire à échéance courte, je renforcerai prochainement avec la baisse de Shanghai sur les actions A et B comme je l'ai déjà conseillé dans un précédent article.

Je voudrais aller plus loin dans ce forecast. Les lecteurs de Futures se précipitent aujourd'hui sur les matières premières. Leur potentiel long terme est très bon , je l'ai redit il y a peu, mais je rappelle que j'en ai acheté de grosses quantités en 2009 à un prix dérisoire quand tout le monde disait qu'il était trop tôt pour acheter quoi que ce soit. Aujourd'hui le risque de correction à court terme est beaucoup plus important sur ces matières premières qu'à l'époque. La raison est simple : les fonds de placement s'en sont gavés. J'ai alerté dans mes commentaires sur une baisse prévisible du CRB. Des prises de bénéfices sont en cours. Mais sur le fond, les matières premières restent un investissement de long terme. Elles ne peuvent que s'apprécier avec le temps malgré les soubresauts des prix. Elles sont un rempart contre l'inflation et, libellées dollars canadiens ou australiens, elles permettent d'espérer un effet de change favorable.

J'investis toujours à 5 ans au minimum. C'est fondamental. La bourse anticipe tellement qu'il faut être le premier pour gagner. Quand on investit à 1 ou 2 ans on est toujours en retard et on fait partie du troupeau. Je l'ai dit dans mes voeux, le prochain mouvement à anticiper dans quelques années est une récession liée à une hausse trop importante des matières premières. Un choc sur l'énergie et les matières premières est prévisible. Cette récession sera inflationniste et sera liée aux coûts.

En conclusion :

- On peut accumuler les matières premières à la baisse mais attention aux à-coups. Il faut les acheter intelligemment sur repli en accumulant des lignes à la baisse en volume constant avec la méthode que j'ai maintes fois décrite. 

- On peut accumuler le Silver à la baisse car je crois qu'il atteindra facilement 50 $ l'once.

- On peut accumuler le gaz naturel qui est sous évalué actuellement. Je crois en son potentiel de croissance à long terme pour toutes les raisons exposées antérieurement. On peut rajouter que le potentiel des shale gaz est probablement surévalué à cause des dégâts environnementaux que produisent les nouvelles technologies d'extractions. Cela ne manquera pas de faire monter le prix de cette énergie aux vertus écologiques par d'autres aspects.

- On peut se couvrir contre une hausse des taux avec les trackers que j'ai plusieurs fois mentionnés.

- Sur le plan des performances, je voudrais signaler la bonne évolution des défensives à haut rendement qui grâce au jeu des dividendes approchent leur niveau d'avant crise sans trop subir les aléas du CAC 40.


Les allocations des patrimoines types évoluent progressivement vers :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :

 

Or physique 10,00%
Mines d'or 7,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 1,00%
Euros 1,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Produit monétaires chinois en Yuan 2,00%
Obligations émergents 4,00%
Obligations taux variables 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur taux longs 1,00%
Actions chinoises compartiment A et B en yuan 1,00%
Actions Emergents 4,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 4,00%
Avoirs spéculatifs 2,00%
Immobilier 50,00%

 

Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :

 

Or physique 10,00%
Mines d'or 7,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 1,00%
Euros 0,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Obligations émergents 5,00%
Obligations taux variables 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur taux longs 1,00%
Actions Emergents 5,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 3,00%
Avoirs spéculatifs 2,00%
Immobilier 53,00%

 

Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros : 

 

Or physique 11,00%
Mines d'or 9,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Silver 2,00%
Euros 19,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Obligations émergents 5,00%
Obligations taux variables 5,00%
Obligations High Yield 2,00%
Trackers short sur taux longs 2,00%
Actions Emergents 5,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes à gros rendement 6,00%
Avoirs spéculatifs 5,00%
Immobilier 23,00%

 

Précision importante : le ratio immobilier représente, comme dans une déclaration ISF, la partie amortie du bien soit sa valeur vénale inscrite à l'actif otée du capital restant dû inscrit au passif. En cas de nouvelle acquisition, il correspond à l'apport en fond propre mais est amené à croitre avec l'évolution et l'amortissement du crédit.

 

Synthèse


Pour synthétiser un peu mieux les allocations d'actifs, le portefeuille de plus de 1.5 millions d'Euros est réparti comme suit :

 

Camembert-allocation-22012011.JPG

 

Vous noterez qu'il est conçu pour résister à l'nflation mais qu'il est capable de très bien supporter les coups de grisou sur les marchés actions.

 

Bonne semaine !

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 15:14

Par Jean Christophe Bataille.

 

http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2009/03/champagne.jpg


Je pourrais céder à la tentation de publier un bêtisier de l'année écoulée et évoquer les gens qui pensaient que le CAC descendrait autour de 1000 points, que le pétrole finirait à 12 $ et l'or à 300 $ !

Je m'en abstiendrai car la prévision est un art difficile et il faut savoir rester humble lorsqu'on la pratique sous peine de retrouver ses propres anticipations dans le bêtisier de l'année suivante …

Force est de constater que ce sont les analystes les plus conventionnels et les moins catastrophistes qui ont eu raison en 2010. Les indices actions sont restés à des niveaux raisonnables, et ni la déflation, ni l'inflation ne se sont manifestées, de façon officielle en tout cas ... C'est que nous anticipions et continuons d'anticiper chez Futures dans l'attente d'une détérioration monétaire dont le calendrier reste difficile à prévoir.

Cela veut-il dire que la croissance de 10 % des actions occidentales, la modération des taux d'intérêt et l'absence de troubles monétaires majeurs anticipée cette année par les mêmes analystes vont se réaliser ? C'est possible et je garderai le même cap que l'an dernier. Dans l'attente d'une inflation par les coûts, la croissance forte des économies émergentes devrait se poursuivre sans trop de heurt. Seules les incertitudes monétaires pourraient venir troubler le jeu en Europe et aux Etats Unis.

Pourquoi ne sombrons nous pas dans le catastrophisme et pourquoi conservons-nous toujours les mêmes thêmes d'investissement ?

Réfléchissons un peu …

Quelles évidences pouvons-nous déduire des 3 années qui viennent de s'écouler ? :

1. L'économie des émergents a continué de croître de plusieurs pour-cents quand en 2008-2009, les pays occidentaux sont tombés en récession de 3 à 7 %. L'explication de la bonne tenue des économies émergentes est double : 

• Le reliquat de consommation de l'occident parvient à entretenir l'activité exportatrice émergente à un niveau suffisant pour que les pays neufs ne rentrent pas eux-mêmes en récession. Leur consommation intérieure est ensuite capable d'alimenter le reste de leur activité. Elles vivent leurs trente glorieuses et l'état moribond de nos économies ne les perturbe pas outre mesure.

• Ces pays disposent de suffisamment de réserves de change pour relancer leur croissance, si nécessaire, par un stimulus de type keynésien sans altérer leur structure budgétaire.

2. Les pays occidentaux refusent toute idée de déflation et créeront de la monnaie tant que l'on ne les en empêchera pas. Mais les marchés peuvent-ils les en empêcher si la monétisation à outrance limite la hausse des taux longs ? ...

3. La création illimitée de monnaie occidentale va alimenter l'investissement dans les pays émergents et va nourrir la hausse des matières premières en monnaie courante avant même le contexte de pénurie à venir ...

4. La désindustrialisation et le surendettement global occidentaux empêchent toute reprise significative de la croissance chez nous.

 

Que peut-il se passer ensuite ?

1. Les monnaies occidentales pourraient perdre de la valeur contre les monnaies émergentes.

2. Les émergents devraient lutter contre l'inflation générée par leur surchauffe économique et l'afflux de liquidités occidentales en montant leurs taux courts et en réduisant la liquidité domestique.

3. Les matières premières devraient devenir très chères pour les occidentaux mais à moyen terme s'apprécier également chez les émergents par effet de pénurie.

4. Le prix des produits fabriqués par les émergents devraient devenir beaucoup plus coûteux pour les occidentaux du fait de l'appréciation des matières premières, la revalorisation des monnaies et des salaires émergents.

5. Les prix à la consommation devraient donc augmenter en occident car notre consommation dépend en grande partie de la production réalisée dans les pays low cost.

6. Cette inflation importée devrait freiner la croissance et aggraver le chômage en occident.

7. Ce faisant, elle pourrait faire baisser les actions en monnaie constante mais pas nécessairement en monnaie courante.

8. Les salaires devraient suivre en monnaie courante parce que les IPC officiels ne pourront pas masquer l'explosion des prix. La répartition des prix de ces IPC ira dans le sens d'une forte appréciation car ce sont les produits actuellement surpondérés dans les indices qui vont augmenter.

9. Les métaux précieux devraient poursuivre leur hausse. Une mention spéciale pour le Silver dont l'orientation pointe désormais vers l'inflation.

10. Les matières premières devraient monter moins fortement en monnaies émergentes qu'en monnaies occidentales permettant aux émergents de connaitre un niveau de croissance suffisant.

11. Mais à moyen terme, le squizz sur les capacités de production des matières premières devrait tout de même faire monter leur prix de façon conséquente même en monnaie émergente limitant dans une certaine mesure le potentiel de croissance des pays neufs.

12. Ce frein à la croissance devrait alors limiter la hausse des matières premières pendant un temps mais leur prix devrait ensuite remonter de plus belle dès que les économies feront mine de repartir.

13. Les sociétés minières, en développant de nouvelles capacités de production, devraient augmenter leur volume d'affaire. Leur croissance serait ensuite relayée dans les reprises économiques par une nouvelle augmentation des prix liée à une nouvelle hausse de la demande. Ce cercle vertueux pour les minières devrait se poursuivre à très long terme pour aboutir à de véritables conflits économiques sur l'accès des différents blocs politiques mondiaux aux ressources essentielles. Ce que nous observons sur les terres rares n'est que le prélude de ces grandes manoeuvres.

14. Si la croissance des émergents peut être freinée par l'augmentation du prix des matières premières, le prix des matières premières ne peut que grimper en particulier dans nos monnaies.

15. Sans tomber dans le catastrophisme, un scénario pourrait venir aggraver les choses, celui d'une perte de confiance dans les monnaies occidentales qui aboutirait à un krach obligataire. Dans ce cas, la fuite devant la monnaie qui suivrait ne ferait qu'exagérer les tendances inflationnistes et récessives et favoriser la montée du prix des matières premières en monnaies occidentales. C'est pourquoi cette éventualité ne change en rien notre politique d'investissement puisqu'elle en renforcerait le bien fondé.

Que déduire de ces prévisions pour les années à venir ? :

1. La stagflation est inéluctable en occident. Les métaux précieux, les obligations indexées sur l'inflation et l'achat d'immobilier à crédit et à taux fixe sur 20 ans sont les meilleures défenses contre cette évolution.

2. Krach obligataire ou inflation importée, les taux longs finiront par monter et je parie que la monétisation des dettes souveraines cessera lorsque les indices des prix augmenteront dans les faits car les taux réels ne peuvent se négativer au delà d'une certaine limite et la montée des taux deviendra légitime dans l'inflation. L'achat de produits dérivés short sur les obligations du trésor à échéances longues américaines et européennes est une couverture intéressante contre la dépréciation à venir des dettes souveraines.

3. Les monnaies émergentes vont continuer à s'apprécier contre nos monnaies. Mais les émergents pourront aussi subir des pressions inflationnistes rendant plus aléatoire la détention d'obligations longues de ces pays. Un arbitrage sera nécessaire le moment venu. Les actions, les actifs monétaires, les obligations à maturité courte doivent leurs être préférées. Les actifs en yuans sont ceux qui ont le meilleur potentiel puisque cette monnaie est maintenue artificiellement basse depuis de nombreuses années par les accords sino-américains. Ces derniers ne peuvent perdurer car la montée du prix des matières première en dollars, donc en yuans, finira par rendre désavantageuse la parité fixe yuan dollar actuelle pour les chinois. Par ailleurs les actions de Shanghaï, difficiles d'accès aux étrangers, n'ont pas pour l'instant réalisé leur véritable potentiel de performance. Les actions domestiques et les produits monétaires chinois libellés en yuans restent donc pour moi des opportunités extrêmement intéressantes pour l'investisseur long terme.

4. Vous l'aurez compris, la pérennité de la croissance des émergents me paraît assurée même si celle-ci devrait obéir aux cycles économiques habituels. Sa seule limitation sera le prix des matières premières. Cela signifie que nous pourrons vivre de nouveaux ralentissements avec corrections significatives sur les actions émergentes mais que le prix des matières premières continuera de croitre sur le long terme. C'est donc ce compartiment des matières premières qui me paraît le plus porteur à cet horizon. Une mention spéciale pour l'énergie ! A accumuler régulièrement et à chaque fois que le secteur consolide et que la croissance mondiale subit un accès de faiblesse …

 

Voilà les quelques idées qui continueront à guider mes investissements pour cette année et les années suivantes.

Tout en espérant que les analyses de Futures continueront à vous faire réaliser de fructueux placements, je vous souhaite à tous une très bonne et très heureuse année 2011.

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 06:14

Par Jean Christophe Bataille.

 

http://www.le-buzz-immobilier.com/wp-content/uploads/2010/01/yuan.jpg

 

Pour profiter de l'évolution du Yuan, j'ai cherché le moyen de créer une allocation d'obligations et actions chinoises en monnaie locale dans le patrimoine Forecast. Deux fonds lancés il y a trois ans par Edmond de Rothschild Asset Management, paraissent répondre à cet objectif :

- Saint-Honoré ChinAbsolute N, FR0010537357, libellés en euros, investis principalement dans les produits monétaires et les obligations chinoises à maturité courte cotés en yuan sur les marchés de Shanghai et de Shenzhen, couvert contre le risque de change EUR USD, mais exposé au risque RMB USD.

- Saint Honoré ChinAgora N, FR0010341222, libellés en euros, fonds d'actions chinoises ayant accès aux compartiment A et B permet de profiter de la croissance domestique chinoise, également couvert contre le risque de change EUR USD, mais exposé au risque RMB USD.

Cette accès aux titres de créances de la Chine "populaire" et aux actions aux compartiment A de Shanghai et B de Shenzhen accordé à la maison Rothschild est rare sur le marché et est contingenté par le gouvernement chinois.

Il est intéressant d'acheter ces deux fonds en surpondérant ChinaAbsolute N car les actions chinoises sont aujourd'hui un peu chères.

Attention, le montant minimum du premier achat de ces fonds est de 10000 euros et cette souscription n'est possible que sous certaines conditions d'éligibilité **.

Pour les très gros patrimoines et les achats importants, négociez âprement avec votre banque les frais de souscription qui sont de 5 % en achat standard.

ChinaAbsolute N intègre donc, pour les épargnants éligibles, le patrimoine type du Forecast supérieur à 1.5 M euros dans la rubrique obligations émergentes pour 2% du patrimoine. Ces 2% viennent se rajouter au pourcentage de 5 % d'obligations émergentes déjà existantes portant l'ensemble du compartiment obligataire émergent à 7 %. ChinAgora N vient de son coté augmenter la pondération actions émergentes de 1% pour la passer à 5 %. La part en support euros assurance vie descend donc à 3 %.

Comme dit précédemment, les actions chinoises sont, contrairement aux obligations, aujourd'hui un peu chères, d'où une plus faible pondération de ChinAgora. Après la hausse des taux courts chinois, une consolidation est possible. Celle-ci est d'autant plus plausible que la montée du Yuan pourrait se traduire par une baisse de l'activité chinoise. Les indicateurs économiques avancés anticipent un ralentissement de la croissance chinoise. Je préfère l'anticiper et ne pas surpondérer l'allocation actions chinoises qui n'est que de 1%. Il sera toujours temps de l'augmenter en cas de consolidation.

Le patrimoine du Forecast supérieur à 1,5 millions d'euros qui a bénéficié de plusieurs modifications ces derniers temps tend à réduire son exposition au support euros de l'assurance vie pour augmenter des postes aux meilleures perspectives de plus values et de sauvegarde du capital en monnaie constante. Il devient donc en arrondissant les pourcentages :

Or physique 10,00%
Mines d'or 7,00%
Mines d'or moyenne importance 1,00%
Euros 3,00%
Obligations taux fixes 0,00%
Obligations émergents 7,00%
Obligations taux variables 5,00%
Obligations High Yield 1,00%
Actions Emergents 5,00%
Energie matières premieres 5,00%
Actions défensives européennes 4,00%
Avoirs spéculatifs 2,00%
Immobilier 50,00%
   

* *  Ces fonds ne peuvent pas faire l'objet d'un appel public à l'épargne. Il s'agit d'investissements risqués selon la définition de l'AMF, réservés aux gros patrimoines et aux investisseurs avertis :
Souscripteurs concernés :
Conformément à l’article 413-2 du règlement général de l’AMF, la souscription et l’acquisition des parts ou actions de ces fonds sont réservées :
1° Aux investisseurs qualifiés mentionnés au premier alinéa de l’article 214-35-1 du Code monétaire et financier ;
2° A l’État, ou dans le cas d’un État fédéral, à l’un ou plusieurs des membres composant la fédération
3° A la Banque centrale européenne, aux banques centrales, à la Banque mondiale, au Fonds monétaire international, à la Banque européenne d’investissement ;
4° Aux investisseurs dont la souscription initiale est d’au moins 10 000 euros et qui ont occupé pendant au moins un an, dans le secteur financier, une position professionnelle leur ayant permis d’acquérir une connaissance de la stratégie mise en oeuvre par l’OPCVM qu’ils envisagent de souscrire ;
5° Aux sociétés répondant à deux des trois critères suivants, lors du dernier exercice clos :
a) Total du bilan social supérieur à 20 000 000 d’euros ;
b) Chiffre d’affaires supérieur à 40 000 000 d’euros ;
c) Capitaux propres supérieurs à 2 000 000 d’euros ;
6° Aux investisseurs dont la souscription initiale est au moins de 10 000 euros et qui détiennent, pour une valeur totale supérieure ou égale à 1 000 000 euros, des dépôts, des produits d’assurance vie ou un portefeuille d’instruments financiers ;
7° Aux investisseurs dont la souscription initiale est supérieure ou égale à 125 000 euros.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 11:18

Par Jean Christophe Bataille


Forecast image type

 

Un point sur nos investissements en prenant pour référence les allocations du patrimoine supérieur à 1.5 million d'euros :

 

Nos fonds actions émergentes et commodities (désormais 9 % du patrimoine) progressent très fort sur les derniers mois. Les liquidités du marchés se sont reportées massivement sur ces secteurs dès la première annonce du QE2 avec la volonté de mettre les avoirs à l'abri de la baisse du dollar.

Les fonds actions européennes à gros rendement pérenne (4 % du patrimoine) ont progressé de 4 % ces derniers mois et profiteront largement de la saison des dividendes au printemps. Ils constituent pour moi un socle très solide quelle que soit l'évolution des marchés et des monnaies.

Nos fonds obligations émergentes (désormais 5% du patrimoine) gagnent autour 20 % depuis un an. Comme prévu, les hauts rendements et l'appréciation récente des devises émergentes ont poussé cette classe d'actif. Cette forte appréciation des devises pourrait devenir inquiétante pour la capacité à exporter de ces pays en cas de poursuite du mouvement.

Les fonds obligations indexées (4% du patrimoine) gagnent 4.36 % depuis notre conseil d'achat et font mieux que les obligations à taux fixe prouvant que malgré la dichotomie du marché, celui-ci n'anticipe pas de déflation.

La partie euro située dans notre enveloppe assurance vie risque, elle, de ne pas rapporter plus de 3 % cette année du fait de la baisse des taux obligataires et des impératifs de couverture des assureurs après Bale III. Le jeu des plus values et des achats sur les autres compartiments fait que, après réactualisation, cette allocation ne représente désormais que 10 % de nos avoirs.

 

Plus ponctuellement :


Cameco, mine d'uranium canadienne, grosse ligne d'actions achetée en direct il y a peu, gagne 7 % en euros et beaucoup plus en dollars canadiens, mais l'euro a beaucoup monté, limitant notre plus value.

Les parapétrolières françaises que nous accumulons à nouveau dans un PEA depuis février 2010 ont toutes engrangés de beaux profits avec l'arrêt du moratoire sur les forages profonds.

Le fond Pictet Water gagne 3 %.

 

Pour la partie séculative :


La partie spéculative de nos avoirs à souffert d'une perte en Bx4 sur le dernier swing short engagée pour 1 % de notre patrimoine, soit 0.05 % de celui-ci (stop situé à 5% du point d'entrée). L'utilisation des trackers sur indice est désormais totalement abandonnée sur Futures au même titre que celle des turbos au profit des CFD, beaucoup plus adaptés. La perte sur tracker est compensée par un bilan nettement positif du compte broker réalisé essentiellement sur le CAC et sur le pétrole joués en CFD. S'y ajoute la position à faible volume et stop éloigné que j'avais conseillée dans la file trading pour jouer la hausse de l'euro sans risquer de se faire sortir par le balayage des programmes de trading automatique de plus en plus génants sur le Forex (marché des devises). Les montants engagés, s'ils peuvent être importants en prises de position, ne nous font jamais risquer plus de 0.10 % du patrimoine grace au jeu des volumes et des stop loss comme enseigné dans les articles de formation au trading. Les objectifs de gains sont systématiquement positionnés à 3 ou 4 fois le risque, soit une perpective de gain maxi par trade de 0.40% du patrimoine. Le compte broker est situé aujourd'hui à près à 2.5 % du patrimoine mais bien évidemment les engagements spéculatifs peuvent être bien supérieurs en fonction du levier choisi. Comme nous l'avons vu plus haut, ils restent toutefois strictement limités par le money management. Pour les plus petits patrimoines, le compartiment spéculatif peut être porté à 5% des avoirs.

 

Les répartitions patrimoniales courant octobre 2010 sont :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :

Or physique 10%
Mines d'or 7%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 10%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 5%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 4%
Energie matières premieres 5%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 47%



Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :


Or physique 10%
Mines d'or 7%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 6%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 5%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 4%
Energie matières premieres 5%
Actions défensives européennes 3%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 52%



Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros :

 

Or physique 11%
Mines d'or 9%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 25%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 5%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 5%
Energie matières premieres 6%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%
Immobilier

22%

 

 

Précision importante : le ratio immobilier représente, comme dans une déclaration ISF, la partie amortie du bien soit sa valeur vénale inscrite à l'actif otée du capital restant dû inscrit au passif. En cas de nouvelle acquisition, il correspond à l'apport en fond propre mais est amené à croitre avec l'évolution et l'amortissement du crédit.

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 09:37

Par Jean Christophe Bataille

 

 

http://www.crepuq.qc.ca/elections-quebecoises-2008/IMG/png/Les-enjeux.png

 

 

Les autorités monétaires conduisent un jeu d'équilibriste assez performant tant chez les émergents qu'en occident. La croissance continue d'évoluer positivement malgré l'excès de dettes et les monnaies font preuve d'une relative stabilité. L'évolution des indices à court terme est toutefois difficile à anticiper car si le double dip de l'économie mondiale attendu par les Cassandres est possible, la rechute profonde de l'économie qu'ils annoncent pourrait n'être qu'un simple ralentissement. La vigueur des économies émergentes protège encore et toujours l'économie mondiale et la revalorisation progressive du yuan préfigure une accélération du découplage sino-occidental. Si j'ai la certitude de la montée de l'inflation à long terme, celle-ci ne surviendra que progressivement avec l'ascension des coûts salariaux émergents, la revalorisation des monnaies émergentes et la montée du prix des MP, L'activisme des banques centrales et le pilotage des autorités politiques devraient, en tout cas pour l'instant, éviter un krach obligataire et le démarrage d'une hyperinflation. La diversification reste donc à l'ordre du jour.

J'ai acheté pour ma part durant la baisse de juillet et dans un esprit d'accumulation d'actifs tangibles quelques actions parapétrolières françaises en direct et quelques actions internationales très diversifiées via un fond commun de placement dont l'allocation d'actifs (matières premières, énergie, or, émergents) et la politique de couverture correspondent à ma stratégie de placement. A chacun de faire son choix et d'accumuler dans les creux de marchés tout en gardant une importante réserve d'actifs monétaires ou obligataires garantis pour profiter de niveaux inférieurs.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 08:38

Par Jean Christophe Bataille.

 

 

Forecast image type

 

 

C'est dans les fortes périodes de pessimisme qu'il faut acheter. Ce n'est jamais évident de le faire. Pour bien comprendre la baisse actuelle des marchés, voici un certain nombre de chiffres :


Les sociétés du CAC produisaient 50 milliards de bénéfice en 2000 et le CAC était à près de 7000. En 2010, on anticipe 80 milliards de bénéfice et le CAC est à 3350. France télécom sert 9 % de rendement quand les obligations d'états ne servent que 3% et restent très demandées comme en Espagne hier. Le PER moyen des titres du CAC s'approche progressivement de 10 qui est une valeur historiquement basse.


Après une aversion à l'Europe, à la monnaie européennes et aux actions européennes alimentée par la cabale conduite par les agences de notation américaines, les marchés ajoutent désormais l'anticipation d'une double récession mondiale. Que celles-ci se manifestent ou pas, les investisseurs jouent le scénario du pire. Si la baisse continue, certaines actions émergentes ou directement liées à la croissance des émergents vont atteindre des cours très attractifs pour le long terme. Personne ne pourra me faire croire que la croissance des émergents va s'arrêter brutalement et pour de longues années. Il suffit de se rendre en Chine pour le comprendre. Pour ceux qui croient dur comme fer au hard landing de la Chine voici le témoignage de CLSA spécialiste de l'investissement en Asie, dans un rapport : "l'avenir de l'Asie est en Asie" (source Chris Mayer)

Pendant longtemps, l'économie de la Chine (et de l'Asie en général) s'est concentrée sur les services à l'Occident, sur l'exportation. Il s'opère aujourd'hui une transformation : la montée du consommateur asiatique.

Une donnée clé ici, c'est le revenu disponible. CLSA déclare que le nombre d'Asiatiques (hors Japon) avec un revenu disponible de 3 000 $ par an va passer de 570 millions à 945 millions d'ici 2015. Plus de deux tiers de cette augmentation viendra de la Chine.

Comme le remarque CLSA, "les dépenses de consommation de cette classe moyenne vont passer de 2 900 milliards de dollars US à 5 100 milliards de dollars US, avec une contribution de 69% de la part de la Chine, 16% de l'Inde, et 4% de l'Indonésie". D'ici 2014, près de 44% de la population chinoise va atteindre ce seuil des 3 000 $ -- une augmentation de 9% par rapport à 2009.

 

Les grosses sociétés internationales indispensables à l'Asie ou au Brésil ont réalisé de tels efforts de productivité qu'elles devraient largement profiter de la croissance de ces pays dans les années qui viennent. La baisse actuelle et éventuellement à venir pourra donc être mise à profit pour accumuler des positions dans les proportions dictées lors du dernier forecast. La consigne est toujours la même : accumulation lente.

 

Sur les autres sous jacents, l'or et le pétrole consolident mais la consolidation du premier risque d'être de courte durée et 1100 dollars devrait être un point bas pour l'once d'or. Graphiquement le petrole WTI pourrait bien aller sous 67 $ si le pessimisme poursuit son chemin.

 

La surprise vient de l'euro qui, depuis quelques jours et nous verrons si cela durera, ne focalise plus l'attention des marchés. Le thème de l'été pourrait bien être : haro sur l'amérique !

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 08:17

 

Par Jean Christophe Bataille


Forecast image type

 

 

Wall Street a perdu plus de 1 % hier.

 

Quelques éléments à bien prendre en compte :

 

- Les statistiques économiques sur la croissance US sont à nouveau décevantes.

 

- La Chine risque de freiner encore son économie pour éviter la surchauffe.

 

- Les chinois qui épargnaient beaucoup en placant dans l'immobilier se tournent vers l'or.

 

- L'inde prend également des mesures pour controler son inflation.

 

- La dette espagnole a été dégradée hier soir à AA+.

 

- La BCE monétise la dette grecque à tour de bras.

 

- Les perspectives de croissance en Europe sont altérées par la rigueur que vont mettre en place les gouvernements. Les dettes souveraines vont cependant rester très importantes.

 

- L'asie et les USA ont clairement montré qu'ils ne laisseraient pas filer l'euro sous 1.20 $ pour éviter la survenue de conséquences néfastes pour leurs exportations.

 

- La Chine commence a adopter un discours plus souple sur une réévaluatin de sa monnaie.

 

- L'angleterre souffre de ce que tous les pays occidentaux non exportateurs subiront : une stagflation importée. La baisse leur monnaie renchérit tous les produits importés et fait grimper les prix à la consommation en cascade. Le deleveraging sur l'immobilier est bien terminé.


 

Les conséquences sont les suivantes :

 

- Nos actions cibles sont toujours les mêmes : actions émergents, parapétrolières francaises, commodities, on peut y ajouter quelques valeurs de croissance occidentales très impliquées en Asie.

 

- Survenue probable d'un épisode de course au cash avec baisse de tous les indices mondiaux,  CAC autour de 3000, à mettre à profit pour acheter nos actions cibles et de l'or, pour ceux qui n'en ont pas, si celui ci veut bien consolider. Je ne crois en aucun cas à un CAC inférieur à 2400. Le niveau de 3000 serait déjà un bon niveau d'intervention pour investir.

 

- Hausse de l'or programmée à long terme.

 

- Réévaluation du Yuan et interet des actions chinoises et émergentes à long terme.


 

Constat sur nos allocations d'actifs, notre patrimoine progresse nettement :

 

- L'or a beaucoup progressé en euros. Notre allocation est désormais à 18 % du patrimoine.


- Les obligations des pays émergents montent également de facon importante.


- Les obligations à taux indexé ont mieux progressé que les sommes placées en euros ou en cash.


- Les actions des pays émergents ont consolidé mais n'ont pas baissé pour nous du fait de la baisse de l'euro, préservant ainsi notre capital et présentant un potentiel de plus value important à long terme.


- Le fait de ne spéculer que sur une faible partie de nos avoirs évite les pertes en capital générées par les énormes contrepieds du marché de ce dernier mois. J'ai pu surfer sur l'énorme chute de Wall Street (voir file trading) mais peu de gens ont eu cette chance. Etre dans le bon timing relève le plus souvent du hasard et les indicateurs de sentiment ont vite montré leur limites sur les swings.

 

- La question que doivent se poser les investisseurs est : la somme totale de mes avoirs a-t-elle progressé depuis un mois ? Ce n'est pas : ai-je réussi mon dernier swing ? ...


 

Allocations d'actifs

 

En tenant compote des différentes hausses de nos avoirs, les répartitions patrimoniales pour les mois a venir devraient donc évoluer vers  :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :

 

 

Or physique 10%
Mines d'or 7%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 4%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 4%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 6%
Energie matières premieres 5%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 52%

 

Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :

 

 

Or physique 10%
Mines d'or 7%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 3%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 4%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 6%
Energie matières premieres 5%
Actions défensives européennes 3%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 54%

 

Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros :

 

 

Or physique 11%
Mines d'or 9%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 17%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 4%
Obligations taux variables 6%
Action Emergents 10%
Energie matières premieres 8%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%
Immobilier 23%

 

 

Précision importante : le ratio immobilier représente, comme dans une déclaration ISF, la partie amortie du bien soit sa valeur vénale inscrite à l'actif otée du capital restant dû inscrit au passif. En cas de nouvelle acquisition, il correspond à l'apport en fond propre mais est amené à croitre avec l'évolution et l'amortissement du crédit.

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 19:34

 

Par Jean Christophe Bataille


Forecast image type



Comme d'habitude, je ne prévoirai pas la fin du monde. Ce n'est pas le propos de Futures ... La situation des pays occidentaux va toutefois rester difficile car la socialisation des dettes privées réalisée en 2009 n'a bien sûr pas fait disparaitre l'endettement. Elle a, en revanche, créé toutes les conditions d'une stagflation.

Il n'y aura donc pas de déflation à la japonaise, ni de déflation du type de celle de 1929. La situation évolue comme je l'avais prévu il y a deux ans, pour toutes les raisons que j'ai déja avancées par le passé.


Nous avons plusieurs certitudes :

 

- Le découplage des émergents est désormais indubitable et il tirera durablement la croissance mondiale, éliminant tout risque de dépression profonde même si une rechute modérée des économies est probable à la fin des plans de relance, même si une nouvelle crise bancaire est possible.

 

Les chiffres donnent presque le tournis. “Chaque année, près de 80 millions de personnes intègrent les classes moyennes dans les pays émergents [...]. Exposés à de nouvelles idées, de nouveaux produits, de nouveaux marchés, les ménages des classes moyennes aspirent à consommer des produits et des services inédits [...]. En 2030, 16,1% de la population mondiale appartiendra à “la classe moyenne globale” (contre 7,6% en 2000).


Plus de 1 milliard de personnes dans les pays en développement auront accès à des produits et à des services de classe mondiale”, expose Nordea. Et Raiffeisen Capital Management d’ajouter :

“Les importations des pays BRIC dépassent désormais le volume d’importations des Etats-Unis.” Un autre chiffre : en décembre dernier, les ventes au détail au Brésil ont progressé de 9,1% en rythme annuel. Les grands réservoirs de consommateurs se trouvent donc en Chine, en Inde, au Brésil et, dans une moindre mesure, dans certains pays d’Amérique latine et du Moyen-Orient.

 

Source Moneyweek

 

- La dette souveraine occidentale déjà très importante va avoir une propension à augmenter.

 

- Les états de l'OCDE subiront la pression des marchés pour équilibrer leur budget et tenter de réduire leurs dettes.

 

- Les états obtempèreront sans pouvoir réduire suffisamment cet endettement car la paix sociale sera une préoccupation politique au moins aussi importante que l'attente des investisseurs.

 

- Les Etats-Unis seront logés a la même enseigne que l'Europe ou le Japon. La faillite de la Californie vaut largement celle de la Grèce ou celle de l'Espagne. Seules les agences de notation americaines peuvent encore affirmer le contraire ...

 

- Il ne faudra pas compter sur le FMI pour régler la crise car cette institution est essentiellement alimentée par des états endettés et ses capacités d'intervention sont insuffisantes en cas de défaillance de plusieurs pays comme l'Espagne.

 

- Si les taux longs se mettaient à monter, la tentation serait grande pour les banques centrales de monétiser a nouveau la dette des états pour contenir cette ascension.

 

- Si les banques connaissaient de nouvelles difficultés, les banques centrales injecteraient à nouveau massivement des liquidités.

 

Ces certitudes nous conduisent a penser que nous assisterons à un mélange de tentative de rigueur budgétaire et d'un important laxisme monétaire qui au final ne peut aboutir qu'à une croissance très molle, voire une nouvelle récession, et une dévaluation des monnaies en occident. Cette situation a un nom : la stagflation.

 

Celle-ci ne rentrera dans les faits que lorsque la vigueur de la croissance émergente, les sous-capacités de production en pétrole et autres matières premières et le laxisme monétaire occidental auront fait monter les prix à la consommation. Cette ascension des prix, probablement effective à l'horizon de deux ans, sera une parfaite justification à la montée des salaires qui, il faut le rappeler, restent majoritairement indexés sur les prix. Il faut comprendre que l'indice des prix sous-pondérait jusqu'à présent les dépenses courantes domestiques et sur-pondérait les produits importés. C'est l'inverse qui va se produire désormais car nous allons assister à une hausse des produits fabriqués dans les pays émergents et une hausse des matières premières :

 

- Augmentation des salaires et début de couverture sociale chez les émergents (c'est déjà le cas). C'est à dire une montée des coûts de main d'oeuvre.

- Sous capacité de production dans le domaine de l'énergie et de certaines matières premières. C'est à dire une montée des coûts-matières.

- Baisse des monnaies occidentales par rapport à tous les actifs tangibles venus des émergents.

 

La montée des prix sera également une justification à l'acceptation d'une montée des taux longs et elle sonnera le glas de l'intervention des banques centrales sur la portion longue de la courbe des taux. Cette montée se fera soit lentement, soit via un véritable krach obligataire. Le délai de survenue de la montée des taux dépendra de la tolérance des créanciers de l'occident aux grandes manoeuvres des banques centrales.

 

La stagflation devrait rester gérable. Une hyperinflation à la Weimar diffuse à tout l'occident est une hypothèse inconcevable pour moi. Celle-ci ne peut naître que dans un pays isolé, en très forte sous-capacité de production, abandonné par une communauté internationale qui poursuivrait un chemin économique et monétaire vertueux. Ce ne sera pas le cas et la dévalorisation du dollar et de l'euro obligera la communauté des états à agir de concert. Nous nous dirigerons donc plutôt vers une refonte complète du système monétaire dans un contexte de montée excessive mais supportable des prix et des revenus en monnaie courante.

 

Cette stagflation devrait se pérenniser de nombreuses années jusqu'a dilution de la dette souveraine et de l'endettement des ménages. Les banques centrales occidentales pourront alors enfin faire monter brutalement les taux courts comme le fit Volker dans le passé pour juguler l'inflation et repartir sur un nouveau cycle vertueux. Avant cela, les créanciers obligataires en particulier les retraités du baby boom auront vu leur épargne obligataire fondre comme neige au soleil. L'âge de la retraite aura été reculé de plusieurs années et le système social sera nécessairement moins généreux


***

 

Il est temps d'investir dans l'immobilier

 

Les propriétaires de biens immobiliers auront beaucoup moins perdu durant cette période car si le prix de la pierre doit baisser en monnaie constante, il montera tout de même en monnaie courante et les loyers suivront assez bien le rythme de l'inflation, augmentant ainsi les rendements vers des ratios plus proches de ceux de la médiane de la courbe de Friggit.

 

Pour les propriétaires endettés à taux fixe au niveau actuel et en cours d'amortissement, cette situation sera bien sûr une aubaine. Ils bénéficieront en effet d'un triple levier :

 

- Diminution des mensualités de crédits en monnaie constante du fait de la hausse des prix et des revenus en monnaie courante.

 

- Mise a l'abri du capital contre l'inflation.

 

- Augmentation des loyers en monnaie courante.

 

Bien sûr, une nouvelle crise systémique bancaire liée aux engagements des établissements financiers sur les dettes souveraines peut créer une nouvelle poussée de déflation sur les actifs immobiliers en réduisant l'accès au crédit mais celle-ci sera de courte durée car les banques centrales choisiront bien évidemment d'injecter des montagnes de liquidités pour empêcher tout crédit crunch.

 

C'est pourquoi, devant l'arrêt de la baisse des prix immobliers et le très bas niveau des taux d'intérêt en occident, je recommande désormais fortement l'achat immobilier à fort rendement, financé à crédit et à taux fixe, avant que ces derniers ne commencent à monter.

 

***


Les actions occidentales centrées sur les marchés domestiques peuvent se reprendre ou au contraire chuter à l'occasion d'une nouvelle crise systémique bancaire mais elles resteront à la traine en monnaie constante sur le long terme.

 

Le ratio Dow sur Gold est amené a diminuer irrémédiablement. Les actions seront donc moins profitables que dans le passé. En protection du capital, je recommande l'achat de certains fonds actions des pays émergents, les fonds matières premières dans les baisses importantes de marché et préférentiellement durant une reprise du cross EUR USD. Je conseille également d'accumuler les parapétrolieres francaises à la baisse dans le cadre d'un PEA. L'allocation des actions européennes ne devrait pas augmenter et rester axées sur le rendement telle qu'elle figure actuellement dans le forecast.

 

***

 

Il faut fuir les obligations à taux fixe occidentales et diminuer l'allocation en Euros des contrats d'assurance vie.

 

Tous les investissements de ce forecast (apport personnel achat immobilier, achat d'actions) doivent se faire en vendant les obligations ou les avoirs en euros inclus en contrats d'assurance vie dont il faut désormais diminuer la proportion.

 

***

 

L'or, en particulier physique, doit rester une composante significative du patrimoine. Pour ceux qui n'en ont pas, l'or et les minières aurifères peuvent encore être acquises dans un creux de marché. Attention, seul leur prix en euros nous intéresse.

 

***

 

Les répartitions patrimoniales pour les mois a venir devraient donc se transformer :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :

 

 

Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros

7%

Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 6%
Energie matières premieres 5%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 55%
  100%

 

  Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :

 

 

Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 3%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents

6%

Energie matières premieres 5%
Actions défensives européennes 3%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 60%
  100%

 

Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros :

 

 

Or physique 8%
Mines d'or 6%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 17%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 6%
Action Emergents 10%
Energie matières premieres 8%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%
Immobilier 30%
  100%

 

 

Précision importante : le ratio immobilier représente, comme dans une déclaration ISF, la partie amortie du bien soit sa valeur vénale inscrite à l'actif otée du capital restant dû inscrit au passif. En cas de nouvelle acquisition, il correspond à l'apport en fond propre mais est amené à croitre avec l'évolution et l'amortissement du crédit.

 


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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:28

Par Jean Christophe Bataille


Forecast image type


La statistique a été mise en ligne à 14 heures 30 vendredi : les USA ont créé 162.000 postes nets sur le mois de mars, d'après les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés vendredi par le département du Travail à Washington. Ce chiffre est le plus élevé depuis mars 2007. Le président Barack Obama s'est félicité que le pays commence "à voir le bout du tunnel".


L'AFP a commenté la nouvelle le soir : 

 

Les États-Unis ont perdu près de 8,4 millions d'emplois, soit 6% de leur population employée (hors agriculture) entre le début de la récession en décembre 2007 et février 2010.

Si elles se confirment, ces créations d'emploi feront enfin ressentir aux ménages l'effet d'une reprise économique engagée depuis l'été, et qui profitait essentiellement aux entreprises et à leurs actionnaires, peu aux salariés. "La reprise économique est en train de profiter aux travailleurs", a estimé la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.


"Les chiffres confirment le tableau de la reprise et font de sa viabilité un pari plus sûr", a dit Steven Ricchiuto, de Mizuho Securities.


Si l'économie a été aidée par 48.000 embauches dues au coup d'envoi du recensement décennal, le secteur privé a apporté une contribution décisive.

"Il est évident que le marché du travail américain reste gravement déprimé (...). Il faudra une croissance durable et robuste de l'emploi pour faire baisser ce chômage", a estimé la Maison Blanche.

Si l'on tient compte des personnes exclues de la population active comme les chômeurs dits découragés, et les salariés à temps partiel qui cherchent un temps complet, le taux de chômage "réel" a augmenté de 0,1 point en mars, à 16,9%.


Quelles conclusions faut-il en tirer ? Les marchés ont immédiatement réagi : le cross Euro Dollar a chuté.



Analyse économique


Comme je l'avais anticipé il y a plus d'un an, l'action de la FED a réussi à rompre les tendances déflationnistes de 2008 et les émergents devenus autonomes ont soutenu la croissance US en enclenchant à l'évidence un mécanisme créateur d'emploi dans le secteur privé. Ce qui permet aux américains de créer des emplois contrairement à de nombreux pays européens car la répartition géographique de leurs exportations est meilleure. 57 % des exportations des Etats-Unis vont vers des zones économiques dynamiques (Canada, Chine, émergents d’Asie, Amérique Latine, Russie et OPEP). C’est seulement 23 % pour la zone euro, d’où la croissance plus rapide des exportations américaines (source Natexis)


Sans exclure une poussée déflationniste, le scénario d'une profonde déflation avec grand plongeon des indices dans le contexte d'un non découplage des émergents  est devenu très improbable. Sans nouvelle crise bancaire, nous passerons sans transition à un environnement stagflationniste.


Le risque va désormais être celui de l'inflation chez les émergents et la contamination des pays occidentaux les moins exportateurs par cette inflation . Cette dernière va être fortement dépendante de la politique de taux des émergents. Si leurs banques centrales ne réagissent pas en resserrant l'étau monétaire, le risque de stagflation va grandir chez nous, aggravé par la hausse de la dette de nos états. Les dernières déclarations de l'agence internationale de l'énergie confirme que la production pétrolière commence à décroitre dans un contexte de consommation mondiale croissante. Nul doute que le prix de l'énergie va flamber et augmenter encore nos IPC. Par ailleurs, la réévaluation à venir des monnaies émergentes va, elle aussi, exercer une forte pression sur nos prix. Enfin la tentation protectionniste, fondamentalement inflationniste, est déjà à l'ouvrage. Il nous faut donc surveiller attentivement l'évolution des taux courts en Asie, en Inde et au Brésil.


Ce que je prévoyais en 2008 sur le plan économique et monétaire est en train de se réaliser. Il n'y aura pas de spirale déflationniste, pas de baisse des prix à la consommation et le prix des actifs s'est stabilisé.

 


Conséquence sur nos investissements immobiliers

 

Les gens qui possèdent du cash peuvent attendre encore pour acheter de l'immobilier mais les investisseurs à crédit à qui j'ai conseillé de regarder le marché peuvent désormais acheter à taux fixe des biens à fort rendement.


Analyse boursière fondamentale


Cette statistique sur l'emploi US change la donne et pourrait prolonger la hausse des actions. Les indices européens qui sont en retard en terme de valorisation pourraient profiter de l'optimisme ambiant. La baisse des indices liée à la montée des taux évoquée il y a quelques jours, pourrait ne pas avoir lieu tout de suite. Voilà pour le court terme.


Cela ne veut pas dire qu'il ne va pas y avoir de correction sur les actions dans l'année, au contraire. La hausse des taux à venir peut nous fournir des périodes de baisse des marchés. Mais il faudra systématiquement mettre à profit ces baisses pour accumuler les actions qui nous intéressent : parapétrolières et émergents.

 

On pourra objecter que les actions ont déjà bien progressé. Elles ont en fait beaucoup stagné.

 

Si on prend la valeur des indices CAC et  SP 500 en valeur or, nous constatons que le CAC n'a pas progressé depuis mai 2009. Si nous exprimons l'or en euros et pas en dollars, il a même baissé ! Le SP 500 s'en sort un peu mieux, traduisant ainsi une capacité de croissance un peu meilleure outre atlantique.

 


 

CAC-Gold-02-04-2010.JPGSPX-Gold-02-04-2010.JPG

 


Il faut toutefois bien considérer que les actions, comme l'immobilier, sont des actifs. Elles vont donc flotter sur l'inflation et nous protéger de la dévalorisation monétaire tout en subissant les baisses ou les hausses de leur activité. Quelle que soit leur évolution à court terme, il devient difficile de rester totalement en dehors des quelques actions qui ont un gros potentiel de croissance.


Nous allons donc renforcer notre allocation en valeurs parapétrolières (dont les facturations sont exprimées dans un dollar à la hausse) dans une optique de swing mais aussi d'achat long terme comme nous avons commencé à le faire il y a un mois. Notre panier de parapétrolières a déjà progressé de 13 %.


Mais il faut rester prudent, les bonnes nouvelles actuelles ont été largement anticipées par le marché et les niveaux de valorisation sont désormais assez élevés. Devant l'incertitude sur l'évolution des marchés, je vous propose d'adopter une attitude de swing en trend following sur l'achat d'action. Acheter sur accélération à la hausse et prendre des bénéfices sur accélération à la baisse. Je publierai ces transactions sur la file trading.


Attention ! Toutes les mouvements de hausse peuvent être interrompus à tout moment par de nouvelles pressions sur les taux ou la découverte de nouveaux problèmes d'insolvabilité bancaire.



Analyse technique pour trading court terme sur le CAC (CFD France 40) :


Lors du dernier Forecast investissement - Avril 2010 - Crise des taux et insolvabilité, j'ai évoqué la possibilité de deux scénarii. L'un dans lequel le CAC franchissait durablement 3887 à la baisse, l'autre dans lequel le CAC franchissait à la hausse 3968 points. Le CAC a effectivement atteint 3868 le 22 mars en intra day mais a rebondi violemment pour cloturer à 3933. C'est finalement le deuxième scénario qui se déroule en ce moment. C'est lui qui m'a permis de réaliser un interessant day trading à la hausse sur le CAC en UT 15 minutes jeudi dernier


Concernant les tendances plus longues l'étude sur les divergences et les incertitudes sur l'évolution des sommets RSI et CCI que nous avons faite récemment en UT week reste encore sans réponse sur le CAC.


Pour l'heure, le CAC décrit une trend line de consolidation en UT 1H, ligne verte oblique :


CAC-2-avril-2010.JPG 


Nous pourrons prendre position à la hausse, dès son franchissement net et uniquement dans ce cas. De nombreux signes permettent en UT plus courtes de valider ou pas ce franchissement. Il y aura dans ce cas une bonne probabilité pour que le CAC dépasse son plus haut à 55 périodes à 4041.80. Selon la théorie, nous aurons 75 % de chances pour que le CAC parcoure à la hausse, à partir de son récent plus haut de 4041.80, l'équivalent de la hauteur du triangle de consolidation actuel soit 4041.80 - 4021.80 = 20 points. Soit un objectif de 4061, un niveau proche de l'ancien overlap de 4088. Nous aurons également 35 % de chances pour que le CAC atteigne 1119 points, dernier plus haut à 55 périodes augmenté de la différence entre le dernier plus bas et la base du triangle de consolidation : 79 points.

 

J'attire votre attention sur le fait que ces deux possibilités de trades ont des philosophies très différentes. Le premier plan de trade donne moins de chances de perdre mais offre des gains limités. Le deuxième à moins de chances de réussir mais a, le stop étant placé au même endroit sous 4021, un rapport reward risk bien meilleur. Ce sera l'objet d'un prochain article de formation trading.

 

Bons trades !



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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 07:00

Par Jean Christophe Bataille


Forecast image type


Le Forecast d'Avril est publié un peu en avance car
j'ai le sentiment qu'une correction est possible dans les prochains jours. Le marché devrait accélerer à la baisse s'il franchit nettement les 3887 (analyse en UT 1H). Ce niveau devrait être mis à profit pour renforcer les shorts sur le CAC 40. J'ai déja pris vendredi des positions short en CDFs sur le constat de plusieurs breaks out en UT 15 minutes, témoignant d'une nouvelle tendance baissière sur les UT courtes. Je les conserve over-week. Si l'indice n'atteint pas le niveau de 3887 et remonte, le franchissement des 3968 constituerait un signal fortement haussier propice aux positions longues. Cette stratégie spéculative est, je le rappelle, basée sur la théorie de Dow largement utilisée sur Futures. Ce n'est pas une anticipation avec des objectifs mais une stratégie de prise de position spéculative sur renforcement de tendance en multiframe (c'est à dire dans plusieurs unités de temps, les unes contaminant les autres).

Sur un plan plus fondamental, le marché devrait prendre conscience des nombreuses sources d'inquiétude que nous avons dejà analysées sur Futures et réagir à la baisse après l'ascension euphorique de ces dernières semaines qui a conduit le VIX à un plus bas de 16,17 jeudi en séance.

Situation générale

Au cours des années 2000, la dette s'est insinuée partout, chez les particuliers, dans les entreprises, dans les CDS, dans le bilan des banques centrales puis au sein des états. L'effet de cet endettement généralisé est difficile à prévoir puisque les dettes d'état sont génératrices d'inflation et la dette privé en excès, de déflation. Les banques centrales qui ont pris à leur compte l'ensemble des défauts de paiement de 2008 et 2009, jouent des taux et de la monnaie comme des équilibristes sur un fil.

L'évolution des taux courts pour les
prochaines années

Une hausse durable de la croissance en occident parait très improbable. Les taux courts de la zone OCDE vont donc rester au plancher sous peine de voir s'installer une dépression majeure.


Les émergents ont découplé et malgré l'anémie de nos économies, ils affichent une insolente santé sur leurs marchés désormais captifs. Pour éviter la formation de bulles, ces pays vont probablement augmenter prochainement leurs taux courts. Notons que c'est déjà ce qu'a fait l'Australie dont l'économie est fondée sur les matières premières.


Cette montée des taux courts va occasionner une appréciation des monnaies émergentes par rapport aux monnaies occidentales qui vont continuer à faire l'objet d'un carry trade alimentant l'investissement dans les pays en développement et désertant nos pays.


La compétition des actifs et des monnaies entre émergents et pays de l'OCDE sera favorable aux émergents.


Le Yuan est destiné à intégrer le système de change flottant dans 5 ans selon un de mes correspondants chinois.


L'évolution des taux longs pour les prochaines années

La Chine est vendeuse nette de dette américaine.
Les pays occidentaux, après avoir socialisé les pertes bancaires et pris des mesures de soutien à l'économie vont émettre une quantité globale d'emprunts probablement supérieure à ce que peut absorber le marché, occasionnant une hausse des taux longs.

Les perspectives de montée des taux courts
chez les émergents, de valorisation de leur monnaie et la formidable augmentation de leur solvabilité va rendre leur dette long terme très attractive pour les investisseurs occidentaux. Leurs émissions en monnaie locale vont donc rentrer en compétition avec les émissions occidentales, faisant ainsi grimper un peu plus les taux longs chez nous.

Les pays anglo-saxons dont l'endettement privé atteint des sommets inédits vont voir leur taux d'épargne des particuliers augmenter et leur croissance devenir totalement atone. Cette morosité va être aggravée par l'impossibilité pour les états de se financer à bon compte sur le marché obligataire les obligeant à augmenter leur pression fiscale et à déprimer un peu plus leur économie. Pour éviter d'aggraver ce phénomène, les banques centrales devront avoir recours aux méthodes non conventionnelles et augmenteront la masse de monnaie en circulation.


La montée en puissance des émergents va progressivement faire monter leurs coûts salariaux à l'origine d'une montée des prix des produits finis exportés en occident. Celle-ci se fera d'autant plus sentir que les monnaies émergentes vont se valoriser par rapport aux nôtres.


La montée en puissance des émergents va également faire monter le prix des matières premières, en particulier de l'énergie. Cette montée des prix des matières premières augmentera encore le prix des produits finis exportés en occident.


L'inflation par les coûts qui va sévir chez nous se fera sans croissance et fera monter nos taux longs tout en dévalorisant nos monnaies
. Pourrons-nous en profiter avantageusement pour augmenter nos exportations ? Ce n'est pas si sûr, car nos capacités industrielles sont de plus en plus limitées.

Au bout de deux ans d'augmentation des prix à la consommation, les phénomènes sociaux crées par l'inflation des prix conduiront les états occidentaux à émettre de la monnaie et à laisser monter les salaires. Cette évolution va dévaloriser la dette obligataire et mettre en péril les systèmes de retraite par capitalisation en érodant le pouvoir d'achat des seniors mais désendettra sur une dizaine d'année les états et les acteurs privés en activité.


Cette stagflation pourrait être très sérieuse si l'occident cédait trop fortement à la tentative protectionniste. Celle-ci viendrait en effet augmenter considérablement nos prix domestiques car nous sommes incapables de fabriquer des produits manufacturés à bas coût.


La montée des taux longs devrait faire rebaisser les actifs occidentaux
pendant 6 mois à deux ans : actions et immobilier. Cela pourrait pousser les émergents à racheter nos actifs industriels voire immobiliers à prix intéressants. La montée des salaires en monnaie constante devrait ensuite permettre aux acteurs privés occidentaux de récupérer progressivement un certain pouvoir d'achat et une capacité d'endettement. L'immobilier devrait reprendre lentement le chemin de la hausse en monnaie courante mais les coûts de financement seront beaucoup plus élevés, en particulier à taux fixe.


Implications
pour les prochaines années

- Pentification de la courbe des taux
puis remontée des taux courts lors de l'installation de la spirale stagflationniste.
- Montée de l'or après stagnation voire faible rechute.
- Montée des MP et du pétrole après une rechute d'amplitude difficile à prévoir.
- Baisse des obligations à taux fixe.
- Baisse de l'immobilier puis remontée des prix en nominal dans un contexte de dévalorisation monétaire et de taux élevés.
- Après possible baisse lors de la rechute occidentale, montée inexorable des actions des émergents potentialisée par la valorisation de leurs monnaies.


Une incertitude
de taille

La survenue d'une nouvelle crise d'insolvabilité bancaire à la suite de défauts de paiement dans l'immobilier américain, commercials, ARM, Alt A, contracterait à nouveau l'octroi de crédit et renforcerait temporairement les monnaies occidentales en particulier le dollar. Cette évolution serait plus dépressive, portant les indices actions à nouveau vers leur plus bas. Elle serait suivie d'un train de mesures non conventionnelles de la part des banques centrales mais sans plan de soutien par le budget du fait de l'insolvabilité des états. Cette évolution déflationniste temporaire fertiliserait un peu plus le terreau de la stagflation à venir tout en la retardant. En revanche, elle contaminerait probablement les émergents et fournirait à l'épargnant de meilleures opportunités d'achat sur nos trois secteurs d'investissement privilégiés : MP, actions des pays émergents et probablement métaux précieux.


L'évolution de l'euro au coeur de nos décisions d'investissement

Il est difficile de prévoir son évolution contre dollar. En revanche, la tendance restera à la baisse contre or et monnaies émergentes.

Allocations d'actifs


La baisse de l'euro rend tous les actifs non domestiques très chers ne nous engageant pas en ce moment à en augmenter leur proportion.


Notons d'ailleurs que cette baisse de l'euro a déjà fait beaucoup progresser l'ensemble de nos compartiments or, actions MP et actions non domestiques depuis le dernier forecast.

Dans ce contexte, nous restons en cash pour une bonne partie de nos avoirs dans l'attente d'une montée des taux longs occidentaux et la crainte d'un éventuel épisode de crise bancaire.


Les répartitions patrimoniales pour avril 2010 restent donc inchangées :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :



Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 23%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 2%
Energie matières premieres 3%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 45%



Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :


Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 14%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 2%
Energie matières premieres 3%
Actions défensives européennes 3%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 55%



Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros :


Or physique 8%
Mines d'or 6%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 58%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 6%
Action Emergents 3%
Energie matières premieres 4%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%



Nous devenons plus actifs sur
la partie spéculative de nos avoirs avec la migration que nous avons opérée sur les CFDs. Nous nous autoriserons également des prises de position swing à la hausse sur les parapétrolières francaises en engageant des contigents plus importants du patrimoine, soit en cas de rechute significative du marché ou au contraire en cas de franchissement à la hausse de résistances importantes comme CAC 3970 ou 4088.

Je reste bien sur ouvert à vos questions et commentaires. Bon week end à tous.

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:14

Par Jean Christophe Bataille


Forecast image type


Ce forecast sera court car je dois m'absenter pour plusieurs jours. Il sera probablement complété en cours de mois.

Macroéconomie

La crise grecque
qui a monopolisé la scène financière ces dernières semaines a été initiée par des hedges funds soucieux de capitaliser sur le déficit de notre antique voisin. Elle arrange finalement bien nos affaires. Un euro plus faible permet à nos entreprises d'augmenter leur compétitivité sur le marché international et de gonfler nos exportations mises à mal par la chute du dollar. Elle présente également un avantage pédagogique qui a pour effet de bien faire savoir au Pigs dont on se demande parfois si la France en fait partie, qu'il est obligatoire pour les états européens de maitriser leurs dépenses sous peine de se voir attribuer un bonnet d'âne par notre vertueux voisin allemand. Pendant ce temps, les pays anglo-saxons dont la situation n'est pas plus enviable que celle des Pigs, peuvent dissimuler à la furie médiatique tous les excès monétaires qu'ils ont commis et commettent encore. Nul doute que l'incurie américaine ne restera pas lontemps occultée et qu'au jeu des dévaluations compétitives le dollar n'est pas le moins bien placé. C'est sur le placement de la dette de tous les états occidentaux que la lutte va s'intensifier. L'offre dépassera largement la demande et les candidats qu'ils soient de futurs retraités ou les pays émergents déjà largement émergés, finiront pas se lasser. La hausse des taux longs est programmée et c'est probablement elle qui fera chuter les actions.

Analyse technique

La montée des indices que l'analyse graphique nous a permis d'anticiper se poursuivra probablement jusqu'à un pic d'euphorie, c'est à dire quand tous les bulls auront acheté. Graphiquement, cet instant pourrait ne pas être trop éloigné car le vix est progressivement
en train de rejoindre un point bas sur trois ans, soit 16 :


SP500-VIX-06032010.jpg


Mon sentiment est que sous 18 la probabilité de rechute des marchés ou tout au moins de consolidation devient importante. Ce sera une bonne occasion pour shorter en CFD ou jouer un swing baissier. Les fondamentaux ne sont en effet pas suffisamment bons pour alimenter une hausse durable. Il est donc fort probable que le CAC ne dépasse pas le niveau de 4088 dont le franchissement serait selon la théorie de Dow, largement développée et utilisée sur Futures, le signe d'un nouveau cycle de hausse dont le top reste à déterminer.

Notre objectif de baisse pour le CAC reste 3400.


Allocation d'actifs


Nous avons acheté un peu au dessus de CAC 3600 trois valeurs parapétrolières en petites quantités qui ont relativement bien progressé et que nous nous proposons de garder long terme quelle que soit l'évolution des cours.


BOURBON +4,65%      

     
ENTREPOSE CONTRACTING +9,84%      
     
VALLOUREC +7,33%    

Nous amasserons des positions sur ces valeurs et sur d'autres parapétrolières au cours de la baisse des marchés si celle-ci se produit comme nous l'attendons.


Nous allons tenter d'augmenter ce mois ci notre position en or dès que le gold index sera sous 1090 dollars. Je suis en effet lassé d'attendre un retour à 1030 dollars que les investisseurs ne nous laissent plus la possiblité d'atteindre.


Pour ce faire, on pourra renforcer à la baisse :


BGF World Gold A2 EUR

LU0171305526 - Blackrock (Luxembourg) S.A.

LCL Actions Minergior Monde (C)

FR0000985178 - LCL Income Properties L P I

Share Gold

LU0145217120 - Bank Degroof

et un fond sélectionnant de jeunes minières :


Dynamic Precious Metals Fund A (C)

LU0357130854 - DundeeWealth SA.

Les répartitions patrimoniales pour mars 2010 deviennent donc :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :



Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 23%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 2%
Energie matières premieres 3%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 45%



Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :


Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 14%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 2%
Energie matières premieres 3%
Actions défensives européennes 3%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 55%



Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros :


Or physique 8%
Mines d'or 6%
Mines d'or moyenne importance 1%
Euros 58%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 6%
Action Emergents 3%
Energie matières premieres 4%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%







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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 06:24

Par Jean Christophe Bataille.


Forecast image type



Les analyses économiques réalisées à partir de constats émanant du terrain ont toujours plus de sens. J'ai parlé récemment des tensions à l'approvisionnement chez les sous-traitants des grosses sociétés occidentales dans les pays émergents. J'ai également dit que ces tensions étaient dues à la baisse des capacités de production qu'avait occasionnées la crise de 2008 (licenciements, fermetures d'usines etc ...).

La tension entre acheteurs et fournisseurs est telle dans certaines branches de l'industrie comme les PC et les téléphones portables que les prix ont grimpé et que les délais de livraison se sont allongés. Devant ce phénomène, les grosses entreprises ont passé des commandes plus importantes en volumes que ne l'auraient justifiés leurs besoins.

Cette inflation de commande s'est développée sur tous les maillons de la supply chain, du producteur de matières premières à tous les sous-traitants industriels intermédiaires. Le résultat à venir de cette pénurie de production est donc paradoxalement un gonflement des stocks qui risque de toucher de nombreux secteurs.

Sans préjuger de l'évolution de la demande en 2010, nous pouvons déjà être certains que les "Business Inventories" vont être excessifs et que les sociétés vont être amenées à baisser sensiblement leur prix en 2010 par effet de balancier.

Les baisses actuelles de l'index des semi-conducteurs, du Baltic Dry Index et pourquoi pas la hausse des stocks de pétrole brut de la semaine dernière pourraient trouver leur origine dans ce mécanisme.

Si la demande venait à faiblir avec le tour de vis monétaire chinois ou une hausse des taux occidentaux, les choses deviendraient plus graves car la production s'adapterait à la baisse, pénalisant l'emploi et réduisant la demande finale. Ce serait d'autant plus récessif que les entreprises, prenant conscience du caractère dépressif de la crise, contracteraient leurs investissements, comme le fait Michelin actuellement.

C'est pourquoi j'attends, en terme purement monétaire, une deuxième poussée désinflationniste pour 2010 avec ou sans rechute de l'économie. Elle devrait se faire sur l'indice des prix à la consommation et sur un certain nombre d'actifs comme les actions.

Elle pourrait s'accompagner mais ce n'est pas encore certain d'une deuxième chute de la croissance si la demande des émergents ne suffit plus à compenser la stagnation occidentale. Rappelons toutefois que la croissance chinoise avoisine probablement 10 % et que la Chine produit 13 % du PIB mondial, les BIC (Brésil Inde Chine) en représentent 21 % quand les US ne dépassent plus 20 %. Le pire n'est jamais certain et la précision du pilotage des taux chinois va conditionner l'évolution de l'économie mondiale.

Attendez vous ensuite à une nouvelle production de billets en occident et un découplage encore plus important avec les émergents. Viendra après le temps de la crédibilité des états et de la capacité des banques à assainir véritablement leur bilan. Mais malgré l'énergie développée actuellement par les Hedges Funds pour couler les monnaies, ce développement est plutôt à reporter à 2011. 

Nous restons donc majoritairement en cash sur les patrimoines types, prêts à saisir les opportunités de baisses suffisantes sur les actifs tangibles.

L'or a atteint un plus haut en euros récemment, montrant une fois plus son caractère monétaire et protecteur contre la chute des devises.

Les défensives que nous détenons à 4 % du patrimoine bénéficie de la rotation sectorielle et jouent leur rôle stabilisateur dans la rechute actuelle des marchés.

La partie obligataire indexée constitue un facteur de protection contre la hausse des taux à venir.

La partie obligataire sur les émergents profitera de l'appréciation des grandes monnaies émergentes contre le dollar et l'euro.

Notre position en matières premières à 2 % est très basse par rapport à la pondération que je souhaite installer à long terme. Nous devrions trouver de bonnes occasions d'achat dans le futur mais comme je l'ai dit dans un article précédent, nos niveaux d'intervention devaient être relevés du fait de la dilution monétaire.

De même les 2% que nous detenons dans les émergents sont insuffisants pour le long terme. L'analyse récente que j'ai faite sur le découplage des émergents va dans le sens d'une autonomie plus précoce que prévue. C'est le point le plus sensible de notre gestion.

Au niveau spéculatif, tout est permis. Les 2 % consacrés à la spéculation peuvent être positionnés à la hausse ou à la baisse avec ou sans levier sur différents supports diversifiés comme l'or, les devises, les matières premières avec les CFDs, les marchés émergents avec des trackers. Il faut toutefois rester raisonnable sur les engagements et respecter les règles du money management.

Enfin pour info, je suis en train de travailler sur plusieurs modèles de trading méthodique jouant la sécurité, reposant sur des bases théoriques solides, susceptibles d'aider les lecteurs de Futures qui souhaitent spéculer avec les devises majeures, les matières premières sur le FOREX ou les CFDs sur indices. Nous en reparlerons.
 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 12:52

Par Jean Christophe Bataille


Forecast image type


Macroéconomie

Contrairement à ce que disent les économistes, j'observe sur le terrain des grandes entreprises françaises une hausse des prix du business to business et une tendance à la sous-capacité de production dans bon nombre de secteurs chez les émergents. La priorité des entreprises aujourd'hui n'est pas de négocier à la baisse les prix concédés par leurs sous-traitants dans les pays émergents mais d'avoir la certitude d'être livrés. On est donc très loin du discours ambiant dans les milieux économiques catastrophistes mettant en avant une surcapacité de production mondiale. Je me méfie donc de plus en plus du discours des théoriciens isolés du monde réel en opposition totale avec les constats réalisés sur le terrain. Je pense en particulier à Patrick Arthus qui semble appuyer l'ensemble de ses conclusions sur l'excès de capacité industrielle chinoise. Un examen précis de la situation montre que les chiffres intègrent de multiples usines de l'époque de Mao dont la productivité est quasi nulle.

La locomotive des émergents a pour l'instant plus que compensé la diminution de consommation occidentale et la machine économique mondiale fonctionne à peu près correctement. Nous n'allons donc pas assister à un effondrement de la croissance mais un déséquilibre profond entre les émergents abordant leurs trente glorieuses et un occident désindustrialisé, endetté et en panne de croissance. L'explication est simple : il est de plus en plus évident que les économies émergentes ont découplé et elles ont des réserves de change capables d'alimenter leur croissance.

Les taux d'intérêt

Les tensions sur les taux courts chinois et les taux longs des PIGs ont récemment poussé les indices actions vers le bas.

Cette pression sur les taux risque de s'accentuer avec la volonté chinoise de diminuer l'octroi de crédit dans une économie en surchauffe. Nul doute que les actions vont subir une très forte volatilité si le jour le jour chinois continue son ascension.

La difficulté des pays de l'OCDE à financer leur déficit va probablement conduire les banques centrales à poursuivre leur politique accommodante.

Nous ne croyons pas à une déflation profonde mais à une situation inédite créée par la politique de Ben Bernanke tentant de maintenir un équilibre fragile entre les forces du désendettement et celle de l'expansion monétaire dont l'issue à moyen terme ne peut être qu'une stagflation par excès de création de monnaie et par importation d'une hausse des prix issue des pays émergents. Ces deux forces, l'une désinflationniste, l'autre inflationniste vont influencer, au gré de leur affrontement, les indices actions et le prix du dollar. Les pays qui devrait à terme être moins sensibles à l'inflation sont les pays fortement exportateurs comme l'Allemagne et le Japon. 

Une tension sur les taux longs occidentaux n'est pas à exclure en particulier avec les craintes sur la dette des PIGS mais il nous semble que, dans la montée de l'aversion au risque, les obligations vont au contraire servir de refuge pour encore un bon moment, limitant sauf imprévu le risque de krach obligataire et de survenue brutale de fuite devant la monnaie. Ce mécanisme de course au cash alimenté par le désendettement et l'épargne autorisera probablement encore cette année la poursuite des politiques non conventionnelles de Quantitative Easing sans trop faire monter les taux longs, en particulier sur le dollar. Ces politiques devraient permettre d'amortir les nouvelles vagues de défaut de crédit à venir qui, là encore, sont évaluées du simple au quadruple selon les économistes.

La croissance américaine malgré le bon chiffre du dernier trimestre devrait rester atone du fait de l'importance de la dette car les contraintes budgétaires devraient interdire le renouvellement des plans de relance à la consommation de 2009.


Les actions

L'évolution des actions devaient être beaucoup plus heurtée alternant phases de hausse et de baisse.

- Phases de rechute temporaires dont il est encore difficile d'évaluer l'amplitude et fonction de nombreux facteurs comme les craintes sur les taux obligataires ou le montant des défauts de crédits à venir. Une nouvelle crise du marché interbancaire pourrait pousser les indices plus bas mais cette hypothèse n'est pas la plus probable si l'on tient compte de l'aspect fantaisiste de certaines informations sur les perspectives de défauts de crédit.

- Phases de hausses temporaires portées par le rebond de la capacité bénéficiaire des entreprises liées aux réductions de coûts particulièrement drastiques mises en oeuvre par les sociétés, comme la réduction massive de stocks, les licenciements, ou encore la réduction de la charge d'intérêt consécutive à la baisse des marges de crédit et à la faiblesse des investissements.

Nous avons la certitude que les actions des pays émergents et des matières premières vont progressivement superformer largement les indices occidentaux tout souffrant de la même volatilité.

Il faudra donc mettre à profit les creux de marché pour procéder à des achats à bon compte. Nous nous tenons donc prêt a effectuer quelques acquisitions sur certaines valeurs parapétrolières et certains fonds des pays émergents. Nous signalerons ces prises de position par publication d'un article ou d'un message dans le Forecast et le File trading.

Nous pensons également que la correction de l'or sera de courte durée et limitée en amplitude.


Allocation d'actifs pour Février


Les 4 % d'actions défensives de haut rendement profitent de la situation actuelle à la hausse comme à la baisse. A la hausse, car elle bénéficient de la rotation sectorielle après la forte hausse des small cap et des cycliques. A la baisse car elles affichent une forte résistance du fait de leur caractère acyclique.

Le compartiment obligataire indexé reste relativement stable alors que les obligations émergentes sont en bonne position pour une réévaluation des monnaies locales versus dollar.

L'or consolide de façon naturelle et pourra être renforcé en direction de 1030 $ comme prévu lors du dernier Forecast.

Les répartitions patrimoniales pour février 2010 restent inchangées pour l'instant mais sont suceptibles d'évoluer durant le mois :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :
Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 0-2%
Euros 25-23%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Actions Emergents 2%
Energie matières premières 2%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 45%

Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :

Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 0-2%
Euros 16-14%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Actions Emergents 2%
Energie matières premières 2%
Actions défensives européennes 3%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 55%



Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros :

Or physique 8%
Mines d'or 6%
Mines d'or moyenne importance 0-2%
Euros 60-58%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 6%
Actions Emergents 3%
Energie matières premières 3%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%



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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:24
Par Jean Christophe bataille.


http://www.dailycomedy.com/images/jokes/b/economy.jpg


L'année qui vient peut nous réserver bien sûr des surprises. Mais si on considère l'importance de la hausse de 2009, le niveau d'optimisme des marchés et les fondamentaux économiques tels que nous les avons analysés, il est raisonnablement permis d'anticiper une correction sur les indices actions. Je rappelle que seules les actions de sociétés parapétrolières, des commodities et des pays émergents nous intéressent pour l'instant à l'achat sur Futures dans cette éventualité.

L'impact de l'inflation monétaire est désormais avéré dans les pays occidentaux et l'ensemble des actifs est dopé par les émissions gigantesques issues des banques centrales. La reflation est patente et, il faut bien le reconnaitre, la sous-estimation de ses effets m'a fait vendre un peu trop tôt une bonne partie de mes propres positions actions (largage entre 3000 et 3800). Par prudence, face à ce phénomène monétaire, il me semble préférable de ne pas préjuger précisément de l'importance de la prochaine correction des indices actions, ni du niveau qui la déclenchera. Les starters potentiels d'une baisse sont nombreux, hausse des taux, déception sur l'évolution économique, et cette rechute reste malgré tout très probable.

Toute la difficulté du timing réside dans l'évaluation des marchés. Selon les sources les plus autorisées, les PER américains sur le SP 500 se situeraient autour de 15 en moyenne. On aurait un chiffre à peu près identique chez les émergents. Voilà des données bien différentes de celles qu'on peut lire ça et là sur certains blogs financiers. J'ai lu un PER moyen à plus de 100 sur le SP 500 ! Bien sûr l'estimation des bénéfices futurs d'une société n'est pas un exercice facile lorsque le calcul est imprégné d'un biais bear sur l'économie, mais il est vite détrompé par les résultats réels d'entreprises qui ont une répartition planétaire de leur chiffre d'affaire et qui sont capables de faire rapidement des gains de productivité. Une valorisation correcte du marché actions est pourtant cruciale. J'avais dit il y a 9 mois lorsque j'ai fait monter mon patrimoine à près de 25 % en actions que les parapétrolières françaises affichaient un PER à 5 ! Quel investisseur refuserait un investissement qui lui permet de récupérer sa mise en 5 ans de bénéfice ! C'est pourtant ce que faisait bêtement le marché sur des sociétés qui ont un potentiel de chiffre d'affaire considérable à moyen terme ...

Si la valorisation actuelle est de 15 sur les marchés émergents, je crois qu'ils ont encore un potentiel de hausse à court terme. Si je suis désormais peu investi sur ce compartiment, c'est parce qu'il a beaucoup performé, que les mains faibles y sont largement investies et que je fais le pari que les problèmes que rencontrera l'occident cette année impacteront aussi, même si c'est temporaire, notre cible d'investissement, émergents et matières premières. Je reste toutefois globalement très haussiers à moyen long terme sur ces deux secteurs.

Comme je l'ai déjà dit, les niveaux d'intervention à l'achat dépendent aussi de l'avancée du découplage des émergents. Je peux confirmer aujourd'hui mon optimisme sur l'évolution de leurs économies et sur leur capacité à faire fonctionner de façon autonome leur marché intérieur. Nous y reviendrons dans un prochain article.

Nous restons donc sur Futures, attentistes pour l'instant sur les actions. Des prises de positions spéculatives en swing sur dérivés indiciels peuvent être initiées sur une faible partie du patrimoine en plaçant systématiquement un stop de sortie.

Après avoir conseillé l'achat en décembre 2009 d'obligations indexées sur les taux pour 5 % du patrimoine, voici les nouveaux arbitrages pour janvier 2010 :

- Achat immédiat d'obligations de pays émergents émises en monnaies locales pour 2 % du patrimoine. De nombreux pays émergents ont désormais une situation économique et financière plus saine que celle des pays occidentaux (Chine et Brésil par exemple). Le spread de taux exigé actuellement sur cette dette va être amené à diminuer et les obligations vont s'apprécier d'autant. De plus, les monnaies dans lesquelles sont libellées ces titres de créances ne peuvent que s'apprécier par rapport au dollar ou à l'euro. Il existe donc un double effet de levier positif sur l'investissement. Seule ombre au tableau, l'inflation pourrait à terme éroder ce type de placement car il ne semble pas exister de support en obligations à taux indexé. A conserver pour quelques années en fonction de l'évolution des taux. Produits conseillés, toute la gamme de chez Pictet : Emerging, Latin et Asian Local Currency Debt. Acheter les parts en euros pour ne pas subir les fluctuations du dollar.

- Renforcer l'or si le prix de l'once s'approche de 970-1000 dollars pour 2 % supplémentaires du patrimoine en achetant des mines de moyenne importance dont les perspectives de productions sont à la hausse.

- Il est temps pour les acheteurs à crédit de commencer à étudier leur marché immobilier local. Cela ne veut pas dire passer à l'achat mais s'y préparer. Je m'en expliquerai dans un prochain article.

Les répartitions patrimoniales pour janvier 2010 sont donc les suivantes :

Pour les patrimoines supérieurs à 1.5 millions d'euros :

Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 0-2%
Euros 25-23%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Actions Emergents 2%
Energie matières premières 2%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 45%

Pour les patrimoines sités entre 400 000 euros et 1.5 millions d'euros :


Or physique 7%
Mines d'or 5%
Mines d'or moyenne importance 0-2%
Euros 16-14%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 5%
Actions Emergents 2%
Energie matières premières 2%
Actions défensives européennes 3%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 55%



Pour les patrimoines inférieurs à 400 000 euros :


Or physique 8%
Mines d'or 6%
Mines d'or moyenne importance 0-2%
Euros 60-58%
Obligations taux fixes 0%
Obligations émergents 3%
Obligations taux variables 6%
Actions Emergents 3%
Energie matières premières 3%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%



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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 00:01
Par Jean Christophe Bataille

http://solicitorbulgaria.com/static2/userfiles/Image/news/solicitor_inflation.gif



Bilan 2009

Dans la crise du crédit, les états occidentaux ont utilisé trois méthodes pour empêcher leur économie de sombrer :

- La socialisation des pertes bancaires.
- Le soutien à l'économie par les dépenses budgétaires
- Le maintien de taux d'intérêt long terme artificiellement bas par la monétisation de l'encours de la dette publique 2009 :
          ~ L'achat direct d'obligations par les banques centrales.
          ~ L'achat d'obligations d'état par les primaries dealers à des taux très bas.
          ~ L'achat forcé d'obligations par les émergents qui pour ne pas voir leurs réserves de change se dévaloriser ont été contraints à accumuler des titres de créances en dollars.

Il est incontestable que l'ensemble des soutiens et des stimuli mis en oeuvre cette année a eu un effet largement positif sur les PIB de tous les pays, qui, sans cet engagement, auraient plongé dans une dépression profondément déflationniste.

L'enseignement de la crise de 29 et de celle du Japon a montré que l'absence d'intervention rapide crée une spirale déflationniste rendant impossible le désendettement des acteurs privés. N'en déplaise aux déflationnistes purs et durs, le mécanisme ininterrompu de la baisse des revenus et des prix alors que les mensualités de remboursement des débiteurs restent stables rend totalement inopérante toute sortie d'une crise de la dette par une spirale déflationniste.

L'effet positif immédiat des mesures prises a été le maintien en vie du système de crédit, la stabilisation des prix de l'immobilier et un lissage de la crise. Les effets négatifs ne sont pas négligeables. Les déficits budgétaires se sont largement amplifiés et les plans de relance à la consommation n'ont fait que reporter le déficit de croissance. La masse monétaire a considérablement augmenté et il se crée déjà des bulles sur les actifs : matières premières, actions des pays émergents. C'est le premier symptôme de l'inflation monétaire.

Perspectives 2010

Les deux questions que nous devons nous poser pour 2010 sont principalement :

- Comment vont réagir les états lorsque les effets des différents plans de soutien vont commencer à s'épuiser au deuxième trimestre 2010 ?
- Les émergents qui ont déjà une politique économique tournée vers leur marché intérieur, Chine, Inde, Brésil sont-ils en phase de découplage ?


Comment vont réagir les états lorsque les effets des différents plans de soutien vont commencer à s'épuiser au deuxième trimestre 2010 ?

Les pays de l'OCDE vont être confrontés à l'importance de leurs déficits publics, dans un contexte de croissance anémique, de concurrence fiscale qui limite les hausses d'impôt en particulier au niveau des entreprises, d'un désendettement du secteur privé qui n'autorisera pas d'augmentation significative de la pression fiscale, d'une pyramide des âges défavorable générant une augmentation des dépenses sociales et un baisse de la masse des prélèvements.

La conclusion est qu'ils seront dans l'impossibilité de mettre en place un plan de réduction de leurs déficits sous peine de faire replonger l'occident dans une profonde dépression.

Fort de ce constat, il est très probable que pour éviter une hausse des taux longs qui affecterait brutalement l'activité économique, les pays occidentaux vont continuer à monétiser leurs dettes, avec toutes les conséquences que cela aura sur les monnaies : chute du dollar et de l'euro, poursuite du carry trade et de l'inflation monétaire sur le dollar.

Les émergents principaux que sont la Chine, l'Inde et le Brésil sont-ils en phase de découplage ?

C'est une question essentielle car elle conditionne la rechute temporaire des marchés actions émergents et matières premières en 2010 qui sont les seuls actifs que nous souhaitons acquérir pour le long terme chez Futures.

1. Si la réponse est oui, nous avons très peu de chance de voir les marchés retrouver leurs plus bas de 2009 en monnaie courante, car la croissance des émergents pourra tirer l'économie des pays occidentaux et permettra un comblement des déficits et de la dette par la croissance en améliorant le ratio déficit/PIB. Les banques centrales seront amenées à augmenter légèrement les taux courts au deuxième trimestre 2010, ce qui occasionnera une correction limitée des indices actions et du prix des matières premières. Dans cette éventualité, le CAC 40 aura du mal à descendre sous 3400 points.

2. Si la réponse est mitigée, la croissance des émergents sera insuffisante pour tirer les économies occidentales. L'explosion de bulles spéculatives en formation sur les marchés émergents et sur les matières premières sera possible dès 2010 du fait d'une dépendance des économies émergentes à la situation occidentale et d'un retour probable de l'aversion au risque au plan mondial. La remontée récente des prix des matières premières, le service de la dette et des déficits publics, la hausse du chômage, l'absence de hausse des salaires, la poursuite du désendettement du secteur privé provoquera au deuxième trimestre 2010 un recul de la consommation en occident qui, s'il conduit à une remontée de l'aversion au risque, déclenchera  une baisse des actions en général et des matières premières en donnant aux investisseurs des opportunités d'achats qui se situeraient sur un niveau de CAC entre 3000 et 3400. En revanche, ce retour de l'aversion au risque restera favorable à l'or qui peut être renforcé au début de l'année 2010 car sa valorisation est actuellement contenue par la baisse de la paire EUR/USD. Le niveau d'investissement pourrait se situer entre 970 et 1050 $ l'once.

3. Si la réponse est non, les plus bas de 2009 pourront à nouveau être atteints et il sera encore possible d'acheter à très bon compte émergents et matières premières sur des niveaux de marché correspondant à un CAC entre 2400 et 3000.

Dans l'attente de nouveaux chiffres, il semble que le découplage ne soit pas effectif même s'il est globalement en route. L'évolution N°1, pourtant actuellement privilégiée par les marchés, a peu de chance de se produire. Les scénarii N°2 et N°3 paraissent être aujourd'hui les plus probables.

Pour saisir les opportunités d'achat des actions pays émergents et matières premières au niveau de valorisation le plus intéressant, il faudra donc mettre en place une méthode d'accumulation efficace prenant en compte l'évolution des chiffres économiques émanant des émergents. Celle-ci fera l'objet d'un article sur Futures.

Perspectives à plus long terme


Intéressons-nous aux deux derniers cas dans lesquels les émergents ne découplent pas leur économie de façon suffisamment rapide pour permettre aux pays occidentaux de combler leur déficit budgétaire par la croissance.

La croissance restera, dans ce cas, très faible et les prix à la consommation américains relativement stables pendant deux ou trois ans car le yuan sera encore arrimé au dollar et l'occident bénéficiera encore de produits très bon marché qui entretiendront une économie de type Wal-Mart. Mais à l'horizon des cinq années à venir, si le yuan rejoint le système de change flottant, sa valorisation entrainera une hausse des produits importés de Chine vers les USA qui devrait faire grimper les indices des prix américains. Cette valorisation du yuan s'associera mécaniquement et politiquement à une baisse des réserves de change de la Chine en dollars qui fera pression sur les taux longs américains obligeant les USA à reprendre le processus de monétisation sur un mode exclusivement domestique. Celui-ci sera impossible à tenir dans la pratique et exposera les USA à une crise budgétaire majeure qui sera à l'origine d'une fuite devant la monnaie. En Europe, outre la contagion sur les taux, nous subirons une forte hausse de la paire EUR/USD qui pénalisera encore plus nos exportations vers les USA. La réévaluation du yuan pourtant fondamentale pour limiter un tant soit peu les transferts de production et les pertes de compétences industrielles sera dans tous les cas trop tardive. L'impasse sur le plan industriel est donc totale.

L'occident tentera au final d'engager une démarche protectionniste pour ne pas perdre le peu de tissus industriel qui lui reste. Cette évolution, qui est probable, et dans les faits déjà en marche devant l'actuelle position des dirigeants chinois à maintenir leur monnaie à un niveau très bas, sera encore beaucoup plus inflationniste que la simple appréciation du yuan car les sous-capacités de production et les pertes de compétence occidentales dans certains métiers devenues patentes feront grimper fortement les prix à consommation puisque les américains et l'occident en général seront bien incapables de  substituer aux produits taxés ou mis en quota une production localisée dans l'OCDE à prix équivalent.

Cette tentative protectionniste sera de toute façon vouée à l'échec. Tout d'abord parce qu'elle entrainera des mesures de rétorsion de la part des émergents. Ensuite parce que les grandes entreprises n'ont plus de véritable identité nationale et leur appartenance à un pays se résume de plus en plus à une adresse fiscale. Elles risquent, pour un certain nombre d'entre elles, d'être rachetées avec toutes leurs compétences par des capitaux en provenance des émergents, réduisant encore un peu plus de notre capacité à produire.

L'augmentation du prix des matières premières en monnaies occidentales dûe à la progression du développemement des émergents et l'augmentation de l'inflation monétaire liée à la monétisation viendront se cumuler aux effets de change, à la fuite devant la monnaie et aux conséquences du protectionnisme. Nous évoluerons, quoi qu'il arrive, vers une paupérisation progressive des occidentaux dans un contexte stagflationniste. Cette issue de la crise permettra un désendettement de l'occident plus rapide que celle d'une évolution déflationniste mais se fera au prix d'un sacrifice des monnaies de l'OCDE.  L'occident aura perdu son leadership et le monde économique et monétaire deviendra totalement multipolaire.

Dans les années qui viennent, après une phase de consolidation, l'or, les matières premières et les actions des émergents  qui constituent le panier d'investissement de Futures devraient s'apprécier de façon importante en euros ou en dollars. Les indices actions occidentaux devraient de leur côté connaitre, après beaucoup de volatilité, une évolution variable en monnaie courante et une baisse en monnaie constante.

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 11:42
Par Jean Christophe Bataille.



Krach.jpg


Une baisse des marchés actions en direction de CAC 3400-3000 va-t-elle survenir dans l'année qui vient ? Nous le pensons, mais elle ne devrait pas se déclencher dans les prochains jours.

Il n'y a donc pas lieu de modifier nos allocations d'actifs pour l'instant. Le pétrole qui est passé sous 70 $ nous parait trop cher pour investir.

D'ou viendra la prochaine rechute des marchés actions ?

C'est la question que les investisseurs baissiers se posent en cette fin d'année pour trouver un point d'entrée à long terme sur les secteurs les plus porteurs.

Notons tout d'abord que les marchés latéralisent et ne montent plus depuis plusieurs mois. Ce qui signifie que le niveau actuel est jugé pour l'instant plutot élevé pour prendre position.

Les évèments qui pourraient être à l'origine de cette rechute sont nombreux :

- Multiplication des défauts de paiement sur les emprunts immobiliers commerciaux et Alt A titrisés. La fragilisation du système bancaire américain sera-t-elle capable de faire redouter une nouvelle crise systémique avec chute des actions et hausse du dollar ou sera-t-elle contrôlée par l'injection supplémentaire de monnaie ? Mon impression est que cette vague a été surestimée par beaucoup d'intervenants et que les banques centrales ont des moyens suffisants à leur disposition pour y faire face. Cela ne veut pas dire que dans un tel cas les marchés actions ne seraient pas affectés

- Krach obligataire US. Pour cela, il faudrait que les américains qui ont fortement augmenté leur taux d'épargne cessent de placer leur argent dans les Tbonds ou que les émergents, les pétroliers ou le Japon ne financent plus la dette américaine. Mais ce serait pour ces derniers se couper les deux jambes puisque ces pays détiennent la plus grande partie de leur réserves en titres de créances américains. Il faut donc attendre le découplage de la Chine et que celle-ci abandonne la valeur de ses créances ou que les épargnants américains s'éloignent du compartiment obligataire US. Cela n'est pas pour aujourd'hui, me semble-t-il.

- Une correction de la bourse chinoise. L'indice SSE a grimpé de façon considérable. Une baisse de l'optimisme qui prévaut actuellement chez les émergents pourrait avoir des conséquences néfastes sur l'évolution des indices actions occidentaux. Le plan de relance chinois semble toutefois avoir eu des effets très positifs sur la demande intérieure et le mouvement en cours ne parait pas en passe de s'essoufler.

- Insolvabilité de certains états européens.
La situation de la Grèce et de l'irlande sont préoccupantes. Mais l'Europe va-t-elle lâcher ses pays membres ? Ce n'est pas le sens des dernières déclarations de ses dirigeants. L'euro peut souffrir mais il est déjà très haut. Et cela fera-t-il baisser les actions de façon significative ? Au contraire une baisse de l'euro n'aurait-elle pas un effet positif sur les exportations européennes ?

- Un épuisement de l'effet des plans de relance dans les économies occidentales. Cela ne parait pas évident lorsque l'on voit qu'une faible croissance, des prix contenus et une baisse du dollar maintiennent les indices à un niveau élevé malgré une hausse importante du chomage.

- Un événement politique majeur comme un conflit au moyen orient. Les USA ont-ils les moyens et l'envie de s'attaquer à l'Iran. Les iraniens sont-ils prêt aujourd'hui à mettre exécution les menaces proférées à l'encontre d'Israël ? Existe-t-il d'autre foyers conflictuels dans le monde susceptibles de provoquer une baisse significative des actions ?

- Un simple reversal technique par manque d'acheteurs après une hausse qui est déjà conséquente. Mais irait-on sous CAC 3400 ?

Alors quel événement ?

Un petit sondage, vos commentaires et vos suggestions sont les bienvenus. Pour l'instant les occasions d'acheter des actions à bon potentiel ne se présentent pas au niveau de prix qui nous interesse sur Futures.

De façon délibérée, il a été choisi de ne pas pouvoir cocher plusieurs options.

A bientot.




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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 10:52
Par Jean Christophe Bataille

Forecast économique


Comme annoncé en novembre, nous avons pu constater une forte volatilité des marchés et l'absence de baisse franche des indices. Nous maintenons qu'il ne sert à rien de shorter les indices en swing long dans l'attente d'une dégringolade des marchés actions. Les récentes statistiques du chomage et la vigueur de la croissance des émergents montrent que la stabilisation du système bancaire et les plans de relance ont permis à l'économie mondiale de trouver un équilibre précaire qui peut perdurer quelques temps. La remontée récente du Baltic Dry Index est significative de la reprise des flux commerciaux en particulier sur les échanges entre la Chine et ses partenaires producteurs de matières premières. La consommation de la Chine reste importante comme en attestent les 40 milliards $ de hausse de celle-ci comparativement aux 35 milliards $ de baisse de la consommation américaine (chiffres fournis par Eric le COz) .





Elle préfigure également une possible mais brève ascension du prix du pétrole brut. Les cours sont venus s'appuyer récemment sur leur MA 50.









Le SOX qui est l'index des ventes de semi conducteurs, indicateur avancé de l'activité, n'anticipe pas de dégradation à court terme :





Cette croissance est alimentée par les plans de relance mais est également financée à bon compte par le carry trade et la faiblesse des taux courts américains. La confirmation du maintien de Ben Bernanke à la tête de la FED nous garantit une politique monétaire américaine accommodante.



Forecast technique

La moyenne des valeurs du SP 500 au dessus de leur MM 200 est largement au dessus de 75. Ce niveau est actuellement trop élevé pour envisager une rechute profonde des marchés.






A plus long terme, nous continuons de croire à une rechute des marchés actions en direction de CAC 3000 qui est un seuil majeur d'intervention à l'achat pour nous sur les matières premières comme le pétrole. Nous envisageons éventuellement ensuite, mais de façon tout à fait conditionnelle, une poursuite de ce mouvement en direction de CAC 2400 qui est, pour nous, le niveau de baisse maximum en cas de nouvelle poussée déflationniste. Le calendrier de cette baisse est revanche difficile à préciser et le statu quo actuel peut se poursuivre plusieurs mois voire plusieurs années en fonction de la durée de la reprise engagée. La clé de cette durée est la capacité des émergents à alimenter leur propre croissance sans l'occident et à soutenir l'activité mondiale. Les indices devraient, pour le mois qui vient, latéraliser dans un range compris en CAC 3400 et CAC 4200 sans direction définie. Notons que le SP 500 après les bonnes nouvelles sur le chomage n'a grimpé que de 0.55 % traduisant un certain épuisement de son potentiel haussier. En revanche la crise de Dubai à montré la capacité des marchés à absorber les mauvaises nouvelles. La reprise économique en cours liée aux plans de relance empêche une baisse significative de se matérialiser mais les incertitudes sur la poursuite de la remontée de l'activité n'encouragent pas les marchés à la hausse. Le marché américain est resté stable en monnaie constante ces derniers jours. La bonne tenue des indices en monnaie courante est en partie entretenue par la dévalorisation des monnaies. On peut s'en apercevoir en comparant l'évolution du Standard & Poor et son évolution corrigée des variations du dollar qui montre une quasi stabilité depuis le 9 novembre alors que les cours ont augmenté en nominal :







Notons que cette stabilité du SP 500 corrigée des variations monétaires était en réalité une dégringolade exprimée en once d'or. Cette tendance s'est néanmoins brutalement inversée hier avec les bonnes statistiques du chomage américain.





Malgrès la rechute du métal hier, nous restons haussier sur l'or. De nombreux articles seront encore consacrés ici au métal jaune. La récente tentative de sortie de son canal haussier long terme s'est soldée par un échec hier mais son potentiel reste intact. Nous considérons que l'or va rester en phase 2 pendant un moment et que la phase de bulle est reportée à plus tard. Le bas de son canal haussier long terme serait un niveau d'intervention optimal pour l'investissement long terme si les cours de l'or veulent bien redescendre aussi bas. En trading des accumulations sur les différents seuils peuvent être tentées en particulier sur 1030 et 1075, 1100 et 1150 avec un stop serré.





La répartition des patrimoines types demeure inchangée :

En l'absence de consolidation importante, elle reste comme suit :

Pour les gros patrimoines :

Or physique 7%
Mines d'or 5%
Euros 28%
Obligation taux fixes 0%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 2%
Energie matières premieres 2%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 45%


Pour les petits patrimoines :

Or physique 8%
Mines d'or 6%
Euros 63%
Obligation taux fixes 0%
Obligations taux variables 6%
Action Emergents 3%
Energie matières premieres 3%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%

Et dans une baisse significative des marchés, cette répartition doit tendre vers :

Pour les gros patrimoines :

Or physique 7%
Mines d'or 5%
Euros 16%
Obligation taux fixes 0%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 6%
Energie matières premieres 10%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 45%

Pour les petits patrimoines :

Or physique 8%
Mines d'or 6%
Euros 46%
Obligation taux fixes 0%
Obligations taux variables 6%
Action Emergents 9%
Energie matières premieres 14%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%

Nous rappelons que selon la philosophie d'investissement du blog, la spéculation doit rester réduite à une part très limitée de vos avoirs : 2 % pour les gros patrimoines et au maximum 5 % pour les petits patrimoines.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 05:42
Par Jean Christophe Bataillle


Comme beaucoup d'investisseurs, nous sommes nombreux à anticiper une rechute des marchés actions et une réappréciation du dollar à la suite d'une remontée des indices qui approche les 60 % depuis les plus bas de mars 2009.

Celles-ci ne se produisent pas ...

Je n'ai jamais pensé que cette rechute porterait les indices très bas mais j'avoue que l'évolution de l'économie mondiale me conduit a penser que la baisse des marchés sera encore moins forte que prévue. Je vais vous expliquer pourquoi.

J’entends ça et là que les marchés sont manipulés ... Ma réponse est que si les markets makers sont capables d'initier les grands mouvements de bourse grace à leur puissance de feu et leurs anticipations économiques, ils ne font que déclencher un mouvement. En aucun cas ils ne sont en possibilité de maintenir une tendance lourde. Les investisseurs achètent et si on suit la théorie de l'efficience des marchés, ils ont une vraie raison.

Quelle est cette tendance ?

Tout d'abord, il est à peu près admis que les actifs tangibles, comme l'or, les actions ou même l'immobilier dont les prix ont tendance à stagner malgré le deleveraging, montent sur le flot de liquidités déversées par les institutions monétaires.

Les risques de crise systémique bancaire ont également quasiment disparu car en admettant l'arrivée d'une nouvelle vague de défauts sur d'autres crédits que les subprimes, nous savons désormais qu'elle se solderait par une vague équivalente d'émission de monnaie et que les créanciers de l'Amérique ne broncheraient pas tant une crise systémique serait délétère pour leur propre économie. Si de nouveaux problèmes bancaires majeurs apparaissaient, ils ne pourraient conduire qu'à une augmentation supplémentaire de la quantité de monnaie en circulation.

La réponse souvent donnée par les déflationnistes pour justifier la gigantesque vague de baisse qu'ils semblent parfois appeler de leurs vœux est que les autorités monétaires ne pourront jamais élargir leur bilan à hauteur de la totalité des dettes contractées en occident. A cela il faut répondre que le quantitative easing n'est pas là pour apporter une contrepartie à l'ensemble de la dette privée occidentale mais à en pallier seulement les défauts de paiement. La différence est de taille et elle met les banques centrales qui ont agi avec une grande promptitude, en capacité de contrer toute nouvelle vague d'impayés. Je réponds également que la modification des évaluations comptables des crédits à risque dans le bilan des banques a permis un véritable encapsulement de ces actifs toxiques qui vient lisser leur évolution et permet d'en étaler leur traitement.

Ma conclusion est que la politique de Bernanke parvient efficacement à résoudre la crise de solvabilité bancaire. Il n'y aura donc pas de nouveau credit-crunch et si nous observons une baisse des nouveaux encours de crédit, c'est tout simplement parce que les acteurs économiques ne sont pas en état ou n'ont pas envie d'emprunter. La possibilité d'octroi de crédit est aujourd'hui tout à fait normale même si les ratios prudentiels amènent les établissements bancaires à beaucoup plus de discernement quand à la solvabilité des emprunteurs.

En revanche, cette politique n'a en aucun cas résolu la crise de la dette qui est toujours colossale, répartie désormais entre les états et les acteurs privés par la socialisation des pertes mise en place lors de l'année écoulée.

Quels vont être les effets de ce monceau de dettes ? ... Il va conduire obligatoirement à une remontée du taux d'épargne par un désendettement massif en occident et donc une stagnation voire un nouvel épisode de décroissance des économies occidentales.

Dans ces conditions, je ne pense donc pas que la hausse des actions françaises puisse se poursuivre au delà de CAC 4200 à court terme.

En revanche, plus tard, les évolutions inflationnistes sur l'ensemble de la planète vont conduire les actions à enregister une hausse ou une simple stagnation en monnaie courante compensant la dépréciation des monnaies. Mais beaucoup d'entre elles vont se déprécier en monnaie constante. Cette évolution sera toutefois hétérogène. Il s'agit donc d'investir dans des secteurs ou des zones géographiques qui ne devraient pas être affectés par cette dévalorisation et qui ont au contraire un fort potentiel long terme : énergie, matières premières et pays émergents.

Ne comptez pas sur une rechute dramatique du cours des actions de type crédit crunch. Le marché du crédit est resolvabilisé et les banquiers centraux ont les moyens de maintenir l'accès au crédit. Ce n'est pas la valorisation des actifs en monnaie courante qui va chuter mais leur rendement qui va monter, via l'inflation à venir.

A court terme, les marchés actions occidentaux devraient donc latéraliser, matérialiser quelques poussées de hausse vers un maximum de CAC 4200 et des consolidations qui auront du mal franchir à la baisse CAC 3400. Bien sûr ce seuil peut être enfoncé, mais cette limite franchie, le support des 3000 points devrait arrêter toute velléité de baisse.

L'évolution des marchés actions à moyen terme sera donc modifiée par les pressions qui s'exercent sur les monnaies, les effets du carry trade et l'évolution du découplage des émergents qui est en chemin quoiqu'en disent de nombreux analystes. Je détaillerai cela dans de prochains billets. C'est pour anticiper ces changements que je conseille d'envisager prochainement des modifications d'allocations d'actifs conséquentes.

Pour les raisons pré-citées et avec l'objectif d'agir très en amont, je pense que toute consolidation d'importance doit être mise à profit pour accumuler en quantités raisonnables les actions chinoises, brésiliennes et autres émergents à fort potentiel.

Je fais la même remarque pour les matières premières en particulier le pétrole sur lequel je deviendrai massivement acheteur, en cas de consolidation suffisante. Je vous signalerai mes niveaux d'intervention et les supports par un flash spécial. Là encore, l'energie fera l'objet d'un papier particulier.

Je crois également qu'il faut garder or et mines d'or qui représentent après la hausse récente 12 % du gros patrimoine type.

Ma décision d'aujourd'hui est d'acheter rapidement des obligations indexées sur l'inflation. La dollarisation de l'économie n'autorisera pas longtemps des taux long terme aussi bas et les IPC ne peuvent rester durablement en baisse dans ce contexte. Il est donc interessant de profiter des taux très bas actuels. Je m'interesse aux obligations des états susceptibles de rester solvables et il en reste encore quoiqu'en dise le LEAP, la cessation de paiement pour les états trouvant le plus souvent sa solution dans l'inflation. L'idéal sur les obligations américaines étant de pouvoir couvrir ces dernières contre le risque de change et sur les obligations émergentes de ne pas le couvrir.

Si Yves a des supports adaptés ...

Mon autre conseil est de fuir les actions domestiques américaines, britanniques et espagnoles du fait de l'importance de la dette dans ces pays, de fuir d'une façon générale toute cyclique qui ne serait pas fortement positionnée chez les émergents et de fuir les obligations à taux fixes quels que soient leurs émetteurs.

En résumé, en cas de forte consolidation des marchés en direction de CAC 3400-3000, la répartion d'un patrimoine important pourrait être modifiée de la façon suivante :

Or physique 7%
Mines d'or 5%
Euros 16%
Obligation taux fixes 0%
Obligations taux variables 5%
Action Emergents 6%
Energie matières premieres 10%
Actions défensives européennes 4%
Avoirs spéculatifs 2%
Immobilier 45%





La part actions passerait donc de 6 % à 20 % en utilisant les techniques d'accumulation pour optimiser les prises de position.


Pour les petits patrimoines :

Or physique 8%
Mines d'or 6%
Euros 46%
Obligation taux fixes 0%
Obligations taux variables 6%
Action Emergents 9%
Energie matières premieres 14%
Actions défensives européennes 6%
Avoirs spéculatifs 5%





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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 17:06
Par Jean Christophe Bataille





Nous avions promis un début de mois de novembre heurté sans grande vague de baisse. L'évolution des cours nous donne raison. Une correction de moyenne importance peut toujours survenir en cours de mois ou en décembre. Mais celle-ci aurait énormément du mal à franchir le plancher de CAC 3400 qui est un support sur lequel le marché viendrait s'appuyer avec force.

L'investissement est une discipline gagnante le plus souvent en philosophie contrarienne en utilisant des techniques d'accumulation de titres à contre courant des excès. Vendre des titres au dessus de 3800 est logique si l'on considère que les indices valorisent de façon trop importante les perspectives à venir. En revanche, je me permets de rappeler à ceux qui shortent le marché en vain depuis 6 mois que le trading est au contraire une activité gagnante si elle suit les tendances car son horizon de placement plus court obéit à un constat très simple : les marchés avancent en permanence dans une tendance et ne se retournent qu'une fois de temps en temps ... Les nombreux shorts sur indices lancés ces derniers jours sur certains sites bears n'obéissent pas à cette régle et se sont encore soldés par des pertes. Je remercie donc Daniela d'avoir donné le conseil en AT de ne pas prendre position sur indice dans le marché actuel. Il n'est lisible ni à la hausse ni à la baisse. Autant jouer sur des sous jacents particuliers sur lesquels on a des convictions fortes.

Un mot sur la psychologie du trading en BX4. Elle s'apparente de plus en plus à celle d'un surfeur qui attend bien campé sur sa planche la grande vague de baisse qui déclenchera chez lui un pied fantastique. De façon presqu'addictive, il tente inlassablement de démarrer sur chaque vaguelette en moulinant avec ses mains et en espérant surfer dans un gigantesque creux. La nature est malheureusement cruelle. Il faut tout d'abord savoir se tenir correctement sur une planche ... Il faut ensuite qu'il y ait du vent et que l'océan se lève ! Sinon cet épisode de "Break Point" se transforme inéluctablement en un passage bien connu de "Brice de Nice".

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 23:57
Par Jean Christophe Bataille

Les marchés semblent devenir plus incertains et on observe une certain retour de l'aversion au risque comme en témoigne la remontée du VIX.




La EMA 13 risque de croiser EMA 34 et une nouvelle tendance à la baisse pourrait s'installer. Rien n'est toutefois gagné  pour les bears, la reprise en V reste au menu pour bon nombre d'opérateurs. Les marchés actions seront donc heurtés durant le mois de novembre sans que l'on assiste à une vraie grande vague de baisse vers de nouveaux plus bas.




L'or consolide un peu mais notons que malgré la baisse des marchés actions, le métal reste campé vers ses plus hauts niveaux. Son évolution ne redeviendra négative qu'en cas de hausse du dollar et de retour des marchés vers le sud. La baisse de l'or ne pourra toutefois être que limitée car le métal jaune est en phase de remonétarisation et ne se comportera plus comme une simple commoditie dans les années à venir.





Pour les gros patrimoines déjà constitués, la répartition des actifs patrimoniaux laisse la part belle au cash (fonds en euros dans le cadre d'une enveloppe assurance vie, sicav monétaires) 39 %, à l'or physique 7 %, l'or papier, 3 % et à l'immobilier 45 %. Elle souspondère en revanche de façon importante les actions à 6% car leur potentiel de hausse parait désormais limité.




Pour les petits patrimoines, l'achat d'un bien immmobilier à crédit est prématuré, une nouvelle poussée de deleveraging étant probable. La répartition des actifs n'oublie pas l'or physique 7 %, l'or papier 4 %, actions 10 % essentiellement commodities, défensives et émergents. Le reste étant en cash.




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Jean Christophe Bataille

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